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 Retour à la case futur [Biggs/Reno/Alawena/?]

Invité
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Anonymous
Retour à la case futur [Biggs/Reno/Alawena/?]
    Mer 6 Mai - 23:04
Retour à la case futur
Biggs & Reno & Alawena
Décide qui de nous deux restera
Lucide, de l’eau dans les yeux je tremble à tout va
Des cimes jusqu’aux racines, tu restes là
Pantomime
Deux pantins anonymes




De si nombreux livres parlaient d’empires qui s’écroulent, du prix à payer pour la bêtise humaine, de la fin du monde. Pourtant c’était toujours étrange de voir des concepts aussi grandiloquents être clairement définis dans la réalité, dans ce paysage de destruction qu’était Midgar, là où grouillait encore la vie quelques années auparavant et d’où la Shin-ra dominait le monde.

Des émotions diverses traversaient la jeune médecin à chaque fois qu’elle se rapprochait de cet endroit. Bons et mauvais. L’endroit était emplis de souvenirs d’enfance, des défis que la vie l’avait amenée à affronter, de l’amour de sa famille, la colère de la mort de son père, le dégoût de se rendre compte que le géant que vous protégiez vous voyait également comme une fourmi sur son passage.

Mais la plupart de ces sentiments étaient inutiles, ils ne faisaient que l’induire à tergiverser sur le passé, sur des choses dont elle n’aurait jamais le contrôle. Se lamenter, c’était perdre du temps et il était précieux, il fallait continuer d’avancer, éliminer les parasites de son esprit.
Ils persistaient cependant, lui rappelant cette nuit à espionner un revendeur d’arme à la frontière du secteur 5 avec Elena avant de récupérer Reno dans un bar non loin et de le ramener par la peau des fesses au QG.

Reno. La dernière fois qu’elle l’avait rééllement vu c’était ici, à Midgar dans cette drôle réunion de famille où les Turks et Ex-turks finalement pas si disparus s’étaient retrouvés pour le bien commun. Un léger sourire d’ironie éclaire ses lèvres. C’était drôle le destin, des gens formés à tuer, à oublier les valeurs humaines pour le bien d’un seul mot d’ordre « la mission avant tout » qui finissaient par se découvrir une âme et voler à la rescousse de la veuve et de l’orphelin. C’était encore plus risible dans son cas puisqu’elle vouait désormais sa vie à prendre soin des gens.
La culpabilité n’était pas la meilleure des amie, mais elle faisait son job à vous tenir debout et à faire mieux. Peut être un jour laisserait-elle sa place à des émotions plus poétiques.

Depuis, ils ne s’étaient jamais revus, elle avait des nouvelles des Ex-Turks ici et là, et elle suivait ce que Rufus et les autres faisaient, plus par pure habitude que par sentiment de menace, cependant elle se doutait que la réapparition brutale et groupée d’Ex Turks lors de la chute du météore s’était accompagnée de la curiosité de savoir comment ils étaient vivants et ce qu’ils faisaient à présent.

Alawena regarda son PHS. 14h35.
Elle soupira, se déplacer dans les décombres était toujours long, car elle devait assurer chaque pas, être attentif à chaque instant à l’environnement entre ce que vous cherchiez et ce qui pouvait vous tuer.
Au début, elle revenait ici en quête de matériel, la production reprenait doucement après l’arrêt de la Mako et la transition vers d’autres sources d’énergie, cependant les stocks étaient fragiles et tout ce qui pouvait être récupéré devait l’être. Plus recemment, elle venait ici pour le mystère, l’énigme des revenants, ces gens décédés à des époques très variables qui revenaient à la vie parfois trés loin de leur lieu de mort, vers des endroits qui les avaient marqués. Midgar en tant que métropole et lieu de vie de millions d’habitants, voyait cet étrange phénomène se reproduire bien plus qu’à d’autres endroits.

D’ailleurs…

Le picotement sur sa peau alerta ses sens. Soit elle était en danger et son instinct l’avertissait, soit c’était une réaction à la Rivière de la vie (ou le fait qu’elle avait froid, mais elle avait tendance à toujours aller vers le moins probable). Vu ce qu’elle était venue chercher (une sorte de rotation s’effectuait avec des équipe de secours, des volontaires et des médecins chaque jours), elle se laissa guider par la sensation, retrouvant au milieu des décombres, un homme inconscient et…nu. Ca c’était nouveau, et…troublant, tous ceux qu’elle avait retrouvé jusque là étaient habillés bien que leurs vetements soient souvent en lambeaux avec des signe des conditions de leur mort.

L’habitude lui fit quitter sa petite digression pour poser son sac à dos, récupérant le matériel nécessaire à la prise des paramètres de l’individu et la couverture de survie qui servirait à garder chaleur et pudeur. Peut être envisagerait-elle des tenues à usage unique dans son barda à sa rochaine excursion.

Tension et pouls légérement bas mais pas inhabituel dans le contexte, pas de signe évident de blessures (la plupart des revenants n’avaient aucune marque liée à leur mort mais conservaient souvent les anciennes, c’était fascinant), pas de signe de gravité mais une surveillance stricte était de mise, ce brusque retour à la vie avait parfois divers effets secondaires de la nausée, à la perte de mémoire et en général, beaucoup d’anxiété le temps de la remise à niveau.

Gardant un oeil sur son nouveau patient, elle composa un numéro qu’elle connaissait fort bien sur son PHS.

