AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


 
Le Deal du moment : -49%
Makita P-52093 150 mm hexagonale DIN standard Plat ...
Voir le deal
12.61 €
Le deal à ne pas rater :
Clé licence Windows 10 professionnel 32/64 bits – Français
0.48 €
Voir le deal

 

 FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !

Aller à la page : Précédent  1, 2
Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Jeu 30 Avr - 20:20
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






En récupérant sa flasque, Reanbell but à son tour une gorgée avant de la ranger. La fouilleuse était encore pâle mais au moins elle parvenait à tenir debout et elle avait assez de volonté pour avancer. La suite s'annonçait plus calme, même si la mercenaire allait devoir redoubler de vigilance maintenant qu'elle était la seule garde du corps du groupe. Les deux rigolos n'étaient peut-être pas très fiables, mais au moins ils représentaient une ligne de plus entre l'ennemi et le mandataire ! Cela dit, celui-ci avait prouvé qu'il savait un minimum se défendre – ce qui n'était pas toujours le cas – et même Bérénice s'était montrée presque plus fiable que les gorilles.

Tous ces gravas, ces dédales de béton en morceau et cet atmosphère oppressant lui rappelait sont enfance … tout ça était bien pratique quand vous êtes une minuscule fillette agile, se faufilant partout, surtout quand c'est une bande de gros bras qui vous poursuit pour avoir volé du matériel. Aujourd'hui, plus de gros bras, justes quelques monstres et autres rats mutants, rien d'insurmontable ! Elle observait d'ailleurs un tas de ferraille, soupçonnant la présence d'un nid, c'est à ce moment là que Bérénice posa une question étrange. La petite mercenaire s'était figée net, comme un enregistrement qu'on venait de mettre sur pose et tourna la tête vers sa camarade. Elle ressemblait à un robot inquiétant. Elle la transperça du regard un moment … est-ce qu'elle avait dit ça à voix haute, tout à l'heure ? Elle ne s'en était même pas rendue compte … elle envisagea un cours instant de la tuer pour protéger sa dignité – mais non, même intérieurement elle n'était pas sérieuse – mais renonça.

— Je ne vois pas de quoi tu parles. Articula-t-elle finalement d'une voix presque mécanique.

Elle puis elle tourna vivement la tête devant elle et reprit sa route comme si de rien n'était. Elle passa ensuite un moment à réfléchir à ça … franchement, elle ne pensait pas avoir dit ça à voix haute … ou alors … c'était le pouvoir de la volonté ! Elle l'avait pensé tellement fort que, faute d'avoir le temps de faire sortir une hélice de son crâne, Bérénice avait entendu son cris de guerre intérieur. Oui, ça devait être ça. Est-ce qu'elle avait des pouvoirs télépathiques ? Certes il lui arrivait d'entendre des voix mais … peut-être que son cerveau était encore plus puissant qu'elle ne le pensait !

Mais non. Elle s'était juste emballée, l’effervescence de la chute, tout ça …

Enfin de l'air, enfin le ciel ! L'objectif n'était plus très loin mais il y avait encore le trajet de retour à faire, alors ce n'était pas encore le moment de souffler. Elle était en train de puiser dans sa détermination quand Bénénice s'approcha d'une vieille voiture abandonnée, la taule était rongée par la rouille, mais au moins elle était entière. Intriguée, elle s'approcha de sa camarade qui venait d'ouvrir le capot, elle jeta un œil, reconnaissant assez facilement les éléments. Elle avait déjà lu des manuels de mécanique et avait longtemps travaillé pour des ferrailleurs, alors elle comprit vite ce que chercher à faire Bérénice et comment.

— Un coup de main ?

Elle, serviable ?
Pensez-vous ! C'était simplement dans son intérêt que cette voiture démarre ! Alors elle assista la fouilleuse comme elle put. Après quelques bricoles et avoir redonné un petit coup de fouet à la batterie grâce à la matéria foudre, Reanbell s'installa au volant pour essayé un premier démarrage. Après quelques essaies et autres ajustement de Bérénice, le moteur se mit enfin à ronronner.

— Allons-y, Alonzo !

Ça, c'était un cri de guerre qu'elle acceptait d'assumer. Enfin, elle ne l'avait pas dit si fort que ça. Elle laissa le volant à Yayoi, préférant rester concentrer sur ce qui les entourait et surtout prête à dégainer – et sincèrement, vu sa façon de conduire c'était mieux pour tout le monde. Ils rattrapèrent vite les quelques minutes passées à rafistoler ce tas de ferraille et la route s’avéra suffisamment dégagée pour leur permettre de rouler jusque devant la demeure de Yayoi. Et bien, quelle maison ! Tout à fait du genre à renfermer quelques coffres forts … il aurait quand même de la chance si ce qu'il était venu cherché n'avait pas déjà été pillé.

— Je rentre pour voir si c'est sûr.

Aucun bâtiment alentour n'était en bon état, cela impliquait que la demeure pouvait renfermer des monstres, des systèmes de sécurités Shinra défaillants ou que les murs menacent tout simplement de s'effondrer. Elle passa le portail et jeta d'abord un œil depuis l'extérieur, vérifiant par les fenêtres et en hauteur … ça avait l'air calme. Elle ouvrit la porte d'entrée avec prudence, tendit l'oreille, avançant prudemment pour jeter vérifier les premières pièces …

— ça a l'air d'aller ! Aïe.

Reanbell ressortit sur le pas de la porte en se frottant la tête, sa voix avait effrayé un pigeon qui lui avait fait tombé un vieux tableau sur la tête en s'enfuyant … a part ça, rien à signaler.





.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Invité
Invité
Anonymous
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Mer 6 Mai - 21:05

« On appelle voiture d’occasion une voiture dont toutes les pièces font du bruit sauf le klaxon. »


Affairée à examiner l’état du moteur de la voiture, Bérénice accepta l’aide que lui offrait Winchester en hochant calmement de la tête avec un sourire enjoué. C’était bon signe : cela voulait dire qu’il n’y avait vraiment aucun risque d’être attaqué par des monstres. Elle pouvait se détendre et faire ce qu’elle savait faire de mieux. La fouineuse commençait à s’habituer au caractère bizarre de Winchester. De manière un peu surprenante, elle lui faisait penser plus ou moins lointainement à son frère dans son côté têtu et dans son monde. Pendant ce temps-là, Yayoi lui faisait signe de la main qu’elle avait cinq minutes pour mettre son plan à exécution et retournait à ses mails.

“ Merci, Winchester. Tiens, il faut arranger les bougies, les fils sont abîmés. Tu saurais faire ? … Pffff, le boss. Tu crois qu’on aurait pû compter sur lui ? Toujours le nez sur son écran, ça a l’air de bien l’occuper. A ton avis, il boursicote ou qu’il envoie des textos à sa copine ? … Voilà, un petit coup de pouce magique avec ta matéria foudre, et on pourra faire un essai ! “

Quelques minutes plus tard, Yayoi pouvait placer son auguste arrière-train sur le siège précédemment occupé par Winchester et les conduire à travers la ville fantôme. Il y avait à nouveau des vols d’hélicoptères du côté de la tour Shinra. L’opération ouverture du sous-sol secret de l’ancienne compagnie avait l’air d’approcher de l’heure H. Bérénice leva les yeux de la route pour les regarder, occupée qu’elle était de surveiller d’un air tendu les lézardes qu’ils passaient avec plus ou moins de chaos et les tas de gravas qui empiétaient ici et là sur la voie.

Enfin, ils arrivèrent devant la maison de Yayoi. Il était temps, la voiture était sur le point de rendre l’âme. La maison de Yayoi, une belle et grande bâtisse dans le style néoclassique, n’avait pas tant souffert. En tout cas, Winchester put entrer et faire le tour du vestibule. Elle en ressortit en se frottant la tête, affirmant que la voie était libre. Un pigeon lui la dépassa d’un battement d’ailes et émit un roucoulement indigné. Décidement, il n’avaient pas beaucoup de chance avec les oiseaux …

“ Votre musée personnel est dans l’aile de gauche, c’est bien cela ? “
“ Oui. Certains murs se sont effondrés de ce côté-là. L’accès est bloqué. C’est là que vous intervenez, mademoiselle Jones. “

Bérénice hocha de la tête et entra dans la demeure de Yayoi. Cet homme n’était pas le plus médiatique, mais on pouvait dire qu’il avait des goûts fastueux. Les immenses peintures et photos n’étaient plus toujours visibles aux murs, certains cadres avaient été enlevés, le tapis rouge avait subit de sérieux dégâts des eaux, il y avait une vague odeur de moisi, mais une partie du mobilier aurait pû être récupérée. Du haut du premier escalier, le portrait monumental de Yayoi les attendait, auprès d’une jeep dans les montagnes de Midgar. Le peintre lui avait donné une expression altière que Bérénice n’était pas sûre de reconnaître.

Une enfilade de pièces plus loin, le bâtiment était en partie effondré. Ils discutèrent avec Yayoi. Il s’agissait de faire exploser le mur sans endommager l’intérieur de la salle, ou pire, la faire effondrer. Bérénice passa un certain temps à scanner l’état des murs, et se décida pour le placement de quatre charges à faire exploser successivement. Elle récclama de l’aide, et finalement, au bout d’une bonne heure de travail, elle s’accorda une pause avant l’heure de vérité, histoire de s’assurer qu’elle n’avait rien oublié. Yayoi était parti de toutes façons allé vérifier quelque chose, sans doute allait-il récupérer quelques objets personnels. Il avait parlé de préparer le retour ...

“ J’espère qu’il ne va pas nous faire attendre encore longtemps. Je n’aime pas cet endroit. Tu as vu ce qu’il reste dans cette antichambre ? J’ai l’impression qu’il y avait une exposition sur la démonologie ici. Tu sais ce que je trouve dégoûtant, juste après Jenova et avant la choucroute ? Les liches ! Ah, je déteste ça. “

Bérénice avait un air pensif. Elle n’aimait pas vraiment l’univers des démons, surtout quand ces démons étaient des mort-vivants ou des vampires ... Et il y avait beaucoup trop de décors de squelettes et de chauve-souris dans les vestiges de cette pièce pour qu’elle ait une bonne impression sur ce qui se trouvait dans la salle forte. Enfin, même si la démonologie la dégoûtait, maintenant qu’elle était là, autant aller jusqu’au bout de ce job. Elle poussa un soupir et sortit son portefeuille pour en tirer une petite photo qu’elle tendit à Winchester.