« Transport médicaux d’Edge, je vous écoute ? »
« Tia, c’est Alawena,  j’aurais besoin d’un véhicule et d’au moins un brancardier dans les ruines des taudis du secteur 5. »
« Un revenant ? »
« Oui, j’aimerais le transporter à Kalm »
« Alawena, les régles sont claires, il doit être ramener vers les urgences d’Edge et on doit contacter les autorités compétentes. »
« Préviens qui tu veux mais je le ramène à Kalm, c’est Ryleigh de permanence aux urgences et je ne lui confierais même pas un rat mort. Il branche tous ses patients à des barils de sédatifs, il a faillit tuer le dernier. Ces gens ne reviennent pas à la vie pour qu’on les fasse dormir 3ans de plus ou qu’on les tue de nouveau, Tia. Note dans ton rapport que j’ai abusé de mon autorité. »
« Tu vas avoir des soucis, mais d’accord. »

Sa vie était un long fleuve d’ennuis dont elle avait appris à réguler le courant.
Après avoir envoyé les coordonnées GPS et reçu confirmation d’une arrivée dans moins de 10mn, elle mit son PHS en mode dictaphone pour ouvrir le dossier de l’inconnu :

« Individu, assurément mâle, entre 25 et 30ans, caucasien, brun, 1m70/80, aucune blessure apparente. Diagnostic lésionnel à reconfirmer. Paramètres hémodynamiques corrects, examen neurologique rassurant malgré un patient inconscient. Pas d’effets personnels, ni vêtement hormis un bandana rouge. L’absence de vêtement peut laisser penser à leur destruction complète durant le décès, indiquant une mort violente avec des précautions nécessaires lors du retour à la conscience, ou être une irrégularité du retour par la Rivière de la vie.
Transfert vers la clinique de Kalm. »


Elle entendit le véhicule de secours non loin mais elle commença à voir l’individu s’agiter dans son sommeil. Elle se hâta de poser une perfusion dans son bras gauche qu’elle garda maintenu sous son propre bras, et de préparer les injections nécessaires en cas de retour violent à la réalité (une tentative de strangulation lui avait suffit pour être prudente), avant que l’homme ne commence à ouvrir les yeux.

« Bonjour, je suis le Dr Maelwen. La situation est probablement troublante pour vous, mais je dois vous demander, avant toute chose, de me dire si vous avez la moindre douleur ou le même symptôme. Ne vous inquiétez pas de la sensation étrange dans votre bras, c’est la perfusion. On va prendre soin de vous. »

Elle n’osa pas demander plus d’information. Il était fait mention d’amnésie et il était souvent difficile pour les revenant de ne pas réussir à se rappeler d’informations importantes. Il allait déjà devoir accepter d’être nu, au milieu des décombres de Midgar, avec une inconnue, c’était suffisamment de travail.





©️ Gasmask

Biggs
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Biggs
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Re: Retour à la case futur [Biggs/Reno/Alawena/?]
    Jeu 7 Mai - 19:14

« Retour à la case : FUTUR »


Le néant. D’un coup, les images qui avaient pu fuser contre ses rétines s’étaient taries en même temps que le parfum des fleurs s’en était allé. La voix de la fille qui lui avait parlé dans cette obscurité aussi oppressante que rassurante était partie, elle aussi. Il ne restait que la sensation de vide, malgré l’impression, un peu lointaine, confuse, d’entendre une nouvelle voix marmonner un jargon incompréhensible.

Où… où suis-je ? Après la nuit, la lumière. Biggs tenta difficilement d’ouvrir les yeux : sans grand succès, tant il se trouvait déjà aveuglé par la lumière qui l’entourait. Il réitéra plusieurs fois la tentative avant de pouvoir, en les plissant, observer devant lui. Son cou, s’il en avait un, refusait de bouger d’un pouce pour lui permettre de tourner la tête et voir autour de lui, même si, voir était encore un bien grand mot… Tout était encore tellement flou et il n’y distinguait pas grand chose. Bon sang ! Sa tête… Elle lui faisait encore un peu mal et il avait la sensation désagréable d’avoir la bouche pâteuse. Il ne lui semblait pas, pourtant, avoir forcé sur la boisson lors d’une soirée arrosée avec la bande, au Septième Ciel.

Le jeune homme fronça les sourcils : les souvenir des derniers événements étaient encore confus dans sa tête. Il essaya de se redresser mais n’y parvint pas. Ses membres engourdis semblaient ne pas encore vouloir lui répondre. Aveuglé par l’éclatante clarté, immobilisé par un corps engourdi dont il ne savait que faire, il avait peine à retrouver conscience de sa propre existence. On m’a drogué ou…

Le cou pivota légèrement en direction d’un de ses bras. La notion de droite et de gauche restait suffisamment abstraite pour qu’il ne s’en souciât pas pour l’heure. Ça piquait légèrement. Il avait toujours cette impression de vide, mais au moins, cette légère douleur lui rappelait que son corps existait. C’était aussi rassurant qu’angoissant.

Les yeux se décolèrent un peu plus et, s’habituant à la lumière, laissèrent paraître ses pupilles encore un peu vitreuses. Le monde s’offrait timidement à lui. Et une silhouette se dessina au-dessus de son visage, tamisant légèrement cette fichue lumière, comme pour lui permettre de mieux voir. Il voulut ouvrir la bouche pour parler, mais sa voix ne se manifesta pas autrement que sous la forme d’un souffle fatigué. Fatigué d’avoir trop dormi. Fatigué d’avoir trop rêvé. La forme se précisa pour dessiner un visage potentiellement féminin. La voix qui sent les fleurs ? Mais, ça ne sentait pas les fleurs ; juste l’odeur froide des anesthésiants ou du plastique.

« Bonjour, je suis le Dr Maelwen. La situation est probablement troublante pour vous, mais je dois vous demander, avant toute chose, de me dire si vous avez la moindre douleur ou le même symptôme. Ne vous inquiétez pas de la sensation étrange dans votre bras, c’est la perfusion. On va prendre soin de vous. »

Hein ? Quoi ? Le jeune homme se repassa le petit speech dans ses souvenirs. Troublante… C’était le mot. Docteur ? Il était donc malade ? Déjà des questions fusaient dans sa pauvre tête et il eut presque l’impression que son ventre se resserrait sous l’effet du stress. Pourtant, il n’y comprenait rien encore. Qu’est-ce qui s’était passé ?

« La... perfu...sion ? réussit-il à laisser échapper. Qu’...est-ce... qui s’est... passé ? Et les autres ? »



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Re: Retour à la case futur [Biggs/Reno/Alawena/?]
    Sam 9 Mai - 23:24
Alawena Maelwen a écrit:
Retour à la case futur
Biggs & Reno & Alawena
J'ai peur du temps qui passe, imbécile
Qui laisse sur mon corps des traces indélébiles




Les versions avaient été différentes selon individus cependant la plupart s'accordaient sur la sensation d'être sous l'eau, hors du temps et de la matière, mais où persistait un son, des voix, une mélodie qui les accompagnait, comme un murmure. La mort semblait presque paisible attrayante. Les revenants n'en gardaient que quelques bribes. C'était rageant, de savoir qu'ils connaissaient l'après sans pouvoir partager ce savoir, cette réponse à une des questions les plus posée de l'existence : qu'y avait-il après ?

Puis, selon eux, venait le vide, le possible entre deux de la vie et la mort si on souhaitait découper leur périple en étapes. Il semblait angoissant et certains ne parvenaient pas à s'en défaire, à "transitionner" comme d'autres avaient pu le définir, trop habitués aux stimuli lents et paisibles, au rythme lent de la mort. La vie était bien trop agressive, cinq sens, des milliers de pensées, un manège d'émotions qui ne s'arrêtait jamais qu'importe à quel point vous en étiez parfois malade.

Tous ne le vivaient vraiment pas de la même façon.

Hors de cette semi-constante, il fallait prendre aussi en compte la variable qu'avait été leur façon de mourir. Certains s'en rappelaient, ou se doutaient car ils se remémoraient leurs derniers instants, d'autres avaient préféré oublier, ou le choix avait été fait pour eux. Alawena se remémorait avec un noeud d’angoisse ce revenant, qui d’une voix détachée lui avait conté avec chaque détail, chaque sentiment qui l’avait traversé, comment il avait vu une grenade exploser près de lui, emmenant une partie de son corps sans le tuer, laissant ce qui lui restait de vie s’écouler en rivière de sang sur le brûlé.

Personne n’était censé vivre ça, survivre à ça sans y laisser une partie de soi. Alors la jeune médecin n’était pas certain que le retour de ces gens soit forcément un don de la planète, ou alors elle avait des goûts particuliers, et une once de sadisme.

Qu’en était-il de l’individu à ses genoux ? Agité dans un corps qui semblait à peine pouvoir se mouvoir, à la quête des « autres » et d’une âme qui pouvait lui raconter ce qui s’était passé il y a deux ans, 10 ou 50 elle n’en savait rien. C’était souvent le plus dur pour elle, de n’avoir pas de réponse à apporter, que de l’empathie alors que ce n’était pas son point fort, trop habituée à être rejetée et comme un miroir, à rejeter, puis d’avoir appris à être quelqu’un d’autre, à taire une partie de ses émotions. Elle savait qu’ils en avaient besoin, que lui en avait besoin probablement, piégé dans un corps éreinté associé à un esprit désagréablement brumeux, alors…

« Je suis désolée, je n’ai pas beaucoup de réponses à vous apporter pour le moment, mais si vous avez des informations supplémentaires à me donner sur ceux que vous chercher, on va tenter de savoir ce qu’ils leur est arrivé. Cependant, vous avez subi un traumatisme important, rien qui ne menace plus votre vie maintenant, mais les souvenirs risquent d’être frustrants, laissez les venir, ne leur courrez pas après. Votre cerveau fera le travail à son rythme, laissez le redémarrer même si vous avez très envie d’appuyer sur tous les boutons pour le faire avancer.»


Pour la chaleur, il y avait encore du travail. Elle s’insurgea également contre elle même, se traitant rapidement d’idiote en pensant à ce qu’elle venait de dire. Certes la métaphore pouvait être appropriée, si l’homme qu’elle regardait venait d’une période où ils existaient. Sinon, pour éviter qu’il se sente brutalisé par tout ce qui ne lui revenait pas, c’était raté.

Elle entendit les pas alourdis par le matériel de ses collégues qui arrivaient en portant un brancard sur le sol inégal et traitre. Elle se demanda une seconde si ils avaient une prime de risque.