“ Dis … Je me demandais. Tu dois avoir vu du monde au cours de tes expéditions et tu as l’air d’être bien installée dans cette région. Est-ce que par hasard tu aurais déjà vu ce garçon ? “

La photo la montrait aux côtés de son frère Marcus, près de la tente principale du village des ossements. C’était la plus récente qu’elle avait de lui. Ils étaient en plein soleil, pour l’anniversaire du jeune homme. Elle précisa.

“ C’était l’année avant la chute du météore, il a sûrement changé depuis … “

Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Sam 9 Mai - 10:04
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






La plupart du temps, quand Bérénice commençait à parler, Reanbell la regardait sans vraiment réagir, acquiesçant parfois d'un mouvement de tête ou d'un haussement d'épaule. Ça ne la dérangeait pas que Yayoi reste dans son coin, c'était même plutôt le contraire, il était trop sûr de lui et ce genre de client avait tendance à créer des problèmes quand ils cherchaient à se mêler du travail des mercenaires qu'il payait. De plus, elle estimait qu'il n'avait justement pas à apporter son aide d'une quelconque manière, vu que c'est lui qui les payait pour le travail à effectuer.

En parlant de travail, la mercenaire avait fait le sien, c'était donc maintenant à Bérénice d’opérer et elle s'appliqua à ne pas rester trop dans ses pattes – elle-même détestait qu'on la gêne quand elle avait quelque chose à faire – restant tout de même attentive et à disposition pour aider en cas de besoin. Reanbell put se montrer utile pour le placement des charge et le calcule des distances selon les données que Bérénice avait put donner, c'était l'avantage d'avoir un tel don pour le calcul mental. Elle faisait également des rondes autour de la zone, exécuta quelques monstres, mais rien de très violent.
Comme Bérénice avait presque terminé, elle le rejoignit pour l'aider à passer en revu tous les paramètres, la jeune femme commença alors à nouveau à parler pour deux. Elle était très douée pour ça, apparemment. Ça ne dérangeait pas vraiment Reanbell, des fois les gens bavards l'agaçaient, mais la voix de Bérénice n'était pas désagréable à l'oreille et même si elle se perdait parfois en banalités, ce n'était jamais en stupidités.

Toutes les deux, elles ressemblaient à une vieille dame qui n'a que son chat à qui raconter sa vie, car Reanbell ne répondait presque pas mais semblait très attentive aux sons qui sortait de sa bouche, de même que ses regards curieux autour d'elle avait quelque chose de félin. Elle observa les lieux un moment en se disant que ça ressemblait un peu à l’hôtel du Gold Saucer, c'est vrai et elle n'aurait pas vraiment imaginé ça de quelqu'un comme Yayoi. Elle eut une légère grimace à l'évocation de la diabolique choucroute et non, il était clair pour elle que cet infamie restait bien pire qu'une liche. D'ailleurs c'était même plutôt cool, les liches.

— Je sais pas, dit-elle en haussant les épaules, la classe de prêtre liche est plutôt cool dans Warhammer.

Elle s'était levée pour aller explorer un peu mieux la pièce, poussant quelques décombres du bout du pied. Il y avait des bougeoirs à l'effigie d'Hadès, des restes de bougies noires et elle trouva même un crane avec un symbole ésotérique sur le front. Elle se baissa pour attraper un livre qu'elle feuilleta tranquillement, ça ressemblait à un manuel de jeu de rôle, elle en avait dans ce goût là, en tout cas. Elle n'avait rien contre les trucs horrifiques ni contre les vampires, principalement parce qu'elle estimait que ça n'existait pas – même si quelques expériences de la Shinra ont bien dû réussir à créer des créatures semblables. En fait, elle aimait assez la littérature de ce registre, de même que les œuvres plus visuelles. Cela venait sûrement du fait qu'elle avait été éduquée par un homme qui avait passé deux-mille ans dans le courant impure de la rivière de la vie, les Ténèbres … même si elle n'était pas vraiment consciente de cette information, elle en avait eut des visions pendant toute son enfance et encore un peu aujourd'hui. Du coup à côté de ses terreurs nocturnes, tout ça lui semblait assez léger.

— De toute façon il n'aurait jamais réussi à invoquer quoi que ce soit de cette manière … mais tout ça aurait pu servir à récolter des données pour créer une potentiel matéria artificielle d'Hadès.

Elle avait dit cela … sans vraiment savoir pourquoi, c'était presque instinctif. Elle relâcha son attention du livre pour regarder subitement vers un mur … elle avait cru entendre quelque chose, elle ne savait pas trop quoi. Quoique, en y réfléchissant bien, elle n'était pas sûre d'avoir entendu un son, ça ressemblait plus à cette sensation qu'elle avait parfois, qui ressemblait à quelque chose qui résonnait dans son corps. Souvent ça annonçait qu'elle était en danger, mais parfois ça venait juste comme ça, quand elle passait près d'un endroit particulier.

Laissant cela de côté – elle n'était jamais à l'aise avec ces sensations qu'elle ne savait pas expliquer – elle s'intéressa à Bérénice, elle reposa le livre et s'approcha pour regarder la photo qu'elle lui tendait. Reanbell y réfléchit sérieusement, avec d'autres, elle aurait pu se désintéresser ou exiger un solde avant la moindre réponse, mais Bérénice n'était pas quelqu'un qu'elle avait envie de racketter, elle était compétente, elle méritait une collaboration honnête. Et puis Reanbell commençait à imaginer qu'une collaboration à long terme avec elle pourrait être intéressante.

Elle prit donc le temps de détailler le visage et la silhouette en détail, Reanbell trouvait que les gens avaient tendance à tous se ressembler, alors elle se fiait aux détails les plus fins pour faire la différence d'un visage à un autre. La pigmentation des yeux, de la peau, un grain de beauté ici ou là, l'implantation des cheveux …
Malheureusement, elle n'avait jamais vu ce visage, elle en était certaine. Elle secoua doucement la tête, elle n'avait pas l'air spécialement désolée, mais elle compatissait un peu. Elle savait ce qu'était que de chercher désespérément quelqu'un, elle avait mit longtemps avant de comprendre que ce combat était vain, de son côté.

— Mais je pourrais me renseigner, comment il s'appelle ? Tu as détails sur la date et les circonstance de sa disparition ?

Elle avait dit que cela datait d'avant le météore … alors peut-être qu'il était à Midgar au moment où c'était arrivé et qu'elle n'arrivait pas à se faire à l'idée qu'il puisse simplement avoir perdu la vie pendant le déluge qui avait ravagé Midgar ?






.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Invité
Invité
Anonymous
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Sam 16 Mai - 15:08

« Le pire diable chasse le moindre. »


“ La classe de prêtre liche dans Warhammer ... Oh, je suppose que dans un bon fauteuil avec un cappuccino, ça soit être le pied. “

Bérénice avait à peine haussé le sourcil en entendant la réponse de Winchester. Elle devait faire partie des gens qui croient à l’existence du Crâne de Cristal, mais non aux fantômes. Pourtant, il y avait des preuves de l’existence de mort-vivants dans la littérature archéologique. Selon les hippies de Cosmo Canyon, ils étaient des êtres refusés par la Rivière de la Vie, mais il y avait tant d’anomalies dans la nature qu’il devait y avoir une explication rationnelle à l’existence de ceux qu’on appelait les revenants. Il n’en restait pas moins que les délires mystiques des uns ajoutés à l’existence des charmantes créations du département “scientifique” de la Shinra brouillait les cartes, il fallait l’admettre.

La fouilleuse continua les préparatifs tandis que la jeune mercenaire continuait de veiller à ce qu’aucune menace ne vienne entraver l’installation des explosifs. L’atmosphère était assez paisible sans leur commanditaire et sa frénésie non dissimulée. Bérénice aurait certainement fait la tête à s’entendre comparée à une vieille dame parlant à son matou, mais étant donné ce que l’avenir lui réservait, elle aurait bientôt le profil pour devenir une mère-aux-chats. Winchester donna enfin son avis concernant ce qui se trouvait dans la salle forte. Un dispositif pour créer une matéria Hadès ?

“ Haha, alors on peut y aller tranquille. La création d’une matéria de ce genre est tellement aléatoire qu’il faudrait un génie avec des moyens énormes pour y parvenir. Ou une chance complètement absurde. La pertinence de cette mission vaut celle d’un convoi d’une collection de timbres. Quel apport à l’Histoire de l’Humanité, j’en frissonne d’émotion. Heu … Winchester ? “

La mercenaire semblait avoir un moment d’absence, mais cela ne dura pas longtemps. Non, il n’y avait pas de soucis à se faire. La majorité de ce qui était entassé dans cette antichambre avait l’air d’artefacts réunis par fantaisie et de copies de pacotille. Le changement de sujet de conversation fut le bienvenu pour s’extirper de l’absurdité de la situation. Certes, Bérénice ne s’attendait plus à ce que quelqu’un lui dise qu’il connaissait Marcus, que c’était son voisin de pallier à Edge City. Mais que Winchester s’intéresse à son problème était plutôt une bonne surprise. Ce n’était pas comme si elle avait l’air d’avoir un compte en banque plein pour payer très cher des informations à une mercenaire très intéressée par l’argent.



“ Il s’appelle Marcus, c’est mon frère. Il a eu de sérieux problèmes après s’être perdu dans la forêt endormie en l’an 8. Enfin, il n’était pas comme tout le monde comme tu peux l’imaginer en voyant cette photo, mais il était vraiment très confus en sortant de là, il parlait beaucoup, et ne disait rien de compréhensible. Je l’avais accompagné à l’hôpital militaire de la Shinra une semaine avant l’apparition du météore. Quelques temps plus tard, les visites ont été réduites. La dernière fois que je l’ai vu c’était le 9 janvier, cinq jours avant l’attaque de l’Arme Diamant. “

Elle poussa un soupir et secoua la tête. Malheureusement elle n’avait pas d’autre détail à donner, les indices qu’elle avait récoltés jusque-là dirigeaient tous dans des impasses. C’était comme si Marcus s’était évaporé. La jeune femme hocha néanmoins de la tête avec de la gratitude à l’adresse de la mercenaire. Derrière cette fille au cerveau muni d’une calculatrice intégrée, il y avait tout de même quelque chose qui ressemblait à de l’empathie. Plus ou moins lointainement.