« Mes collégues, Liam et Erwan sont là, on doit vous mettre sur une civière pour vous ramener à ma clinique que vous puissiez vous reposer et reprendre vos esprits. Je dois vous informer que…vous n’êtes pas trés vêtu. On va vous garder au chaud dans la couverture de survie et vous trouver quelque chose de plus agréable à porter mais pour le moment, mes collégues vont vous déplacer. J’aimerais qu’à chaque fois qu’ils touchent une partie de votre corps, vous nommiez cette partie, ce sera un bon échauffement pour votre esprit de reprendre possession de votre corps. »

Et ça l’aiderait à savoir si il y avait des lésions nerveuses, mais ça il n’avait pas vraiment besoin de le savoir. La nature n’était pas égale face aux revenants et elle espérait que sa seule perte dans la Rivière de la vie soit ses vêtements. Les trois soignants commencèrent leur tâche avec l’aise liée à des actes répétés, l’un enroulant la couverture sous les bras de l’individu tandis que son collégue le faisait rouler d’un côté et de l’autre afin de passer le planche qui leur permettrait de soulever l’homme vers la civière tandis qu’Alawena maintenait la perfusion en hauteur, attrapant ici et là, avec douceur, un poignet, une cheville pour les replacer sur la planche  qui fut enfin soulevée après qu’un des brancardier faisait un décompte.

Ils arrivèrent rapidement dans l’ambulance où ses deux collégues se séparèrent, l’un allant vers le volant, l’autre restant à l’arrière pour les soins.

« Le trajet va secouer un peu le temps qu’on sorte des débris, et ensuite on a un peu de route jusqu’à Kalm. Ca aurait été plus rapide vers les urgences d’Edge mais notre Doc vous veut rien que pour elle. » lança Liam avec un rire  qui s’arrêta instantanément devant le regard noire de la jeune femme. Une, ce n’était pas drôle, deux parler d’Edge qui n’existait que depuis que peu de temps c’était idiot, trois, encombrer l’esprit d’un revenant d’idées inutiles ça aurait mérité qu’elle le jette de l’ambulance en marche. Cependant, ils semblaient chanceux, le revenant paraissait perdu mais relativement calme pour le moment, l’important était de ne pas lui faire franchir le seuil de la panique.

« …le trajet à l’avantage de nous permettre de replacer un peu vos idées avant que je reparte sur la partie médicale qui peut être un peu oppressante. Alors si vous le sentez, j’aimerais que vous nous parliez des choses qui vous passent par la tête, des « autres » ou de tout ce que vous voulez. Si vous avez des questions pour moi, je tenterais d’y répondre. Parler me permettra également de refaire marcher toutes vos voies aériennes et si ça se passe bien, vous aurez le droit à un verre d’eau bien mérité, un jus de fruit ou un soda si mes collégues sont généreux. »





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Biggs
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Re: Retour à la case futur [Biggs/Reno/Alawena/?]
    Dim 10 Mai - 19:07

« Retour à la case : FUTUR »


Les réponses à ses trop nombreuses questions devraient visiblement attendre. La femme aux contours encore flous et qui ne sentait pas comme les autres fleurs se contenta de continuer à lui tenir son jargon visant à la fois à lui expliquer ce qui allait se passer et à le rassurer. Ne pas s’en faire. Ne pas essayer de forcer la mémoire, ni trop penser… C’était généralement quasiment impossible de demander ça à Biggs qui s’était particulièrement illustré vers la fin de sa vie à échafauder des plans d’infiltration, en pesant systématiquement les pour et les contre et en les nommant de la lettre A jusqu’à poursuivre l’alphabet le plus loin possible. Et recommencer. Fort heureusement, ses pensées étaient encore trop confuses pour se payer le luxe de désobéir aux conseils de cette voix si avisée.

Des pneus crissèrent non loin. Des propos confus se mêlèrent au bruit du vent et aux battements de son cœur qu’il sentait à nouveau battre contre sa poitrine. L’impression presque désagréable de sentir ses côtes ou son diaphragme se contracter pour laisser l’air rentrer dans ses poumons lui rappelait qu’il était bel et bien en vie et que son corps, tout mortel qu’il était, pouvait subir à nouveau les joies de ce bas monde, les peines et surtout la douleur. Le prix d’une vie humaine. Pourtant, il respirait avec passion cet air froid qu’il sentait s’engouffrer dans son corps encore engourdi et qui lui rafraîchissait la peau, lui faisant sentir, par la même occasion, les cheveux à la base de sa nuque et les poils de ses avant-bras se dresser.

Les propos de la femme qui semblait résolue à lui venir en aide, ou, qui, du moins, prenait la peine de lui commenter chaque détail de ce qu’il n’arrivait pas à voir ou comprendre par lui-même, se faisaient parfois confus dans sa tête, mais il en saisissait des bribes pour recomposer l’essentiel du sens supposé de ses phrases. Au moins n’était-il pas sourd ! Ni stupide. L’évocation de sa nudité le ramena à des réalités plus sociales que biologiques et, suivant un réflexe pudique de jeune mâle inquiété dans son orgueil, les joues du jeune homme s’empourprèrent peu à peu tandis qu’il laissait échappé un petit soupir gêné alors que des mains déposaient sur lui ce qui devait être la fameuse couverture de survie qu’on lui avait promise.

« … mes collègues vont vous déplacer. J’aimerais qu’à chaque fois qu’ils touchent une partie de votre corps, vous nommiez cette partie, ce sera un bon échauffement pour votre esprit de reprendre possession de votre corps. »

À nouveau, dans un réflexe pudique, les membres de Biggs se raidirent davantage, tandis qu’il essayait de ramener ses mains crispées et peu décidées à lui obéir vers son entrejambe qu’un coude désobligeant semblait frôler depuis quelques secondes. Le test avait-il déjà commencé ? Lui fallait-il alors nommer ce qui venait d’être effleuré, peut-être par mégarde ou même par provocation ? C’était plutôt gênant… Aussi, le jeune homme, la tête en feu, préféra trancher le débat en feignant n’avoir rien senti. Une grosse goutte de sueur perla sur le coin de son front avant d’aller agacer et picoter son œil pour finalement s’écouler le long de sa joue et s’écraser au sol. Les joies de se sentir en vie.