“ Merci pour ton aide. Je n’ai pas beaucoup d’économies pour le moment, mais si tu passes à l’atelier de Jerry à Edge, je pourrais peut-être te dégoter des affaires. Tu aimes l’informatique et les gadgets, n’est-ce pas ? “

La conversation tourna court lorsque Yayoi revint de son escapade en lançant de loin un :

“ Alors, tu as fini les préparatifs Jones ? ”
“ Tout est prêt ! On peut se mettre à couvert. “

Bérénice fit signe à Winchester de venir la rejoindre dans le couloir pour se mettre à l’abri pendant la mise à feu. Elle déroula le câble du détonateur et se plaça derrière l’encadrement de la porte encore debout. L’explosion avait été assez justement calculée, et alors que la poussière se dissipait apparut un trou suffisant pour laisser passer une personne de taille moyenne.

“ Excellent ! Les filles, si vous voulez un bonus par-dessus le marché, il va falloir m’aider à sortir la marchandise de là. “

Yayoi passa par la brèche pratiquée dans la paroi, et Bérénice le suivit, autant poussée par la curiosité que par le désir que cette mission se termine au plus vite. Elle regretta d’avoir mis les pieds dans cette chambre forte la minute où elle s’avança dans la salle obscure baignée d’une lueur verte, la lueur de la mako. L’endroit était humide et glacial. La salle était circulaire, construite autour d’un foyer central encadré de piliers. Le pavage en granite était gravé de canalisations qui formaient un pentagramme inscrit dans un double cercle qui couvrait la totalité du sol. Il y avait tout autour des étagères à livres, du matériel expérimental, des crânes et des artefacts pour ceux-ci un peu plus crédibles dans leur authenticité.

“ Alors … Que devons-nous emporter ? Je ne vais pas vous demander ce que vous faites ici … “

“ Mais pourquoi ne le demandez-vous pas ? Je pourrais tout à fait vous l’expliquer, après tout ce sera le but ultime de vos vies ... ou plutôt de vos morts ! “

Une lumière verte s’alluma et Bérénice n’eut que le temps de se retourner pour voir Yayoi actionner un levier. Elle se sentit jetée à terre par une masse informe et piaillante. Ce ne fut qu’au bout d’une minute qu’elle comprit ce qui lui arrivait : elle était attaquée par des chauve-souris vampires. Les créatures avaient un cri assommant et elle avait du mal à les atteindre avec son arme pour contre-attaquer. Les bêtes ignoraient Yayoi. En revanche, Winchester semblait exciter leur appétit tout autant que Bérénice … Si elles se laissaient endormir, qui sait ce qui leur arriverait dans les mains de ce fou !

Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Dim 17 Mai - 21:21
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






Prenant note de tous les détails que Bérénice pouvait laisser au sujet de son frère, elle garda également dans un coin de sa tête que Bérénice semblait connaître le jeu auquel elle avait fait allusion un peu plus tôt. Elle n'était pas vraiment du genre à se payer une sortie entre « potes » après une mission difficile, mais elle aimait se perdre dans ces univers fictifs qui demandait du challenge, alors pourquoi pas ? Une petite partie après cette mission, ou un autre jour, que ce soit sur ce jeu ou un autre ? Ce n'était pas tous les jours qu'elle rencontrait quelqu'un avec ce genre de centre d'intérêt pendant une mission, en général personne ne comprenait se référence ou alors on la regardait comme une extraterrestre. Enfin, on la regardait toujours comme une extraterrestre.
Elle écouta attentivement ce qu'elle avait à dire sur son frère et garda sa conclusion pour elle. Elle se demandait bien ce qui avait pu le pousser à se rendre dans cette forêt, elle connaissait bien des cas qui n'en était jamais ressorti ! Enfin, il devait certainement être mort, confier un malade de ce genre à la Shinra n'était peut-être pas la meilleur chose à faire, mais avec tout ce qu'il s'était passé ensuite, en plus du reste … Elle se dit qu'elle irait fouiller les rubriques nécrologiques et autres archives médicales de la Shinra, comme elle avait des dates, cela lui faciliterait la tâche.

Le regard de la mercenaire sembla s'animer d'un regain d'intérêt lorsque Bénénice évoqua de potentielles bonnes affaires dans une boutique qui lui serait sûrement très utile. Oui ! Elle savait bien qu'une collaboration avec cette jeune archéologue en herbe ne pourrait que être fructueuse ! Mais elle n'eut pas le temps de faire signer la moindre promesse, car le boss se ramena en conquérant.

Après un regard un peu insistant sur le bonhomme, elle répondit d'un signe de tête à sa camarade et la suivit dans le couloir pour se mettre à couvert, se bouchant les oreilles pour éviter les acouphènes. Tout se passa bien, elles avaient obtenu un joli trou d'une taille correct et les fondations ne semblaient pas avoir été ébranlées. Parfait.
Reanbell resta très fermée devant l'enthousiasme de Yayoi et elle lui lança même un regard chargé de suspicion, presque menaçant.

— Vous faites beaucoup de promesses très floues, je trouve. Mais mes exigences, à moi, seront très précises.

Elle avait connu des « je vous donnerais tout ce que vous voudrez », mais quand venait l'heure de la paie, c'était une autre histoire. Sauf qu'on ne la faisait pas à Reanbell Valdès ! Enfin, à Marie Winchester ni à aucun de ses autres alias ! Si la paie et les primes n'étaient pas à la hauteur des promesses, elle n'hésiterait pas à lui casser le nez. Reanbell aimait le travail bien fait et elle était prête à se donner beaucoup de mal et même à subir nombre de sévices sans broncher si le gain suivait correctement … mais elle détestait plus que tout les menteurs et les mauvais payeurs.

Elle suivit sa camarade dans la pièce sombre et humide, ignorant la décoration pour aussitôt s'intéresser au pilier centra qui dégageait une lueur Mako. Elle s'en approcha prudemment, sa main venant instinctivement attraper son pistolet, le doigt sur la gâchette. C'était une sorte de cuve, en fait … ça ressemble à un incubateur. Elle ne connaissait que trop bien ce genre de matériel, cela lui en donnerait la nausée.

Aussi dangereuse soit-elle, Reanbell n'abandonnait jamais une mission … mais là, elle sentait qu'il fallait qu'elles sortent d'ici. Elle tendait la main vers Bénérice alors que Yayoi lui répondait d'un ton qui n’annonçait rien de bon, mais elle n'eut pas le temps de l'atteindre que la lumière devint presque aveuglante, elle eut tout juste le temps de voir sa camarade tomber avant que quelque chose ne l'attaque à son tour. Son premier reflex fut de se recroqueviller en protégeant sa tête et son cou, elle fit de grands gestes pour se dégager, mais les créatures semblaient glisser atour de chacun de ses gestes.

— Tu vas le regretter, face de miche !

Grognant cela tel un chaton qui gronde devant une peau d'orange, elle fit une roulade un peu plus loin et tira en pleine tête de quelques bestioles qui tentèrent de la suivre, puis elle tira une autre balle sur l'une qui s'attaquait à Bérénice et dont l'angle permettait de s'en débarrasser sans toucher la jeune femme au passage. Comme le grappin de sa ceinture était fichue, elle sortit son parapluie et fonça vers la fouilleuse pour chasser la nuée qui l'assaillait, la prenant un peu brusquement par le bras pour la tirer vers l'ouverture.

— Tiens. Elle lui donna le parapluie. Sort de là !

Puis, elle activa un sort de hâte pour se jeter sur Yayoi. Si elle avait écouté son impulsion du moment, elle lui aurait juste collé une balle dans la tête ou lancé une grenade dans cette petite pièce pour tout réduire en bouillie … mais il lui devait de l'agent et les morts ne paient pas, ou en tout cas, c'était bien moins facile de les faire payer. Elle lui colla une balle dans le genou avant de l'atteindre et plaça le canon de son pistolet encore chaud sous son menton une fois arrivé à sa hauteur.

— Tu as essayé d'arnaquer la mauvaise mercenaire, gros faisant.

Elle le relâcha et cracha un juron alors qu'une des bestiole venait de réussir à atteindre son cou pour planter ses petits crocs dedans, elle l'attrapa et la jeta violemment par terre. Elle avait aussitôt pointé son arme dessus pour l'achever, mais ce qu'il vit l'arrêta un moment par la surprise. La bête se tordait de douleur au sol en poussant de petits cris stridents, elle commença à convulser … est-ce qu'elle était en train de grossir à vue d’œil ? Reanbell la troua de plusieurs balles pour abréger ses souffrances, apparemment, il y avait quelque chose dans son sang qui ne lui avait pas réussi … Yayoi avait cependant profité de la diversion pour lui donner un gros coup sur la nuque qui la sonna sans la faire totalement défaillir.






.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Invité
Invité
Anonymous
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Jeu 21 Mai - 16:47

« La vie est un cauchemar de la matière. »


Ce qui sortit Bérénice de son repli sans issue furent sûrement les jurons de Winchester. Nom d’un petit boulon, ce que cette mignonne bouche de poupée pouvait sortir comme grossièretés ! C’était à se demander si elle avait pris des cours dans cette matière pour arriver à un tel niveau. En tout cas, elle avait repris les choses en main, et cela on ne pouvait pas lui en vouloir.

La mercenaire avait fourré son parapluie dans la main de Bérénice et lui avait ordonné de s’enfuir. La jeune fouilleuse ne se le laissa pas dire deux fois et, brandissant l'objet devant elle comme un bouclier, elle chargea en hurlant vers la sortie, bousculant Yayoi au passage. D’un bond inspiré par l’instinct de survie, elle sauta à travers le trou de l’explosion et se roula en boule pour amortir sa réception au sol.

Une rafale de balles passa à quelques centimètres au-dessus de sa tête. Que pouvait-elle faire ? C’était un cauchemar là-dedans, et si elle rentrait à nouveau dans la salle forte au milieu du champ de bataille, elle gênerait Winchester plus qu’autre chose. Elle l’avait vu lors du combat contre la Cyber Mantis, elle n’avait pas l’incroyable talent guerrier de la mercenaire. Autant gagner du temps à chercher un moyen de quitter au plus vite ce manoir de l’Enfer en cas d’urgence.

Des froissements d’ailes finirent de la persuader de prendre la poudre d’escampette : trois chauve-souris l’avaient suivie hors de la salle. Au bout de quelques minutes de folle course, Bérénice se retourna enfin sur le palier de l’escalier monumental. L’endroit était assez dégagé pour attendre les mammifères volants de pied ferme. A la lumière du jour et cen petit nombre, les chauve-souris étaient moins difficiles à affronter.

Bérénice se souvint de la faiblesse de ces horribles bêtes et sacrifia une potion sur l’une des créatures. Elle se fit à nouveau mordre. Dans une impulsion de colère, elle empoigna le parapluie de Winchester comme une batte de baseball. Un regard noir fixé sur l’assaillante, elle effectua un magnifique homerun qui expédia le chiroptère à travers une vitre. Le dernier monstre fut plus long à achever, mais Bérénice réussit à sortir de ce combat ébouriffée, ensanglantée, mais victorieuse.

Haletante, elle s’approcha de la fenêtre qui donnait sur la cour extérieure pour s’assurer que la chauve-souris dont elle s’était débarrassée par là ne reviendrait pas. Elle n’en revenait pas d’être capable de frapper aussi fort. L’élan de survie, sans doute. Tiendrait-elle jusqu’à la fin de la journée à ce rythme-là ?Dans la lumière déclinante de la fin de la journée, elle aperçut ce moyen de transport dont avait parlé Yayoi.

“ Une aile de deltaplane … Bien sûr, il n’y a qu’une place, voire deux en se serrant un peu pour descendre sur la ville. Mais je doute qu’il avait l’intention de partager son moyen de transport avec qui que ce soit. J’espère que Winchester l’a mis hors d’état de nuire. Hein ? Je crois avoir entendu un bruit. Cela vient de ce placard. “

La fouilleuse se laissa guider par sa curiosité. Ce son de canalisation était familier, mais elle ne s’attendait pas à l’entendre dans une maison cossue de la plaque supérieure, et surtout pas après toutes ces années. La poignée était un peu dure à manier car le bois avait gonflé à cause de l’humidité, mais rien dont une ferme résolution ne pouvait venir à bout. Derrière le battant de la porte : un distributeur d’électricité et … la canalisation d’un branchement sauvage à l’énergie mako. Le déclic se fit brusquement et elle raisonna à voix haute pour elle-même :

“ Alors d'accord ... Je comprends mieux maintenant, mon cher monsieur Yayoi, pourquoi vous teniez tant à venir ici aujourd’hui précisément. Bien sûr, à cause de l’expédition sous la Tour Shinra, la sécurité des réacteurs a été déverrouillée. Vous devez avoir des complices dans l’équipe, pour pouvoir profiter des réserves de secours du réacteur. Il y en a qui ont les circuits bien connectés. Mais … pourquoi avez-vous besoin de tant d’énergie ? “

Elle s’arrêta net dans son raisonnement. Un cliquetis sinistre, le bruit d’un fusil qu'on arme, s’était fait entendre juste derrière sa tête. Elle sentit la pointe d’un canon dans sa nuque et leva les mains. Il fallait être beau joueur quand on se faisait avoir.

“ Hé bien justement, et si vous veniez assouvir votre curiosité scientifique, mademoiselle Jones ? J’aurais besoin de votre assistance. “

“ Yayoi … “

Forcée de lui obéir, Bérénice retourna dans la salle forte sous la menace de l’arme de l’excentrique homme d’affaires. Elle crut halluciner quand elle vit Winchester à l’intérieur d’une colonne de verre. Elle flottait là-dedans dans la lumière de la mako, et un casque avait été posé sur sa tête. Bérénice le reconnut instantanément.

“ Le heaume d’Hadès ! Je croyais qu’il avait été perdu dans la catastrophe du météore ! Le musée avait été entièrement brûlé ... Que diable allez-vous faire de ce montage grotesque Yayoi ? Faites sortir Winchester de là immédiatement ! “

“ Allons, Miss Jones, on dirait que vous n’avez jamais vu comment l’on fabrique de la matéria. Pour une invocation telle que celle d’Hadès, il nous faut un intermédiaire humain. Le destin a voulu que ce soit Miss Valdès qui ait cet honneur. Maintenant, puisque vous êtes valide, vous me ferez le plaisir de manier ce levier et de faire rentrer la mako à flots dans cet incubateur. “

Bérénice alors remarqua que l’homme boîtait. Il s’était fait un garrot, et les dieux savaient ce qu’il avait pris comme calmant pour taire la douleur, mais effectivement, il n’était pas en état de manipuler la pompe à mako. Bérénice secoua la tête.

“ Je ne peux pas faire cela. Une telle exposition à la mako entraîne de graves empoisonnements. Lorsqu’une personne est atteinte, son sort est pire que la mort. “

“ Vous savez mademoiselle Jones, je suis quelqu’un de très rancunier. Si vous ne m’assistez pas, ce ne sera pas votre vie qui sera en jeu, mais celle de vos parents. J’ai d’autres expériences à mener, beaucoup d’autres matérias à créer, ce n’est qu’une question de temps pour que j’aie à nouveau besoin … d’intermédiaires. “

Bérénice avala sa salive avec difficulté. Elle aurait dû s’imaginer qu’essayer de faire jouer la corde sensible d’un dingue comme Yayoi ne faisait qu’exciter davantage sa folie. Elle fit mine de fixer les leviers avec indécision, mais ses méninges turbinaient pour trouver un moyen de se sortir de ce mauvais pas. Un Yayoi qui avait fait mumuse avec les excitants et les antalgiques, un chaos dû à une récente bataille, des leviers datant de l’ère précédente … Il y avait forcément un moyen de faire quelque chose de tout cela. Finalement, elle empoigna les leviers et tenta de les actionner.

“ C’est coincé. Il doit y avoir de la corrosion qui s’est installée. Je dois nettoyer cela avec un tournevis ou quelque chose comme ça. Vous avez une armoire à outils ? “

“ Par là. Un bon conseil : n’abusez pas de ma patience, Miss Jones. “

“ Certes, je n’oserais pas. “

Maugréa la jeune femme. Bérénice passa prudemment à côté de Yayoi et fouilla dans le placard en question. Elle en tira quelques outils et un bidon d’huile. En se relevant, elle entendit un couinement et un battement d’aile. Une chauve-souris à l’agonie. Elle eut un mouvement de recul et laissa tomber un tournevis. Yayoi tourna la tête pour déceler l’origine de cette agitation.

Ni une ni deux, Bérénice lui lança une bonne rasade de lubrifiant sur le visage. L’homme lança une bordée d’injures qui rivalisait en vulgarité avec Winchester. Furieux, il tira à l’aveugle, une main pressée sur ses yeux douloureux. Bérénice se dépêcha d’aller s’abriter derrière l’incubateur. Les balles ricochèrent sur la vitre blindée. Bérénice enclencha alors la commande pour ouvrir l’incubateur.

“ Je me fiche que cela t’abîme, fichu tas de ferraille, ouvre-toi ! “

A force de taper à répétition sur le bouton de déverrouillage tout en soulevant le levier d’ouverture, elle réussit à faire lever la colonne de verre. Un flot de mako se déversa dans la pièce et fit trébucher un Yayoi pratiquement aveugle. Bérénice se précipita vers sa collègue pour la soutenir.

“ Winchester, est-ce que ça va ? Oh non ... la pompe ... “

Un grondement de mauvais augure se fit entendre … Et une nouvelle vague de mako déferla dans la pièce. Bérénice tenta de tirer la jeune mercenaire à l’abri derrière le poste de commandes tandis que Yayoi était submergé.

Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Sam 23 Mai - 23:13
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






Un sifflement aiguë et strident lui vrilla les tympans, avant même d'avoir retrouvé l'usage de ses sens, elle s'était instinctivement redressée vers Yayoi qui avait bloqué sa main armé pour approcher la sienne de son cou, faute de mieux, elle avait tenté de l'arrêter avec ses dents, le mordant de toutes ses forces … mais elle sentit quand même l'aiguille se planter dans sa peau et se fut le noir complet.

Quand elle commença à émerger, elle n'était pas encore tout à fait reconnectée avec la réalité. Elle avait l'impression de flotter – mais ça, c'était bien le cas –  et elle sentait une terrible nausée l’étourdir et lui retourner l'estomac. Elle avait l'impression que sa tête allait exploser, elle entendait toujours ces sifflements, comme si une foule de milliers de personnes essayaient de chuchoter à son oreille. Quand elle ouvrit les yeux, elle eut l'impression d'être retournée dans le passé, quand elle se développait encore dans une cuve. Elle eut même l'impression de revoir ce visage familier qui lui était si chère … mais après un instant, il disparut dans les limbes pour laisser place à deux silhouettes agitées. Elle essaya de bouger, mais elle ne pouvait pas, elle avait réussi à se réveiller, mais elle était encore paralysée. Allez, du nerf !
Elle sentait la Mako imprégner son corps, ce qui était désagréable mais n'avait jamais représenté un réel danger pour elle. Elle sentit cependant quelque chose se réveiller dans sa poitrine, une douleur lancinante qui semblait éveiller toutes les cellules de son corps, comme des picotements ou des aiguilles par endroit. Comme si quelque chose gonflait douloureusement près de son cœur et la marque de mako sur son omoplate commença à brûler. Ce n'était pas la première fois qu'elle sentait ça …

Elle devait absolument sortir d'ici.