« Épaule gauche. Bras droit. Dos. » déclara-t-il machinalement en prenant une profonde inspiration entre chaque mot pour permettre à sa voix de devenir audible.

Biggs se prêtait sérieusement à l’exercice qui lui permettait, en plus de donner satisfaction aux secouristes en les renseignant sans doute sur son état mental, de prendre conscience de son propre corps qu’il avait l’impression de redécouvrir à travers les gestes mécaniques des sauveteurs. Il faut dire qu’il avait l’impression de ne plus l’avoir senti réellement depuis un bout de temps.

« Nuque… ça va trop… vite. »

Bien qu’une main venait de frôler de trop près le haut de sa cuisse, les gestes des sauveteurs étaient rapides et précis. Aussi lui était-il difficile de tous les suivre, de les identifier et de les nommer en même temps que ceux-ci effectuaient ce qui pour eux devait être une routine. Pourtant, il focalisait son attention sur le jeu proposé par la voix de femme. Cela lui évitait de trop se torturer l’esprit face à une situation qui le dépassait complètement.

« Poignet. Ch….eville. »

Et de… un. Deux. Trois. Le blessé eut l’impression de quitter le sol, laissant de côté pour un temps les lois de l’apesanteur. L’environnement semblait tourner autour de lui, tant et si bien qu’il préféra fermer les yeux pour s’épargner la nausée qui allait immanquablement malmener à nouveau son pauvre estomac. Il ne les rouvrit que lorsqu’il se sentit déposé, certainement à l’arrière d’une ambulance, où un rire un peu gras accueillit son coup d’œil.

« Le trajet va secouer un peu le temps qu’on sorte des débris, et ensuite on a un peu de route jusqu’à Kalm. Ca aurait été plus rapide vers les urgences d’Edge mais notre Doc vous veut rien que pour elle. »

Rien que pour elle ? Les joues du jeune homme n’allaient pas perdre de leur couleur de si tôt, si on s’obstinait à continuer ce genre de sous-entendus. L’idée d’obtenir un tel traitement de faveur était également étrange… Les doutes se multiplièrent dans la tête de Biggs. Pouvait-il se fier à tout ce qu’on voulait bien lui dire ? Il avait bien envie de croire que des gens puissent en sauver d’autres de façon complètement désintéressée, même si c’était extrêmement rare dans un monde corrompu comme le leur. Il ne savait même pas où il se trouvait. Visiblement, il devait aller vers Kalm, une petite ville au nord de Midgar. Ça, au moins, il connaissait. Par contre, il crut entendre parler d’une autre localité qui lui rappela naturellement son vieil ami d’enfance qui ne le quittait quasiment jamais. Où était-il à présent ? Et Jessie ? Et tous les autres ? Bon sang ! Qu’est-ce qui s’était passé !

« Wedge ? » balbutia le blessé, alors que l’ambulance démarrait et que la jeune femme qui l’avait retrouvé et prévenu les secours, peut-être ce fameux Doc dont parlait l’ambulancier, s’installait près de lui.

Il l’entendait respirer, non loin de lui.

« …le trajet à l’avantage de nous permettre de replacer un peu vos idées avant que je reparte sur la partie médicale qui peut être un peu oppressante. Alors si vous le sentez, j’aimerais que vous nous parliez des choses qui vous passent par la tête, des « autres » ou de tout ce que vous voulez. Si vous avez des questions pour moi, je tenterais d’y répondre. Parler me permettra également de refaire marcher toutes vos voies aériennes et si ça se passe bien, vous aurez le droit à un verre d’eau bien mérité, un jus de fruit ou un soda si mes collègues sont généreux. »

Pour le moment, il n’avait pas trop de choix et faire confiance à la jeune femme qui lui proposait son aide. Elle semblait savoir parfaitement ce qu’elle faisait, comme si elle suivait à la perfection un protocole pour gérer des blessés. Il avait même l’impression qu’elle essayait d’être un peu plus sympathique que de se contenter d’une simple analyse de ses signes vitaux. Elle n’oubliait pas qu’elle avait aussi l’humain à gérer dans tout ça. C’était plutôt une bonne chose. Biggs essaya de remuer, mais, il sentait quelque chose pesait sur lui. Il eut beau serrer les poings, contracter les muscles de ses bras encore ramollis, rien n’y fit. Visiblement, il était attaché au brancard, ce qui accélérera instinctivement son rythme cardiaque. Il n’insista donc pas d’avantage et, redressant légèrement la tête, il focalisa son regard en direction du médecin qu’il arrivait à mieux voir à présent. Une chevelure claire. Un regard sombre ; ni bienveillant, ni mauvais non plus. Elle semblait juste soucieuse de bien faire son travail, ce qu’il pouvait comprendre.

« Je pourrais avoir… un peu d’eau… d’abord ? » murmura-t-il finalement en se concentrant toujours pour que sa voix soit bien audible, même s’il avait l’impression que parler lui demandait un peu moins d’efforts.

Il n’en restait pas moins que sa bouche encore pâteuse lui donnait l’impression de n’avoir pas bu depuis des lustres.



Invité
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Re: Retour à la case futur [Biggs/Reno/Alawena/?]
    Jeu 14 Mai - 23:03
Retour à la case futur
Biggs & Reno & Alawena
Aujourd'hui qui se souvient
Du temps des échanges humains ?




Tandis que ses collègues s’affairaient dans leur tâche mille fois répétée, Alawena surveillait son patient d’un oeil alerte qui ne manqua pas d’apercevoir la tension le gagner au premier contact et particulièrement à la mention de son faible niveau d’habillement. La question de la pudeur était un thème souvent abordé dans le soin, bien que la jeune femme, même si elle comprenait l’intérêt pour le patient, n'y voyait pas de problème pas sur un plan plus large. En effet, la nudité, la sienne ou celle des autres, ne faisait pas naitre de gêne dans son esprit, l’humain naissait nu, c’était un état normal. Elle en comprenait néanmoins les codes, et savait quand la nudité était inappropriée et quand elle devait en être offusquée, elle avait surtout appris comment jouer sur ce tableau, l’embarras des autres étant un jeu souvent satisfaisant.

Mais pas dans ce cas.

L’inconnu était studieux quant à la consigne qu’elle lui avait donné, et la rassura sur son état neurologique. Hormis quelques lenteurs à la parole, le reste semblait normal. Cela nécessiterait quelques examens complémentaires à la clinique cependant, n’étant pas inquiétée par des signes de gravité, elle se permit de s’attarder plus à l’individu, qu’à son seul corps.
L’erreur de Liam sembla ramener une question d’importance sur ses lèvres : Wedge. Etait-ce un nom ? Elle le nota dans sa mémoire, toute information étant bonne à prendre pour le WRO qui identifiait les revenants et leur trouvait papiers, logement et une place dans cette nouvelle société si ils en avaient besoin.

Elle ne lui répondit cependant pas, n’ayant rien à lui apprendre, rien à lui donner que des mots vides de sens, faussement rassurants probablement. Elle ne savait pas comment il était mort, mais vu la zone de sa réapparition, si elle devait parier, elle situerait la fin de sa vie dans le même endroit, le secteur 7, lors de la chute de la plaque. Toujours envisager le plus fréquent, et avec le nombre de victimes de cet incident, la violence de celui-ci, elle imaginait assez facilement des âmes ne trouvant pas le repos dans la Rivière de la vie.

DU coin de l’oeil, elle le vit s’agiter faiblement sur le brancard, contre les sangles qui le retenaient immobile. Elles étaient là pour la sécurité pendant le transport, mais Alawena ne savait que trop bien le sentiment d’être restreint sans pouvoir rien y faire, et à quel point il était désagréable.

« Je pourrais avoir… un peu d’eau… d’abord ? »

« Non, pas pour le moment… » commenca-t-elle

« Hey l’ami, si la doc est dur avec toi c’est que, comme la plupart des docs, elle est super prévénante sur les problémes de tuyauterie, on voudrait pas que ça passe par le mauvais trou ! »

En combien de temps pouvait-elle assassiner le brancardier, s’assurer que son collégue et leur patient n’en dise rien avec un soupçon de menace et cacher le corps ? Probablement en moins de temps qu’on ne pouvait l’imaginer. Elle ne tenta pas de maitriser sa mine dégoûtée devant cet humour gras plus que de bas-étage, et manquant cruellement de professionalisme, comme l’était le tutoiement.

« Liam, d’une je sais m’exprimer toute seule, et oui le risque de fausse route est encore trop grand pour les vrais liquides d’où ma demande, mais en attendant, si on a une eau gélifiée sous la main on peut commencer par là. De deux, si on continue sur les blagues de bas étage, je ne pourrais que conseiller  de redresser le niveau avant que je ne m’occupe moi même de faire en sorte que votre tuyauterie ne fonctionne…plus…jamais…Liam.»lança-t-elle d'un ton neutre qui ne cachait pas la probable réalité de sa menace.

Tout en parlant, elle se permit de redresser le brancard dans une position semi-assise tandis que son regard noir motivait le brancardier à aller jusqu’au tiroir réfrigérant de l’ambulance avec l’air d’un chiot maltraité avant de laisser échapper un petit cri de victoire lorsqu’il trouva le pot en question. La jeune femme détacha alors la sangle qui maintenait le revenant au niveau des bras et du haut de son torse pour lui permettre de prendre la cuillère et le pot d’eau gélifiée tendus devant lui.

« Ce n’est pas ce qu’il y a de plus délicieux, mais ça vous fera du bien. »


Une voix se fit alors entendre de l’avant du véhicule : « Arrivée dans 5mn. On a reçu un appel, la procédure standard d’authentification ne pourra pas se faire vu qu’on est pas sur Edge, ils envoient quelqu’un. »

Ce n’était pas étonnant, le phénomène était trop particulier pour ne pas recueillir un maximum d’informations, et par simple principe de sécurité mieux valait savoir quels morts ne l’étaient plus. La médecin gardait un oeil sur l’inconnu pour qui cette dernière phrase pouvait être plus que troublante, tout en récupérant ses clefs dans son sac tandis que le véhicule ralentissait signalant son entrée dans la ville.
Les portes arrières s’ouvrirent peu de temps après, montrant directement le sas d’entrée de la clinique de Kalm.