Tout à coup, elle se sentit projeter en dehors de sa capsule et elle retomba lourdement sur quelque chose de moelleux. Elle mit encore un moment à retrouver pleinement ses sens et lorsqu'elle retrouva la vue et l'ouïe, elle se rendit compte que Bérénice était là, mais elle avait du mal à entendre et à voir, comme si ça résonnait … comme si il y avait un poids sur sa tête. En voulant se masser la tempe, elle remarqua que quelque chose la gênait vraiment. Elle poussa un grognement en retirant sèchement le casque et sa perruque brune partit avec, relâchant ses cheveux blonds naturels. Elle jeta le tout furieusement un peu plus loin. Sous ses lentilles, le bleu de ses yeux brillait vivement et ça la brûlait, d'ailleurs. Elle remarqua cependant qu'elle tenait toujours son pistolet dans la main, apparemment, même inconsciente, il n'avait pas réussi à lui enlevé.

Ça sentait la Mako à plein nez et son dos lui fit un peu plus mal lorsque la cuve ouverte commença à cracher une nouvelle vague. Non sans difficulté, elle parvint à se relever en se tenant à la borne de commande. La pièce ne pourrait pas se vider, il ne semblait pas y avoir de système d'évacuation en dehors de la capsule qui était sur-élevée et l'ouverture qu'elles avaient faite n'était pas à ras le sol, même si la mako débordait un peu de l'autre côté, ils auraient les pieds dedans. Les vapeurs étaient déjà toxiques en soit, alors il n'était pas question que l'archéologue patauge là-dedans !

— Attends là.

Les remouds s'étaient apaisés, elle sauta dans la mare et commença à renverser tous les meubles qu'elle trouvait pour créer un passage afin que Bérénice puisse sortir sans trop de dommage.

— Dépêche toi !

De son côté, elle chercha finalement Yayoi, elle ne le trouva pas facilement parce que la luminosité avait clairement baissé, mais elle finit par mettre la main dessus. Elle le traîna en le tenant par le col, s'assurant de l'avoir bien désarmé, même si il n'avait de toute façon plus l'air très apte à sévir. Elle ne fit rien pour lui épargner les escaliers, le traînant toujours dedans et l'attacha avec les cordes des rideaux.

— Évite de mourir tout de suite, tu nous dois un sacré paquet de gils, surtout que la prime vient de grimper en flèche.

Il devait rester en vie pour qu'elle puisse toucher toutes ses primes, la mort d'un mandataire faisait drastiquement baisser le montant de la paie promise et demandait de nombreuses démarches fastidieuses. Elle lui donna un coup de pied pour essayer de le faire réagir et obtint une sorte de gémissement rauque. Bon, il était bien en vie, tant mieux.
Elle poussa un soupir et commença à se débarrasser de son de impaire imprégné de mako, le jetant négligemment à terre. En reposant son regard sur Bérénice, elle avait presque l'air contrariée.

— Je t'avais dis de partir, rien ne t'obligeait à rester pour m'aider.

Elle allait lui être redevable, maintenant ! Elle détestait avoir des dettes. Lancée dans son élan, elle retira son haut pour se retrouver en débardeur tout fin et commença à retirer ses bottes.







.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Invité
Invité
Anonymous
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Mar 26 Mai - 22:41

« La décision est souvent l’art d’être cruel à temps. »


Le destin avait-il décidé que Bérénice allait servir de filet de sécurité à vie pour Winchester ? L’avenir nous le dira, mais cela semblait parti pour. Heureusement, la mercenaire n’était pas très corpulente. Quoiqu’il en soit, la salle forte s’était transformée en chaos. Bérénice sentait la panique menacer de prendre le dessus sur toutes ses émotions tandis qu’elle se relevait. Elle regardait Yayoi patauger dans la mako comme un insecte dans une flaque d’eau avant de s’arrêter de bouger. L'archéologue avait elle-même des vêtements assez couvrants, mais elle n’avait pas envie de mettre un pied dans cette dangereuse inondation.

Pourtant, il ne fallait pas traîner. Les fumées de mako commençaient à monter, vaporisées dans l’air par l’incubateur qui agonisait dans un grésillement électrique. Bérénice commença à tousser et sa vision se troubla. Le mal de crâne guettait. Winchester mit un terme à son hésitation en poussant les meubles pour lui ouvrir un chemin. Cette force prodigieuse … Dans quelles ressources surhumaines était-elle en train de puiser ?

Winchester s’était débarrassée du casque, et arborait désormais une chevelure blonde. Lorsque la mercenaire lui adressa la parole, Bérénice les vit : ces yeux luisants comme ceux d’un bandersnatch dans la nuit. Etait-ce une vision ? Dépêche-toi. Elle ne se le laissa pas dire deux fois. Une fois hors de danger, elle eut la surprise de s’entendre dire des reproches.

“ Partir … ? “

Bredouilla t-elle en reprenant son souffle. Elle regarda Yayoi, ligoté et inconscient. Il était sûrement à peine mieux que mort. La jeune femme ôtait son imperméable souillé par la mako, pour en écarter aussi vite que possible le contact avec la peau. Malheureusement, le liquide s’était diffusé par le col jusque sur ses vêtements. Et cette lueur verte sur la peau de cette fille … elle ne savait pas trop si elle devait pleurer ou se mettre en colère. Bérénice craqua, la voix déformée par l’émotion :

“ Mais qui es-tu au juste ? Je voulais partir, mais il m’a rattrapée ! Je croyais que tu t’occupais de lui ! Il voulait que je mette la pompe à mako en route pour fabriquer une matéria avec toi dans cette machine ! “

Elle passa sa main dans ses cheveux, extrêmement nerveuse, tourna en rond pour se calmer avant de s’arrêter devant Yayoi. L'homme bougeait inconsciemment en geignant des sons inarticulés et il dodelinait étrangement de la tête. Dire que Winchester avait manqué de se trouver dans le même état et qu’elle la remerciait ainsi. Bérénice secoua la tête sans comprendre.

Ce frêle petit bout de femme qui était en train d’apparaître dans toute sa fragilité et sa détresse. Que cette peau était pâle … Etait-elle elle aussi l’une de ces créatures sorties du fameux laboratoire du damné Hojo, ce pseudo scientifique - son père aurait dit bricoleur - qui recevait autrefois des milliers de gils de crédits pour torturer hommes et bêtes pendant que les archéologues arrivaient à peine à payer leurs fouilleurs ? Le ton de Bérénice était plus fatigué maintenant.

“ Pourquoi tu as pris la peine de le sauver ? Ne peux-tu donc penser qu’à l’argent ? Tu aurais pû te trouver dans le même état que lui avec cette douche de mako. A quoi lui sert sa fortune, maintenant qu’il est gâteux ? Tu peux me le dire ? “

Elle laissa retomber ses bras avec impuissance, avant de lever le doigt en essayant de maîtriser sa voix cette fois-ci. Son regard se planta dans celui de Winchester, ou qui que soit cette fille ...

“ Je vais te dire une bonne chose. Il y a là-bas, dans cette satanée salle, un objet inestimable que tu as jeté dans le décor. C’est le casque d’Hadès. C’est un témoignage inestimable qui pourrait un jour nous en apprendre plus sur le passé de l’humanité. Mais on ne va pas y retourner, parce que c’est incroyablement dangereux. Je vais aller te chercher des vêtements à te mettre sur le dos. Appeler un hélicoptère. Et on partira d'ici au plus vite. D’accord ? Tu ne peux pas sortir comme ça quand même ! “

La fouilleuse claqua ses mains sur ses cuisses, souffla un bon coup, et sortit son phs de sa poche. Par chance, il était encore en état de fonctionnement. Son regard balaya ce qu’elle pouvait voir de l’étage en essayant d’imaginer où se trouvait les chambres. La mercenaire devait tout de même pouvoir trouver quelque chose à se mettre dans cette grande maison.

Bérénice composa le numéro de secours du WRO et croisa les doigts pour qu’ils aient un hélicoptère de disponible. Cela leur coûterait cher, mais au moins, elles rentreraient le plus vite possible à Edge, et Winchester pourrait se faire examiner. Elle fronça les sourcils avec inquiétude en entendant la tonalité, et décida d'aller à l'opposé du chemin qu'elles avaient pris dans l'espoir de tomber sur une garde-robe.

Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Jeu 28 Mai - 14:19
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






Ah. C'est lui qui l'avait rattrapé. En même temps, quand même : il avait eut le temps de l'assommer et de la mettre dans la cuve avant d'aller chercher Bérénice ? Elle l'avait vu courir, elle aurait pu être plus rapide. Donc c'était de sa faute, voilà ! Et non celle de Reanbell qui, comme l'avait fait remarqué Bérénice, était censée s'occuper de lui. Non, non. Oui, bon, on est pas là pour chercher un coupable, hein !
La remarque sur la création de la matéria lui arracha un sourire sardonique et elle baissa les yeux vers la loque qui gisait à ses pieds.

— Ah ouais, il voulait faire ça ?

C'était assez drôle, quand on sait d'où elle vient, mais bon, ça ne devait être drôle que pour elle. Elle se demandait bien ce que ça aurait donné, elle en aurait presque été curieuse si elle n’exécrait pas à ce point qu'on la prenne pour un cobaye. Elle lui donna un nouveau petit coup de pied pour le déranger dans sa catatonie. Ce crétin la dégoûtait … mais bon, ce n'était pas à elle de décider si il devait vivre ou mourir et en fait elle s'en fichait pas mal. Elle faisait juste son job, il avait beau avoir essayé de les tuer, elle était toujours sous contrat avec lui et son travail était de le garder en vie.

Devant les reproches de Bérénice, Reanbell resta de marbre. Elle trouva un peu étonnant qu'elle lui reproche de l'avoir sauvé pour l'argent plutôt que l'avoir laissé mourir par vengeance, mais les gens étaient étranges. La vengeance rongeait et motivait tellement le commun des mortels … Reanbell, elle, ne connaissait pas vraiment ce sentiment. Bien sûr, il lui arrivait de s'énerver quand on lui manquait de respect ou qu'on abîmait ses affaires, mais de la à nourrir un sentiment de vengeance ? Personne n'en valait la peine.