Elle ne payait pas de mine, tout juste ouverte et n’accueillant qu’un seul médecin pour le moment, petite bâtisse où le RDC était réservé aux patients avec deux chambres médicales et leur salle de bain, ainsi que trois autres lits d’examen qui entouraient un bureau central d’où elle pouvait surveiller l’ensemble des patients. Une porte menait vers la salle radio et les machines servant à la biologie de base. Elle n’avait pas les moyens financiers ou humains de s’offrir plus, tout complément s’effectuant sur Edge, mais cela était plus que suffisant pour gérer la plupart des cas qu’elle recevait.
L’endroit possédait un deuxième étage, privé, aménagé de deux chambres, d’une cuisine, un salon et ne salle de bain. Le mobilier était sommaire, elle n’y allait que pour dormir et manger, le reste de son temps étant consacré à la médecine, que ce soit par son travail ou ses lectures, la décoration n’était pas une priorité.

Tandis que les brancardiers s’occupaient du patient, elle alla ouvrir les portes et les lumières, leur indiquant la première chambre  où ils firent transiter l’individu du brancard au lit avant de tendre à la jeune femme la facture du transport qu’elle espéra faire disparaitre d’un regard assassin. Heureusement qu’elle avait une aide financière sur la prise en charge des revenant car ce n’était pas leur absence de mutuelle qui allait la payer, et l’homme ne devait pas avoir de poules ou de potager pour la payer en nature comme une partie de ses patients.

« Bonne récupération Mr ! » commença Liam d’une voix enjouée avant de se tourner vers Ala « Doc. » ajouta-t-il simplement comme au revoir, probablement refroidi par le comportement ultérieur de la jeune femme.

Bien. Elle n’avait pas particulièrement besoin d’ami et cela limiterait les égarements futurs si ils revenaient à travailler ensemble.
Elle déposa son sac, changeant son manteau pour sa blouse blanche, récupérant quelques seringues au passage avant de revenir vers son patient.

« Il va falloir que je fasse un bilan sanguin pour confirmer que tout va bien même si vous m’avez l’air en forme hormis la fatigue, la faiblesse musculaire, et le lent retour à vous qui ne sont pas inquiétants dans votre cas. Mes collégues l’ont signalé, quelqu’un va arriver ici et va avoir beaucoup, trop ?, de questions à vous poser, pour qu’on puisse déterminer qui vous êtes et ce qui vous est arrivé. Si vous êtes capable de me le dire déjà maintenant, tant mieux, si c’est difficile, on va laisser le temps au temps et vous n’aurez qu’à chasser les curieux loin de votre tête. Vous avez des questions pour moi ?»



Elle ne savait que trop bien à quel point les envoyés du WRO pouvaient être inquisiteurs, certes c’était leur travail mais la plupart ne se rendaient pas compte d’à quel point cela pouvait être délétère. Bonjour, dites nous votre nom prénom et vos derniers souvenirs probablement traumatisants, ensuite rappelez vous que vous devriez être bien mort et maintenant nous vous annonçons que vous avez ressuscité dans le futur. Bienvenue !

Forcément facile à digérer…





©️ Gasmask

Biggs
⊶ Free as a wild chocobo ⊷
Biggs
• Anniversaire : 2 Septembre
• Age : 25 ans
• Résidence : ...
• Localisation : Kalm
Double compte : Snow
Credits avatar : Nika
Gils : 93

Inventaire
:
Re: Retour à la case futur [Biggs/Reno/Alawena/?]
    Ven 15 Mai - 15:26

« Retour à la case : FUTUR »


De l’eau ? Il n’en aurait pas. Tel avait été la sanction de l’intraitable médecin. Il avait pourtant la bouche bien pâteuse et avait l’impression que son palais charriait de la poussière à mesure qu’il ingurgitait le peu de salive qui perlait sous sa langue. Face au veto de la doctoresse, le patient ne put s’empêcher de froncer les sourcils en pinçant les lèvres. C’est qu’il avait soif lui après tout.

« Hey l’ami, si la doc est dur avec toi c’est que, comme la plupart des docs, elle est super prévénante sur les problémes de tuyauterie, on voudrait pas que ça passe par le mauvais trou ! »

La situation aurait pu être pesante, sans les interventions un peu scabreuses du brancardier qui cherchait visiblement à détendre l’atmosphère. Les blagues semblaient rester de mauvais goût, mais elles eurent l’effet escompté car le patient laissa éclater une légère toux qui devait faire office de rire. Peut-être y avait-il un fond de vérité là-dedans ? La femme avait-elle peur qu’il ne sache contenir sa vessie alors qu’il était attaché sur le brancard ? À la réflexion, ce n’était pas très flatteur… Le médecin, quant à elle, n’accueillit pas le propos avec la même bienveillance en menaçant ouvertement de castrer le petit plaisantin. C’était surtout cette réaction qui avait entraîné une nouvelle réaction du patient qui ne put s’empêcher de tousser une ou deux fois de plus face à la farce que ses sauveurs voulaient bien lui jouer. Qu’est-ce que ça faisait mal de rire ! Mais qu’est-ce que c’était bon !

Pauvre Liam… L’infirmier ne devait pas être un mauvais gars dans le fond et Biggs savait bien qu’on ne pouvait pas juger quelqu’un à la pertinence de ses plaisanteries, sinon, une fille qu’il connaissait bien risquerait d’être rayée des listes. Oui… il y avait une fille avec Wedge… Il la visualisait avec son bandeau rouge… Mais plus moyen de se rappeler de son nom. Le jeune homme fronça les sourcils de plus belle en contractant la mâchoire dans l’espoir de retrouver une information aussi importante. Mais rien n’y fit. Il n’obtint qu’un mal de crâne carabiné qui le poussa bientôt à abandonner de forcer sa mémoire, comme le lui avait recommandé la personne qui lui était venu en aide quelques minutes plus tôt. Il dut aussi fermer les yeux car la lumière l’éblouissait à nouveau.

Il sentit alors un souffle se poser vers lui tandis que quelque chose, une mèche de cheveux sans doute, venait lui chatouiller les narines. Il ouvrit automatiquement les yeux pour voir la femme de plus près l’espace de quelques secondes. Sa chevelure blonde tournait fortement sur le blanc, tout comme sa peau qui semblait légèrement anémiée ou qui manquait un peu de soleil. Le médecin redressa le brancard pour en faire un dossier et, alors qu’elle se reculait pour retrouver sa position initiale, Biggs découvrit avec satisfaction qu’il pouvait également bouger à nouveau son bras droit, délié à présent. Il serra le poing pour faire craquer ses doigts avant de s’emparer de la cuillère et pot de gelée qu’on lui tendait et, même s’il dut s’y reprendre à trois fois avant de parfaitement tenir l’ustensile, il ne s’en offusqua pas et accueillit comme un miracle de sentir la matière froide et visqueuse se dissoudre lentement sur sa langue.

« Ce n’est pas ce qu’il y a de plus délicieux, mais ça vous fera du bien. »

« Merci », dit-il simplement, légèrement essoufflé mais en gratifiant d’un sourire les deux personnes qui étaient près de lui.

Après s’être désaltéré un peu, le jeune homme sentit ses paupières s’alourdir à nouveau et son esprit, fatigué devant les quelques efforts qu’il avait effectués, s’embrumait. Sa tête alourdie retomba légèrement en avant et le reste du trajet se déroula sans encombre. Il ne sentit pas tout de suite l’ambulance s’arrêtait et n’entendit pas non plus ses portes claquer. Ce n’est que lorsque le brancard descendit du véhicule, que le léger sursaut qu’il effectua, les tira de son demi-sommeil. Il avait en face de lui un bâtiment assez modeste qui devait être la clinique dont il avait cru entendre parler pendant le voyage. L’endroit semblait calme. Ce serait une bonne occasion pour essayer de se remettre les idées en place. Les brancardiers le déplacèrent habillement pour le conduire jusqu’à une chambre inoccupée qui sentait bon le savon.

Avant de partir, Liam gratifia le blessé de ses vœux de bon rétablissement. Biggs s’essaya à sourire à nouveau et, serrant le poing, le lui tendit pour qu’il puisse cogner dessus aussi, en signe de camaraderie. L’infirmier s’éclipsa ensuite après avoir salué avec beaucoup de sobriété le médecin en chef de cet endroit. C’était peut-être un geste anodin, mais ça faisait du bien de retrouver un semblant d’interactions sociales, à petite dose, pour ne pas se sentir trop oppressé.

Le docteur revint quelques secondes plus tard, auréolée d’une aura encore plus blanche qu’avant. Biggs plissa les yeux. Ce devait être l’effet de la blouse blanche qu’elle venait d’enfiler. En revanche, la seringue qu’elle tenait dans ses mains n’avait rien de rassurant. Le discours qu’elle lui tint confirma ses craintes.

« Il va falloir que je fasse un bilan sanguin pour confirmer que tout va bien même si vous m’avez l’air en forme hormis la fatigue, la faiblesse musculaire, et le lent retour à vous qui ne sont pas inquiétants dans votre cas. Mes collègues l’ont signalé, quelqu’un va arriver ici et va avoir beaucoup, trop ?, de questions à vous poser, pour qu’on puisse déterminer qui vous êtes et ce qui vous est arrivé. Si vous êtes capable de me le dire déjà maintenant, tant mieux, si c’est difficile, on va laisser le temps au temps et vous n’aurez qu’à chasser les curieux loin de votre tête. Vous avez des questions pour moi ? »

Des questions. Encore des questions. Si les autres se mettaient aussi au diapason avec tout ce qui restait sans réponse dans sa tête à l’envers, ça allait être compliqué. Il lui fallait pourtant rationaliser. Retrouver ses esprits. Recoller les morceaux. Rester prudent aussi. Remettre du sens dans toute cette situation. Le médecin proposait de lui apporter des réponses, mais n’était-ce pas la déranger que de la tenir auprès de lui pour la questionner, là où elle avait peut-être d’autres patients à aller voir ou ses fameux prélèvements à faire ? Biggs fronça les sourcils, encore une fois, il réfléchissait trop.

« J’en aurais des tas… finit-il par articuler dans un sourire. Je ne saurais par où commencer… Dites… Il y avait une fille qui sentait les fleurs qui m’a aidé. Vous n’avez trouvé personne d’autre ? Je... »

Il soupira. La tête lui tournait un peu car il venait à nouveau de s’emballer. C’était un peu ridicule de poser ce genre de questions : sans ancrage précis, sans détails, la doc ne pourrait jamais lui apporter les précisions qui lui manquait.

« Vous savez ce qui m’est arrivé ? » se pressa-t-il de demander avant de réaliser à quel point la question n’avait pas de sens.

Nouveau soupir. Il n’y croyait pas vraiment et se contenta de tendre docilement son bras pour le prélèvement sanguin. Il avait cruellement l’impression d’être un mauvais patient. Le genre à trop réfléchir quand il fallait se détendre. Le genre à redouter les piqûres, même si c’était pour son bien. Et le genre à poser un tas de questions sans réponse. Mais surtout, le genre à ne pouvoir apporter les réponses qu’on attendait de lui.

« Désolé…, souffla-t-il confus, avant d’ajouter, en prenant soin de détourner le regard de la seringue et d’essayer de penser à autre chose, Vous pouvez me prélever mon sang. »




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Merci Lanty
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