— A quoi ça servirait de le tuer ou le laisser mourir ? Elle haussa les épaules. Je me fiche pas mal de ce qu'il deviendra demain, mais pour l'instant, on est toujours sous contrat.

Elle observa sa camarade en détail, avec cette insistance qu'on les chats, parfois. Il y avait tellement d'émotions sur le visage de la fouilleuse et ces émotions se manifestaient dans tout son corps … cela devait être épuisant de ressentir toujours tellement de choses avec une telle intensité … Elle aurait bien aimé la calmer, au moins par soucis de tranquillité et parce qu'une personne paniquée ou en état de choc pouvait être extrêmement imprévisible, mais elle ne savait pas trop comment et sa flasque de vodka était vide. Elle l'écouta donc attentivement, un bas dans une main, l'autre encore sur sa jambe. Ce truc qu'elle avait sur la tête avait de la valeur, alors ? Est-ce que ça pourrait la calmer de le récupérer ?

Quand Bérénice lui tourna le dos, elle termina de se déshabiller pour se retrouver en sous-vêtements devant la demeure, puis, peu après sa camarade, elle rentra à son tour pour montrer les escaliers. Elle la vit partir dans le couloir opposée à celui où se trouvait la cuve et s'y rendit donc tranquillement. Elle se faufila à nouveau dans l'ouverture, les vapeurs de mako rendait l'endroit peu respirable. Elle pataugea un moment jusqu'à se cogner l'orteil contre ce qu'elle cherchait – aïe. Le casque. Elle le secoua pour éjecter les gouttelettes de mako et ressorti tranquillement avec, elle était en train de l'essuyer dans un rideau quand elle croisa Bérénice à la jonction, en haut des escaliers, cette dernière revenait avec des vêtements.

— C'est ça, le casque que tu voulais ? Elle le montra et l'enroula dans le rideau avant de lui tendre. Tiens. 50% serait très apprécié si tu le revends … et si tu le mets dans un musé, je veux mon nom à côté du tiens sur la plaque. C'est une relique digne du Professeur Jones.







.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Invité
Invité
Anonymous
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Ven 12 Juin - 15:37

« La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie. »


Cette fille était vraiment … Raaah … Bien entendu, elle n’avait donné aucune explication sur ce qu’elle était vraiment, et les reproches de Bérénice glissèrent sur elle comme une averse sur son parapluie en kevlar. C’était à peine si elle ne se mordait pas les joues pour ne pas rire en entendant quels avaient été les plans scélérats du poids mort qu’elles avaient maintenant sur les bras. Enfin, cela ne servait à rien de s’énerver, il valait mieux concentrer toute son énergie  pour le retour sur la terre ferme. Bérénice s’efforça de penser à la blanquette de veau suivie d’un éclair au chocolat qu’elle se commanderait au Septième Ciel, avec cappuccino et supplément double chantilly si elles s’en sortaient.

L’archéologue jeta son phs sur le lit de la chambre dans laquelle elle était arrivée pour avoir les mains libres. Il s’agissait visiblement des appartements privés de Yayoi. Il avait été vandalisé par les pilleurs, le contenu des placards était à moitié jeté en pagaille sur le sol et n’avait pas l’air très propre. Elle fouilla cependant le fond de la penderie et trouva enfin un pantalon de randonnée ajustable qui pourrait convenir à Winchester. Il n’y avait que des chemises à palmiers pour lui couvrir les épaules (cet homme devait être un obsessionnel finalement), et Bérénice opta pour une jaune assez préservée de l’humidité et de la poussière. Pendant ce temps, quelqu’un répondit enfin à la WRO et elle termina ses recherches tout en négociant avec l’agent en communication.

“ Oui, c’est pour une urgence, un accident d’expédition dans le secteur résidentiel de la plaque. Nous sommes deux valides, un blessé grave. Oui … Oui … Non, ce n’est pas possible. Comment ça, pas d’hélicoptère à disposition ? Un problème dans le Réacteur zéro ? Oh, génial … On a vraiment besoin d’un moyen d’évacuation, nous avons une assurance - Comment ça, pas la priorité ! Attendre ? Ecoutez, c’est un problème d’empoisonnement à la mako, chaque minute compte. Il sagit de monsieur Yayoi ! Vous savez, Yayoi enterprises, le transporteur ? Oui, c’est la troisième intervention qu’on vous demande, je suis désolée. Ouais, c’est ça, renseignez-vous, il ne faudrait surtout pas que vous nous sauviez la vie par erreur. Pfff ... “

L’air sombre, Bérénice rassembla les frusques de Yayoi et retourna sur le palier de l’escalier où elle s’attendait à retrouver Winchester. Celle-ci était en train d’essuyer quelque chose dans un rideau, et soudain, une attitude lui rappela quelque chose de familier. Cette fille, elle la connaissait …  Mais cette impression de déjà vu s’évanouit pour laisser place à la stupéfaction.

“ Mais ! Je t’avais dit que c’était trop dangereux. Tu n’avais donc pas assez pataugé là-dedans. Mais il y a d’autres moyens de se rafraîchir tu sais ? Pfouuuuh … “

Bérénice baissa les bras : elle renonçait, d’autant que son attention était captée par le casque. Elle posa les vêtements de rechange sur la rampe de l’escalier et tendit la main pour recevoir l’artefact. Elle avait furieusement envie de le prendre dans les mains, de pouvoir le toucher, le soupeser et de l’examiner. Mais déjà, elle avait reconnu les gravures caractéristiques d’un ancien objet dans un métal dont l’éclat était impossible à contrefaire. A première vue, les idéogrammes appartenaient au linéaire B, et cette simple constatation la fit machinalement sourire.

“ C’est lui. C’est bien lui ! Ah, cinquante pour cent. Tu ne perds pas le nord … Si tu veux. Mais je ne sais pas à quel musée ou collectionneur on pourrait le proposer sans risque. Il ne faudrait pas qu’il tombe entre de mauvaises mains. Je demanderai à mon père … “

Elle avait besoin de s’asseoir et s’installa sur la dernière marche de l’escalier pour mieux contempler leur prise avant de l’emballer soigneusement dans le dernier rideau propre de l’étage. De toutes façons, Winchester avait besoin de quelques temps pour ajuster ses vêtements un peu trop grands.

“ On devrait avoir bientôt une réponse du WRO. Apparement il y a eu du grabuge au Réacteur zéro. Toute l’équipe d’exploration est coincée là-dedans. Ils hésitent à nous envoyer un hélicoptère. Mais si on veut retourner en ville avec ce colis, il faut croiser les doigts pour qu’il le fassent quand même. L’assurance de Yayoi a dépassé le plafond pour les interventions dans les ruines, il faudra peut-être que je fasse jouer la mienne. “

Elle consulta les messages de son phs, comme si cela allait provoquer le rappel des secours. Puis elle se tourna vers la mercenaire qui devait avoir probablement bien avancé de son côté. Elle aurait probablement l’air bizarre dans cet accoutrement.

“ Winchester, c’est vraiment ça que tu veux comme nom sur la plaque ? C’est drôle, maintenant que j’y pense, j’ai l’impression que je t’ai déjà vue quelque part. Un visage comme le tien, on ne l’oublie pas si facilement … “

Bérénice fit un effort de mémoire qui s’avéra payant. Il y avait une petite boule de poils dans ses souvenirs.

“ Tu as un chat. Et tu le montrais à des enfants ce jour-là. Tu leur avait apporté à manger. Ces gosses, personne ne voulait s’occuper d’eux à l’époque.  “

Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Mar 16 Juin - 11:13
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






Devant les nouvelles remontrances de Bérénice, la petite blonde leva les yeux au ciel et haussa les épaules en secoua légèrement le casque pour inciter la jeune femme à le prendre sans plus de chichis. C'était fait, maintenant et si la Mako devait lui faire du mal elle ne se serait simplement pas réveillée tout à l'heure, elle n'était plus à une séance de trempette près. Quand elle finit par le prendre, Reanbell, elle, s'empara des vêtements qu'elle avait apporté pour elle et se changea directement sans chercher à aller plus loin – elle était déjà en sous-vêtements de toute façon. Elle enfila d'abord le pantalon qui était beaucoup trop grand – que ce soit en longueur de jambe ou en tour de taille. Il retomba d'ailleurs aussitôt à ses pieds quand elle voulu mettre la chemise, elle le ramassa et voulu mettre la ceinture mais … même elle, elle était trop grande, il n'y avait pas assez de trous. Elle se contenta donc de la nouer et enfila finalement la chemise avant de retrousser le bas du pantalon. En baissant les yeux, elle fut très soulagée qu'il n'y ait pas de miroir à proximité.

Ceci fait, elle s'approcha tranquillement de sa camarade, restant dans son dos pour observer l'objet qu'elle venait de lui céder alors qu'elle évoquait un problème au réacteur Zéro ainsi que les assurances. Il ne manquerait plus que ça, qu'elles aient à faire fonctionner leurs assurances pour ce crétin, et puis quoi, encore ? Attendez … elle avait parlé du réacteur zéro ? Son visage ne laissa paraître aucune forme d'émotion, mais cette nouvelle l'inquiéta sérieusement, ne sachant que trop bien où était ce réacteur … et ce qui pullulait tout autour. Elle pensait qu'ils avaient tous été anéanti en même temps que la Shinra … mais est-ce que ça voulait dire qu'ils s'étaient contenté d'attendre leur heure ? Pendant tout ce temps … ?

Ce n'était pas le moment de penser à ça, elle préféra donc faire comme si elle n'avait pas entendu cette information, ou comme si elle n'avait pas d'importance.

— Ils lui factureront la franchise, t'en fais pas pour ça.

Tentative désespérée de cintrer un peu cette chemise trop grande qui lui arrivait aux genoux, elle serra la ceinture de son équipement autour de sa taille, lui donnant un look totalement dépareillé. Elle ressemblait réellement à une petite fille qui se déguise avec les vêtements de son grand-père … C'était sûrement le pire cosplay du Joueur du Grenier qui ait jamais existé ! Elle hésita un moment sur comment faire tomber le vêtement, tirant un peu vers le haut pour faire gonfler le tissu puis tirant à nouveau vers le bas pour le tendre … peu importe, c'était affreux dans tous les cas. Elle aurait mieux fait de se faire une toge avec un rideau.

Elle reporta son attention sur Bérénice quand elle commença à évoquer son nom d’emprunt, la mercenaire ne chercha pas à nier, elle n'avait pas besoin que son identité reste secrète dans cette situation, donc peu importe le nom qu'elle portait ou qu'on lui donnait. Elle haussa simplement les épaules en espérant tout de même qu'elle ne chercherait pas trop loin à se souvenir d'elle … mais elle le fit et elle trouva.
Ça alors … son image d'impitoyable dure à cuir allait en prendre un coup si cette fille racontait partout qu'elle montrait des chatons à des enfants malades ! Et sa crédibilité, alors, elle y pensait ? Il n'était pas rare qu'elle se retrouve en conflit avec de dangereuses mafias, il ne faudrait pas qu'on la prenne pour une sensible.

— Dis pas ça comme si c'était exceptionnel. C'est juste que je n'aime pas jeter, alors je préfère donner la nourriture qui est sur le point de périmer. C'est tout.

Et qu'elle ne lui demande pas pourquoi ou comment elle s'était retrouvée avec autant de nourriture, hein ! Ça serait vraiment chercher la petite bête … et puis elle avait une excuse toute trouvée : Reanbell était une acheteuse compulsive invétérée et ça ne serait pas un mensonge de le dire !

— Évite de le crier sous les toits, ça ne serait vraiment pas bon pour mes affaires.

C'est dans son accoutrement improbable qu'elle descendit les escaliers pour retourner devant la demeure où gisait toujours Yayoi, au vue de sa poitrine qui se soulevait toujours à rythme régulier, il était toujours en vie. Embêtée de devoir poireauter ici pour rien, elle posa les mains sur ses hanches en regardant autour d'elle, plus rien de ce qu'elle pourrait dire ou faire ne pourrait la rendre un tant soit peu crédible, dans cet accoutrement ! Elle s'approcha de la voiture qu'elles avaient rafistolé un peu plus tôt, mais elle semblait vraiment avoir rendu l'âme en arrivant … et aucun véhicule ne semblait en état pour les transporter aux alentours.

— Tu n'as toujours pas de réponse ? On pourrait pas trouver autre chose ?

En faisant le tour de la propriété, Reanbell trouva à son tour le deltaplane, mais à trois avec en plus une masse inerte comme Yayoi, ce n'était même pas la peine d'y penser. Elle commençait sérieusement à s'impatienter quand elle entendit un hélico approcher. Un agent de la WRO était à bord, expliquant que son équipe était dans le secteur au moment de leur appel, ils pouvaient embarquer le blessé pour le déposer à l’hôpital le plus proche, mais elles, elles allaient devoir se débrouiller autrement. Elle ignora bien sûre royalement les regards interloqués et critiques qu'il lui avait adressé à cause de sa tenue.

L'engin reprit son envole et Reanbell fit signe à Bérénice de venir avec elle jusqu'au deltaplane.

— Voilà ce qu'il nous reste à faire … mais ça à l'air plutôt marrant.

Pourtant elle parlait toujours d'un ton égale et son visage restait éternellement inexpressif. Elle fit le tour de la structure, les ailes semblaient comme neuves … alors elle attrapa la barre et commença à le porter vers un endroit propice à se jeter dans le vide, avec l'aide de Bérénice. On pouvait encore voir l'hélico au loin, se dirigeant vers la masse grise d'Edge.

— A trois. Un, deux …







.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Invité
Invité
Anonymous
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Ven 19 Juin - 23:27

« Le monde est un spectacle à contempler et non un problème à résoudre. »



“ Je compte sur toi … “

Soupira simplement Bérénice quand Reanbell balaya d’un revers de main les tracasseries administratives. Reanbell serait sans doute la plus efficace et la plus tenace pour venir à bout de ces ennuis se profilant à l’horizon. Une fois qu’elle aurait changé de tenue de retour à la civilisation, car pour le moment, elle n’était pas très crédible en Yayoi. Dans une convention, elle gagnerait peut-être le prix de l’originalité ? De la caricature la plus drôle (ça existait, ça) ?

* Je ne pense pas qu’on puisse faire des courses en ville pour y remédier ... *

Toujours aussi têtue, Reanbell refusa de donner un autre nom. Winchester, cela irait alors, sans doute. Et pour ce qui est des souvenirs, elle ne nia rien, mais trouva une excuse étrange pour expliquer son geste, qui pouvait passer elle aussi. Elle resterait professionnelle jusqu’au bout alors. Importance de se dissimuler derrière un masque quand on est mercenaire, cela devait être indispensable, alors autant ne pas chercher à la contredire : mieux valait essayer de battre le vent avec un bâton.

“ Tu as raison, c’est une bonne chose d’économiser. Très rationnel. C’est une qualité précieuse, la rationalité. Il faudrait plus de gens comme ça de nos jours, le monde tournerait peut-être plus rond. “

Sur cette conclusion, Bérénice tira sur le dernier voilage intact pour emballer le casque d’Hadès, finissant de dépouiller la parure de la fenêtre alors que Reanbell faisait ses premiers pas dans son déguisement trop grand. Dehors, Bérénice prit le temps de faire le paquet et de l’assurer sur son dos. Elle avait pris le pli : d’abord c’était Reanbell qui partait en éclaireur, chassait les monstres, puis on voyait ce qu’on faisait. Bérénice n’avait toujours pas de rappel de la part du standard du WRO et vérifiait ses messages avec fébrilité. Enfin, un hélicoptère atterrit au milieu de la rue, et un arrangement fut trouvé. Pour Yayoi.

“ Merci les gars … Ah, on est tranquilles de nos jours côté égalité des sexes, la galanterie a bien été balancées aux orties. “

Murmura Bérénice en contemplant l’hélicoptère repartir en la plantant elle et Winchester là. Elle se retourna pour voir la mercenaire prendre possession du deltaplane et s’approcha à son tour. Elle en avait fait une fois lors d’un voyage à Canyon Cosmo avec ses parents. Bien sûr, cela avait été en plein jour, au soleil, entre deux séminaires, et non après une journée remplie de monstres, d’escalades et de cascades en tous genres, ce qui n’était pas exactement la définition que Bérénice se faisait du fun. Winchester n’était-elle donc jamais fatiguée ? Pourtant, voler au-dessus de Midgar comme un oiseau, c’était quelque chose qu’elle n’aurait probablement jamais l’occasion de revivre.

“ Allons-y. On n’est plus à ça près de toutes façons. “

Bérénice s’accrocha elle aussi au deltaplane et compta en même temps que Winchester. A trois, ses pieds prirent un dernier élan avant de quitter la plaque. Après un moment de tension, de stress, à essayer de retrouver son équilibre, à s’habituer à la force du vent, Bérénice put enfin profiter de la vue qui s’offrait à elles. Les ruines, mais aussi les taudis encore debout dans la pénombre, les chantiers qui ne seraient jamais terminés. Le monde d'avant ce jour-là. Un monde qui deviendrait peut-être un jour lui aussi un sujet d'étude, de fouilles et de relevés.

“ Voilà, ça, c’est ce qu’un Zuu peut voir quand il survole Midgar … “

Fit-elle d’un ton rêveur. Est-ce que le petit que Winchester avait épargné s’en sortirait tout seul ? Bien malin celui qui pourrait le prévoir. Il y avait aussi pas mal d’agitation là en bas. L’expédition sous la tour de la Shinra prenait des allures de débâcle. Bérénice fit signe à sa partenaire de vol qu’elles feraient mieux d’éviter de se poser au milieu de ces problèmes : elle en avait personnellement eu assez pour cette journée, et il ne manquait plus qu’elles percutent un hélicoptère pour couronner le tout !


Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Mar 23 Juin - 19:01
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






Voilà une parole avisée : bien sûr qu'il faudrait plus de gens comme elle en ce monde, Reanbell ne pouvait qu'être d'accord avec ça, car si les gens étaient un peu plus comme elle, ils la comprendraient mieux et arrêteraient de faire des choses qui la dérangeaient ou de la regarder bizarrement quand elle faisait preuve de ce qu'elle considérait comme du bon sens. Cela dit … Reanbell n'était pas certaine de se supporter, mais comme elle n'était pas collante, elle n'aurait pas à beaucoup se fréquenter.
Bérénice eut une étrange remarque lorsque l'hélico s'envola, parlant d'égalité des sexes et de galanterie. Elle n'avait jamais compris pourquoi les gens faisaient tellement de différence entre les mâles et les femelles dans le genre humain, elle trouvait ça étrange que des mouvements comme le féminisme aient besoin d'exister pour que certaines personnes comprennent qu'ils faisaient partie de la même espèce et qu'un chromosome n'avait pas d'impact sur le mérite ou la place sociale d'un être. Elle ne comprenait pas non plus les concepts de galanterie : ça sert à quoi ? Pourquoi ça serait toujours aux mâles d'offrir des fleurs ou de faire preuve de plus de courtoisie ? Pourquoi ce serait aux femelles de rester à la maison pour faire la cuisine et garder la progéniture ? Est-ce que Bérénice voulait dire que sous prétexte qu'elles avaient deux chromosomes X, la WRO auraient du privilégié leur rapatriement plutôt que celui d'un blessé ? C'était un peu bizarre comme sens des priorités, non ?

— Je vois pas le rapport, il était blessé, nous on peut marcher.

Elle ne comprenait vraiment pas l'intérêt du sexisme, ni comment ça avait pu émerger et prendre une place aussi importante dans la société … c'était vraiment étrange. Enfin bon, ça ne l'intéressait pas plus que ça, pour elle l'égalité au sein d'une espèce – et même inter-espèce – était assez évidente pour ne pas avoir besoin d'être débattu.

Elle se retrouva au dessus du vide pour la deuxième fois aujourd'hui, mais c'était bien plus paisible. Les ailes artificiels au-dessus d'elle les faisaient glisser tranquillement dans les airs et la descente était à peine perceptible. Là-haut, le monde semblait si petit et les ruines ressemblaient à un tas de cailloux. Là-haut, le monde semblait silencieux et tranquille. Là-haut les dangers et les problèmes semblaient insignifiant … cela ne faisait aucun doute, elle aurait préféré être un rat d'un tout autre genre, du projet S ou G, quelque chose qui aurait pu lui donner des ailes pour qu'elle puisse voir le monde ainsi quand elle voulait, pour qu'elle puisse fuir, être libre. Libre d'aller où elle voulait, quand elle voulait, libre de se détacher de ce monde, libre de vivre … ou de mourir.
Alors qu'elle observait le paysage sous le couchant, elle pensait à la sensation que ça serait de tomber d'aussi haut, la libération qu'elle pourrait ressentir en s'écrasant en bas … si seulement elle pouvait être libérée. Bérénice parla de la vue habituelle du Zuu, Reanbell pensa plutôt à sa condition actuelle … il était mort, alors il ne pourrait plus voir quand chose. Quant au petit, si il n'était pas mort pendant le combat, il ne ferait sûrement pas long feu.

En apercevant le regroupement que formaient les véhicules de la WRO un peu plus loin, Reanbell changea de cap pour se diriger droit vers l'Est où se trouvait Edge. On pouvait apercevoir la ville d'ici et même si elle était au niveau le plus bas de la région, construit ici justement pour sa surface bien plane, elles auraient sûrement rejoint la terre ferme avant d'arriver aux portes de la ville à moins d'un vent particulièrement favorable.
Pendant qu'elles planaient, elles côtoyèrent un bans d'oiseaux migrateurs se déplaçant en V parfait. En les observant un moment, Reanbell fut intérieurement amusée de croiser le regard d'un des volatiles qui semblait presque outré de les voir là. Il poussa un cri et se groupe dévia sa trajectoire dans une synchronisation parfaite, comme s'ils ne faisaient qu'un bloc.

Les minutes passaient et Reanbell aurait voulu que cela dure encore … la présence de Bérénice ne la gênait même pas et c'était assez rare qu'elle se sente bien avec quelqu'un qui se trouvait si près d'elle.

— Tu t'y connais en mécanique, non … ?

Elle engageait la conversation, ça aussi c'était assez rare pour être souligné.

— Tu crois que tu pourrais m'aider à fabriquer un jet pack ? Ça pourrait être pratique …

Un jet pack et un deltaplane compact et rétractable … C'était l'étape qui venait juste après la ceinture-grapin pour enfin avoir une panoplie digne de Batman ! Après Batman, elle pourrait envisager de passer encore une étape au-dessus en envisageant de fabriquer une armure d'Iron Man fonctionnelle, mais cela demanderait peut-être un peu de patience pour développer une technologie de propulseur miniaturisé suffisamment efficace pour tenir dans la main et sous les pieds.

Finalement, elles atterrirent tout près d'Edge et le terrain bénéficiait déjà  d'un semblant de route praticable.

— Tu l'as eu. Dit soudainement Reanbell après avoir abandonné le deltaplane au bord de la route ( elle n'aurait bien gardé, mais c'était trop encombrant). La Géostigma.







.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Invité
Invité
Anonymous
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Sam 27 Juin - 18:00

« La véritable réalité est toujours irréaliste. »


Elles avaient mis le cap sur Edge et les lumières de la ville les accueillirent avec hospitalité. Elle quittaient l’ombre de la cité fantôme pour retourner à la civilisation. Aux côtés de Bérénice, Winchester semblait profiter complètement de cette lente descente et commençait à tutoyer les oiseaux. Bérénice pensait comprendre cette attitude. Pour quelqu’un qui se sent en décalage avec le reste du monde, les animaux étaient plus faciles à comprendre, leur existence loin de toutes les absurdités des sociétés humaines avait quelque chose d’enviable. Elle était à mille lieues de savoir quel était le véritable problème de cette fille étrange qui ne craignait pas le contact de la mako.

Soudain, Winchester lui demanda quelque chose, en rapport avec la mécanique. Bérénice était un peu surprise, elle ne s’attendait pas à ce que la mercenaire lui demande un tel service, elle qui semblait assez débrouillarde. Mais pour ce genre de fabrication délicate où l’on risquait de se retrouver coincé dans un arbre, il valait mieux être deux. Sans même y réfléchir à deux fois, le cerveau de Bérénice commença à rassembler les éléments possibles à se poser des questions sur le comment et le combien. Ce plan lui faisait envie.

“ C’est pas mal comme truc un jet pack. Mais ce n’est pas une science exacte, il va falloir beaucoup tester. J’espère que tu as quelques après-midi devant toi et que tu ne souhaites pas qu’il soit prêt dans une semaine. “

Le scepticisme de Bérénice était à la mesure de ce qu’elle avait compris de Winchester dans le cadre professionnel : le plus vite et le plus efficacement possible pour le maximum d’argent. Y avait-il donc autre chose qui l’intéressait dans la vie, finalement ? Cette question valait la peine d’être résolue. Mine de rien, même si elle l’effrayait par certains côtés, la petite blonde était assez attachante. Le paysage continuait à défiler en-dessous des aventurières.

La rumeur de la circulation commençait à atteindre leurs oreilles. La magie s’estompa et elle se réceptionnèrent avec une meilleure coordination que quelques heures plus tôt au-dessus de la plateforme détruite du pilier. Bérénice fit quelques mouvements pour se dégourdir et Winchester releva un détail qu’elle semblait avoir un peu ignoré lors de leur rencontre.

“ Oui, j’ai pas été bien pendant un an … Enfin c’est fini maintenant. “

Bérénice réfléchit quelques secondes et se dit qu’elle avait dû être rébarbative avec ses théories déviantes sur l’origine du géostigma. Tout cela n’était pas important quand on pouvait avoir la chance de se lier avec des gens intéressants. Elle n’allait pas non plus l’ennuyer plus longtemps avec sa vision de la justice et ses ressentiments. Les oreilles de Winchester n’étaient pas les bonnes pour ce genre de râleries. Elle dit simplement :

“ Je raconte pas mal de bêtises quand je suis nerveuse. N’y fais pas trop attention. Au fait, tu as quelque chose à manger à la maison ? Je prendrais bien un hamburger frites au Johnny’s Heaven “


Reanbell Valdès
⊶ Suricate grincheux ⊷
Reanbell Valdès
• Anniversaire : 25 décembre
• Age : 23 ans
• Résidence : Edge
• Localisation : Edge
Double compte : Tifa Lockheart & Lucrecia Crescent
Gils : 1192

Inventaire
:
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
    Mer 1 Juil - 21:54
«  Insaisissable, vole papillon bleu !  »
▵ Winchester & Jones ▿






De longs après-midis à plancher sur des soudures, des circuits et autres détails mécaniques, à râler sur les dysfonctionnements, les faux départs et les fuites de carburants ou potentiels explosions malencontreuses … ça ressemblait à des vacances presque parfaites de son point de vue. Si elle parvenait à soutirer toutes les primes que leur devait Yayoi, elle pourrait sûrement se permettre de faire une pause d'une semaine ou deux très bientôt. Cependant, Reanbell n'était pas très patiente, elle n'était pas certaine de pouvoir tolérer beaucoup plus qu'une semaine pour cet accessoires indispensable à son style.

— Je pourrais tolérer deux semaines. Concéda-t-elle, comme si elle se trouvait extrêmement indulgente. On pourrait croire à une blague, du second degré, mais Bérénice devait commencer à comprendre que sa camarade « Winchester » était très sérieuse, la plupart du temps.

Le soir arrivait, le soleil n'était plus visible derrière les reliefs urbains mais le ciel était encore orange, virant doucement vers le bleu sombre. Les lumières artificielles d'Edge illuminaient déjà les rues pour guider ses habitants, c'était sûrement le moment de la journée que Reanbell préférait, surtout dans les rues peu fréquentée, les zones de vie nocturnes étaient beaucoup trop bruyantes, malgré son affection pour ce qui se servait dans les bars.

Sa camarade du jour confirma avoir été atteinte de la géostigma et au vue des études qui avaient été menée sur cette mystérieuse infection, Reanbell prit le temps de l'observer un instant en se demandant comment et pourquoi elle avait été atteinte … et comment et pourquoi elle avait survécu. Les idées morbides étaient sûrement un des facteurs les plus évidents de la maladie. Il fallait un désir de mort ou l'illusion, la conviction qu'on est sur le point de mourir. Le désir, Reanbell l'avait eu à de nombreuses reprises … mais elle avait aussi toujours été intimement persuadée qu'elle ne serait jamais exaucé. C'était ça qui l'avait préservé ?

Et puis, avec sa manie de tellement parler, la jeune archéologue-aventurière en herbe exprima ses intentions à voix haute, habitude que Reanbell avait toujours trouvé particulièrement étrange, ne voyant évidemment pas là une quelconque invitation.

— Ok. Comme tu veux.

Reanbell s'arrêta à un carrefour … elle aussi, elle mangerait bien quelque chose, elle ne serait pas contre un gros cornet d'onion rings bien chauds, avec un grand jus de citron bien acide avec de la vodka. Sa flasque était vide en plus, il fallait qu'elle refasse le plein … Connaissant bien le Johnny's Heaven, elle savait qu'il fallait prendre à gauche, hors, l’hôpital où avait été emmené Yayoy était à droite et elle avait encore des affaires à régler. Elle ne pourrait pas se reposer tant qu'elle ne serait pas certaine de toucher son argent et toutes ses primes. Elle trouverait sûrement un food truck en chemin où elle pourrait se procurer de quoi ravir ses papilles.

— Moi je vais par là. Je m'occupe de faire ce qu'il faut pour nos gains et nos primes. Laisse-moi tes coordonnées, je te tiens au courant … et toi tu me diras dans les prochains jours ce que tu as fait du casque. On se reverra pour le Jet Pack.





.:.

:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 


Petites pattes & grumpies:
 
Contenu sponsorisé
Re: FB [- εγλ 0010, Avril] Reanbell - Bérénice ~ Insaisissable, vole papillon bleu !
   

Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Final Fantasy VII - Lifestream's Breath :: Friends zone :: Archives RP abandonnés-
Sauter vers: