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 Lucrecia Crescent | I'm so sorry

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⊶ Free as a wild chocobo ⊷
avatar
• Anniversaire : 22 juillet
• Age : 63 ans
• Résidence : Une grotte
• Localisation : Région de Nibel
Double compte : Tifa Lockheart & Reanbell Valdès
Gils : 25

Inventaire
•:
MessageSujet: Lucrecia Crescent | I'm so sorry   Jeu 5 Jan - 20:21


Lucrecia Crescent

       

Luce, Lucy


       

63 ans


       

22 juillet  


       

1m70 


       

Electron libre


       

Scientifique déchue


       

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Lucrecia | Final Fantasy VII

   

   
Personnaliser


« A beautiful lady ... Lucrecia ... »

      Lucrecia est la grâce et l’harmonie incarnée. Avec son mètre soixante-dix d’élégance et son corps fin, elle a tout d’un ange tombé du ciel. Son visage est fin, son regard doux est cependant hanté par la douleur et le regret. Son sourire ferait fondre le cratère nord tout entier tant il véhicule de la bienveillance. Sa longue chevelure châtain, souple et soyeuse, pourrait lui permettre de tourner d’excellente pub Loréal et ses grands yeux de biches couleur noisette, décorés de longs cils foncés, seraient idéals pour une ligne de maquillage haut de gamme. Elle ne détache que très rarement ses cheveux car ils sont très longs, ne laissant que deux mèches (dont les épis défis la gravité) encadrer son doux visage.
Elle met en valeur ses longues jambes graciles par des jupes mi-longues, souvent bleues ou blanches ainsi que des escarpins vernis. Son statut de scientifique l’oblige à souvent s’affubler d’une blouse blanche, mais ses couleurs vestimentaires restent principalement le bleu et le blanc.
Coquette, elle porte un collier de perles, des boucles d’oreilles en argent très raffinée et un bracelet assorti à la cheville.
Elle dégage un doux parfum de violette, saillant à merveille avec sa silhouette délicate. Sa démarche est fluide et élégante, digne de la lady qu’elle est, elle garde en permanence une posture droite mais naturelle. Même en colère, son visage reste incroyablement harmonieux et ses gestes gracieux. Depuis sa fusion avec le cristal, cependant, il arrive que ses yeux prennent la teinte de la mako lors d’une vive émotion, qu’elle soit positive ou négative. Il est également fréquent que son regard se perde dans le vide, reflétant alors toute la souffrance que cumule son cœur.
Les yeux de Lucrecia sont effectivement particulièrement expressifs, même si son visage lui reste en globalité modéré.
   

   
   
 
Charisme


« Why did I do what I did? I'm so sorry... »

    Douce et attentionnée, notre Lucrecia … Douce ? Attendez de la voir s'énerver ! En effet, la jolie scientifique se figure être d'un tempérament bien tendre, toujours à l'écoute, sa politesse et sa courtoisie sont généreusement assaisonnées d'un vocabulaire riche, chacun de ses mots n’étant que pure harmonie et délice auditif. Son cœur d'or révèle sa volonté de faire le bien autour d'elle, sa générosité n'ayant d'égale que son désire de rendre ses proches heureux. Malheureusement, affublée d'une certaine maladresse et d'un zeste de malchance, la tragédie qui fut sa vie laissa bien des traces en son cœur. Des cicatrices insurmontables, qu'elle ne souhaite pas oublier, jamais. La douleur lancinante du remord broie constamment son cœur, si bien que sa bonne humeur naturelle d'antan s'effaça pour ne laisser place qu'aux lamentations et aux larmes sèches. En effet, Lucrecia était une jeune femme bien joyeuse, toujours optimiste et motivée, mais c'était il y a bien longtemps. Si longtemps qu'il lui arrive parfois de se demander si ce n'était pas une autre vie, une autre fille qui s’appeler Lucrecia … une fille bien, pas comme elle.

Les drames qui animèrent sa pauvre existence firent donc d'elle une femme brisée, s'excusant inlassablement sans jamais demander pardon. Elle ne fait effectivement qu'exprimer son regret, se sentant à peine capable de prononcer d'autres mots que ceux-ci. « Je suis désolée ». Mais ces derniers ne sont pourtant en aucun cas un appelle au pardon, ce pardon qu'elle ne mérite pas, qu'elle ne désire recevoir de qui que ce soit. Aussi insupportables soient-ils, la jeune mère tiens à vivre avec ses péchés et chacun des maux qu'ils impliquent, mettant un point d'honneur presque malsain à recevoir la punition qu'elle mérite. Tant de supplices ont d'ailleurs eut raison de sa lucidité. Si elle peut parfois paraître normal, elle n'en reste pas moins parfaitement instable, voir totalement lunatique depuis le terme de sa grossesse. La perte de son enfant qu'elle ne put jamais étreindre ainsi que du seul homme qu'elle ai jamais aimé et qui l'ai jamais aimé, réduisit son esprit en miette. Folle ? Ce serait le mot. Qu'elle ironie qu'elle le soit devenue autant que son fils. Ses crises la hantent sans relâche, pouvant, d'un instant à l'autre, éclater en crise de colère ou de panique, ou bien de larmes, bien qu'elle ne puisse plus en verser de véritables depuis longtemps.

Inquiétante donc, de par ce côté instable, terrifiante même, et depuis toujours, lorsqu'elle se met en colère. Plus redoutable qu'une louve sauvage, elle ferait trembler Jenova elle-même si jamais elle assistait à une de ses crises de nerfs. Cependant, notre douce Lucrecia garde toujours un aspect fragile, qu'elle soit joyeuse ou fâchée, voir même violente, aussi redoutable puisse-elle paraître, quelque chose dans sa voix, dans son regard, lui préserve un on-ne-sait-quoi de fragile. Car mademoiselle Crescent reste une jouvencelle. Une jouvencelle sachant bien se faire respecter seule, mais que ce soit son sourire ou son air triste, tout chez elle donne instinctivement envie de la protéger.

Complètement obsédée par son fils qu'elle cherche constamment, il lui arrive d'en oublier tout le reste, pouvant de ce fait passer pour quelqu'un de sans cœur et de plutôt égoïste, surtout à l'égard de son ange gardien aux ailes pourpres, Vincent, toujours si bienveillant à son égard. En réalité, cela cache une véritable hantise du bonheur. Si elle souhaite de tout son cœur rendre ses proches heureux, elle éprouve une forte aversion pour le sien, se figurant de ne pas le mériter. Chaque moment de douceur ou d'apaisement lui laisse un goût amer au fond de la gorge, ceci expliquant pourquoi elle peut parfois se montrer distante voir répulsive envers les personnes qui lui veulent du bien.
 



 
Expérience


   
« Why did I do what I did? I'm so sorry... »

Tant d'erreurs, de regrets et de souffrances. Ainsi, ma vie n'aura été qu’enchaînements de maladresses désastreuses qui menèrent le monde à ce qu'il est aujourd'hui. Désolation et chaos, voici ce que j'ai provoqué … La planète souffre ainsi que ceux qui la peuple et je suis la genèse de tous ces maux. Si seulement je pouvais revenir en arrière, si seulement je pouvais racheter mes péchés... Je suis tellement désolée, et pourtant, je ne puis demander à qui que ce soit de me pardonner. Je ne mérite ni pardon, ni rédemption. Une peine éternelle, tel est le seul chemin qu'il m'est possible de suivre à présent. Ma première erreur fut sans doute celle de venir au monde, la seconde fut très certainement de suivre la voie de la science, m'écartant de ce que m'avait prédestiné mes parents.

   Je suis née dans l'humble Village Glaçon du continent nord, dans une famille de simples commerçants. J’eus une enfance plutôt heureuse dans ma campagne, si ce n'est un père des plus frigide, violent et alcoolique, nous avions un niveau de vie plutôt modeste, mais c'était bien suffisant à combler nos besoins. Cependant, ce n'était pas assez pour moi. Je ne désirais pas passer ma vie ici ; dés mon plus jeune âge, j'avais soif d'apprendre et de voyager. Je m’intéressai très tôt à la science, me procurant tous les livres possible traitant du sujet. J'aimais toute sorte de science, la physique, la chimie mais aussi la biologie, l’anthropologie et l'astronomie. Je travaillai dure pour étudier seule ces phénomènes qui me passionnaient et j'économisai pendant des années avant d'enfin prendre mon envole, malgré la réticence évidente de mes parents, et surtout de mon père qui faisait tout pour me retenir ici afin que je reprenne l'exploitation familial. Mais je refusai de me contenter de ça, je voulais plus.
   Je passai les concours d'entré à l'académie scientifique de Midgar à quinze ans et avec les meilleurs résultats de la promotion, je fus acceptée. Je décrochai une bourse d'étude qui m'aida grandement pour vivre là-bas. C'est peu de temps après mon départ de mon petit village gelé qu'il se produit un dramatique accident. Personne ne comprit ce geste, mais je savais très bien que c'était de ma faute. Mon père, qui était déjà des plus instable, tua ma mère par balle au cours d'une crise de paranoïa aigu, suite à quoi, il retourna l'arme contre lui. Si j'étais restée là-bas, peut-être que cette crise n'aurait jamais eu lieux, peut-être aurait-elle était retardée du moins ou peut-être aurais-je alors pu nous protéger ? Où alors j'aurais péri avec ma pauvre mère … et tout ceci ne se serait jamais produit.

   Je consacrai tout mon temps libre à étudier, car cela me passionnait tout simplement. Quelques années plus tard, je décrochai mon diplôme et j'entrai d'office à la Shinra, qui m'avait repérée depuis un moment. Je commençai alors à travailler sur ma thèse au sujet du Lifestream et des Armes. Nous avions retrouvé des tablettes très anciennes traitant du sujet et je m'y penchais très sérieusement. Comme mes études faisaient beaucoup de bruit dans le département, je fus un jour convoquée par le président Shinra lui-même. Il dit alors s'intéresser à mes travaux et envisageait même de me céder une équipe d'élite en tant que directrice du projet.

   -Vous êtes très prometteuse mademoiselle Crescent, d'ici quelques temps, je pourrais vous désigner comme nouvelle directrice du département scientifique, il me semble que ce serait votre juste place.
   C'est alors qu'il sourit en passant sa main dans mes cheveux.
   -Et un jolie visage en plus de ça … Vous avez tout pour plaire, la Shinra a besoin d'une telle image. Qu'en dite-vous ?
   J'eus un geste réflexe de recule, ce qui l'encouragea à s'approcher un peu plus de moi pour expliciter ses propos.
   -Je pourrais vous faire monter en grade … Seulement si vous y mettiez un peu du votre en échange. Ça ne tiens qu'à vous.

   La réputation du président le précédait, et pourtant j'étais naïvement venue ici en pensant que cet homme s'intéressait vraiment à mes recherches. Il promettait de faire de moi la scientifique la plus influente et de propulser mes recherches en tête de file du département scientifique de la Shinra. Le pouvoir était quelque chose d'attractif, c'était exactement ce qui poussait toutes ces secrétaires à lui tourner autour. Mais pas moi, non, ma dignité était quelque chose de bien plus précieux que le pouvoir. De plus, j'étais convaincue de ne pas avoir besoin de piston pour faire reconnaître mes recherches, j'avais parfaitement confiance en mes travaux. Je m'efforçai  alors de rester polie tandis que je refusais ses avances. Il aurait bien mérité une gifle et je lui aurais donné volontiers si ça n'avait pas signifié mon renvoie immédiat. Malgré la courtoisie dont je fis  preuve, cela ne l'empêcha pas de se mettre en colère et c'est à ce moment qu'il me promit que je resterai insignifiante toute ma vie si je n'étais pas prête à tout pour mes travaux. C'était sans doute la première fois qu'on lui disait ''non''.

   Quelques jours plus tard, je présentai mes études à la communauté qui me ridiculisa sans ménagement. J'étais effondrée, abattue et dégoûtée. J'aurais sans doute abandonnée si un ami n'avait pas été là pour me redonner courage et espoir. C'était un jeune Turk très dynamique, il avait toujours le mot pour me faire rire. Nous n'étions pas spécialement proche mais je l'appréciais dans sa simplicité. Oui, il m'a été d'un grand soutiens sur ce coup là. Je savais qu'il disait plutôt cela pour me remotiver, mais toujours est-il qu'il fut le seul à ce moment là à dire qu'il croyait en moi et mes travaux. Grâce à lui, je décidai de ne pas lâcher prise et de me battre malgré tout. Je continuai mes recherches avec plus de conviction encore, bien déterminée à leur prouver à tous que j'avais raison.


« Soul wrought of terra corrupt, quelling impurity, purging the stream to beckon forth an ultimate fate. Behold mighty Chaos, Omega's squire to the lofty heavens. »


Je découvris peu de temps après qu'un grand scientifique s'intéressait aux mêmes travaux que moi, si bien qu'on me dépêcha auprès de lui en tant qu’assistante. Ma rencontre avec le docteur Valentine était alors pour moi une véritable aubaine et c'était peu de le dire. Je n'avais jamais rencontré d'homme plus brillant et plus intéressant que lui. Peut-être étais-ce le fait qu'il étudie justement le sujet qui me passionnait le plus ? Il restait le seul de toute la communauté scientifique à m'apporter du crédit, se trouvant même tout aussi passionné que moi à ce sujet. Et en plus de ça, il était plutôt bel homme. Il attisa très vite mon admiration la plus total, et je crois n'avoir jamais était plus comblée qu'à l'époque où je travaillais avec lui. Il était si bienveillant à mon égard et il avait quelque chose d'unique dans les yeux. Je ne sais pas, peut-être avais-je un peu le béguin pour lui … Cela dit, ça restait parfaitement innocent, il avait l'âge d'être mon père après tout et c'est un peu ainsi que je le voyais … Comme le père doux et attentionné que je n'avais jamais eu.

   Au cours de nos recherches, nous avons découvert des indices nous laissant en tout point croire que Chaos et Omega était deux formes de vies crées par la planète, nés du Lifestream comme tout autre chose. Nous étions très enthousiastes et nos efforts furent alors concentrés à trouver l'endroit où ces entités auraient pu naître. En parallèle à cela, nous apprenions que le professeur Gast venait lui aussi de faire une grande découverte. Un artefact Cetra des plus précieux, car il s'agirait du corps préservé de la plus ancienne de cette espèce disparue. L'étude de cette Cetra allait bientôt prendre une position primordiale dans les études du département scientifique de la Shinra, et je faisais partie de ceux qui étaient potentiellement conviés à y prendre part.

   Mettant cette histoire de côté pour le moment, nous continuâmes nos recherches avec ardeur et je me montrai plus déterminée que jamais, même si on pataugeait un peu. Je me sentais pousser des ailes aux côtés du docteur Valentine, j'étais certaine de notre réussite. C'est quelques mois plus tard que nous trouvâmes alors une source parfaitement extraordinaire. Cachée dans les profondeurs d'une grotte des plus difficilement accessible, elle regorgeait de cristaux de Lifestream. C'est la rivière de la vie elle-même, en stagnation, qui s'est ainsi cristallisée, c'est la première fois que nous voyions cela, c'était merveilleux. J'étais alors persuadée qu'il s'agissait du réservoir de ''terre souillée'' mentionné dans les anciens textes Cetra. Le  docteur Valentine, lui, pensais qu'il s'agissait d'un gisement de bioplasma contaminé extrait des courants de la Rivière de la Vie. De cette caverne émanait une énergie étrange que je n'aurais su décrire, mais je n'avais jamais ressenti cela avant. J'étais tellement excitée ce jour-là ! Nous étions sur le point de toucher à notre but, j'allais enfin prouver ma valeur à la communauté scientifique, leur prouver à tous que j'avais raison !

   -Venez vite docteur Valentine !
   -Eh, la fontaine n’ira nulle-part !


   A présent nous pouvions en être sûrs, c'est ici qu'allait naître Chaos, au cœur du plus imposant des cristaux qui trônait fièrement au centre de la caverne. Au cours de nos investigations dans la caverne, et en relevant l'échantillon de vie que nous dénichâmes au cœur du cristal, le docteur Valentine trouva une bien curieuse matéria à l'éclat et l'allure parfaitement unique, juste à côté de la source de Chaos. Nous ne savions pas à ce moment là ce qu'elle représentait, mais nous nous doutions qu'elle avait forcément un lien avec Chaos et Omega. Nous décidâmes de la conserver avec précaution le temps de nous pencher plus en détail sur son analyse.

   De retour au laboratoire avec les cellules de Chaos, je me mis aussitôt au travail. Je ne pouvais pas attendre pour commencer les premières analyses. Les brimades de mes collègues sur mes travaux duraient depuis bien trop longtemps, je voulais les faire taire une bonne fois pour toute. J'avais raison au sujet des Armes, Chaos et Omega existent. Le président aussi pouvait bien en prendre de la graine ! J'allais lui prouver de quel bois se chauffe une jeune scientifique ! Le docteur Valentine ne manqua pourtant pas de me mettre en garde envers ma précipitation mais il m'était parfaitement impossible de ralentir.

   -Ne croyez-vous pas que vous précipitez un peu trop les choses ?
   -Pourquoi attendre ? Tous les scientifiques de la Shinra se sont moqués ma thèse ! Maintenant j'ai de quoi prouver qu'ils avaient tore !


   Je commençai dès lors les manipulations et les relevés sur la substance que nous avions prélevé. Le docteur Valentine restait près de moi, toujours bienveillant, quand son attention se porta vers la cuve. Intriguée par un résultat un peu inattendu, je me levai pour observer la matière de plus près, remarquant qu'elle s'était agitée. C'est alors qu'elle devint totalement instable et incontrôlable, sans que je ne sache pourquoi et sans même que je n'eu le temps de le voir venir, les cellules formèrent un rayon qui se rua sur moi. Le docteur Valentine intervint aussitôt et me poussa hors de la trajectoire du faisceau dévastateur qui l’atteint à ma place. Un peu sonnée, je me relevai aussitôt en remarquant que la substance était en train de ronger son bras. Je ne comprenais pas ce qui avait pu se passer, mais les cellules qui l'avait heurté étaient en train de le ronger de l'intérieur et c'était irréversible. Il était mourant, et je restai totalement impuissante. Je refusais qu'il meurt, pas maintenant, pas à cause de moi ! Mais il était trop tard, ce que je voulais n'avait aucune incidence sur ce que j'avais fais.

   -Dites à mon fils … que je suis … désolé.
   -Docteur Valentine !
   -L'heure est venu pour moi … de retourner … au Lifestream …


   Je l'étreignais pour le garder avec moi en ce monde, mais il disparut dans mes bras, me laissant seule avec mes larmes et mes remords. Non … Pourquoi, pourquoi, docteur Valentine ? Pourquoi êtes-vous retourné si tôt à la Rivière de la vie ? Pourquoi …. Je suis tellement désolée ! C'était entièrement de ma faute, si je n'avais pas tout précipité, si j'avais été plus prudente ! Jamais je ne pourrais me le pardonner.
   La disparition du docteur Valentine me retira tout espoir. Je me murai dans le silence et abandonnai mes recherches sur Chaos et Omega après avoir soigneusement sauvegardé une copie nos travaux. Je n'avais plus le courage de continuer sans lui, je ne méritais plus la reconnaissance pour mes recherches … Je changeai alors de projet et fut mutée pour le projet Jenova.

   Là bas, je travaillai aux côtés du professeur Gast ainsi que du docteur Hojo qui était son assistant. Je pris très vite en compassion ce dernier. Il était peu expressif, un peu solitaire et constamment sur la défensive ce qui lui donnait un tempérament un peu bizarre, mais quelque chose de fragile. En réalité, Hojo était un peu comme moi, lui aussi avait eu beaucoup de problèmes au sein de la communauté scientifique qui rejetait constamment ses idées. J’appris également qu'il n'était pas rare qu'il soit sujet aux moqueries et aux brimades pures et simples, que ce soit pour ses recherches personnelles ou même son physique. Certes, il n'était pas taillé comme un mannequin, et alors ? Je détestais ce genre de comportement puéril, si bien que je pris d'instinct sa défense. Il n'avait pas l'air d'être très sociale et n'avait donc par conséquent pas vraiment d'ami. En fait il ne se cachait pas de dire qu'il n'en avait pas besoin et que ça ne l’intéressait même pas, mais je trouvais tout de même cela triste. D'un côté, je m'identifiais un peu à sa situation, alors je décidai de lui offrir mon amitié et mon soutien, comme l'avait fais pour moi Veld et Grimoire par le passé. Hojo, sans son asociabilité et son irascibilité était finalement exactement comme … mon père. Celui que je n'avais su rendre fier, celui qui s'était suicidé en emportant ma mère … à cause de moi.


 •  
« You had his eyes »


   C'est alors qu'émergèrent divers opposants à la Shinra - due à sa montée en puissance. On envoya un membre des Turks pour assurer la sécurité de nos recherches. Sans doute le destin existe-t-il et avait-il écrit tout cela pour nous.

   -Vincent Valentine, des Turks, assigné à votre protection, madame.

   Mon sang ne fit qu'un tour, mon cœur s'arrêta net. Je baissai la tête et balbutiai contre le sort qui s'acharnait sur moi. Pourquoi avait-il fallu qu'il envoie son … son fils ? Ce fils pour qui le docteur Valentine était si désolé en poussant son dernier soupire. Je lui ai pris son père, et le voilà devant moi et j'étais incapable de respecter les dernières volontés de l'homme que j'admirais et respectais le plus. Le pauvre Vincent, quelle impression avais-je bien dû lui donner ce jour-là ? Le plus dure pour moi fut sans doute de le regarder dans les yeux. La culpabilité en était d'autant plus lourde qu'il avait exactement les mêmes yeux que son père … Si doux, si bienveillant. Je ne pouvais supporter un tel regard sur ma personne, car je ne le méritais pas. Tout timide qu'il était, Vincent osa cependant m'interpeller alors que je me confondais dans mes remords. Je tentai alors de corriger mon impolitesse.

   -J- … Veuillez m'excuser, c'est juste que … C'est la première fois que je rencontre un membre des Turks ! Menti-je. Lucrecia Crescent, c'est un plaisir de faire votre connaissance, monsieur Valentine.


« Do you remember our place? Under that tree? The warm breeze on our skin… »


Malgré tous mes remords et toute la difficulté qui m'incombait à supporter son regard, je ne puis m'empêcher à la fois de me rapprocher de lui. Il faut dire que Vincent était un jeune homme des plus charmant, si attentionné et tellement attendrissant derrière ses petits airs timides. Si je parvenais toujours à l’embarrasser, lui aussi de son côté me mettait dans tous mes états, sans qu'il n'en sache jamais rien, cela dit. Je n'ai jamais su ce que je voulais, tantôt nous étions particulièrement complices, tantôt le souvenir de Grimoire resurgissait et alors je le repoussais froidement. Pauvre Vincent … Je le faisais tourner en bourrique. Et pourtant, je voyais toujours cette même lueur d'admiration dans son regard, lorsqu'il le posait sur moi. Ce genre de regard que toutes les femmes rêvent de porter un jour, surtout de la part d'un si joli garçon. J'avais peur, tellement peur … Peur qu'il découvre la vérité et qu'il me déteste, peur de m'être alors tellement attachée à lui que je n'aurais pu supporté de le décevoir. Peut-être avais-je déjà tout simplement peur du bonheur qu'il aurait pu m'apporter ?

   Et pourtant, nous devînmes malgré tout très proches. Perdue au milieu des méandres du chaos de ma vie, je compte encore quelques bons souvenirs dont il fait parti. Un de nos premiers tête à tête se déroula aux abords de Nibelheim, qui était alors un environnement luxuriant aux terres fertiles. Là, au sommet d'une colline, siégeait un arbre centenaire très vigoureux sous lequel il était bon de se reposer. J'y surpris mon adorable garde du corps assoupi. La brise était si douce ce jour-là, que monsieur prétexta avoir simplement voulu « reposer ses yeux juste un instant ». C'est ce même jour que je découvris un petit jeu très amusant. Comme il avait sursauté quand je l'ai réveillé, je lui demandai si mon visage était si hideux que ça pour qu'il prenne ainsi peur. Le pauvre était si gêné ! Je ne me lasserais jamais de voir sa petite frimousse paniquée. Je lui proposai finalement de se joindre à moi pour un petit pique-nique improvisé. Il ne pouvait rien me refuser, c'était assez plaisant ! J'avais apporté du vin et même s'il tenta de prétexter ne pouvoir boire d'alcool pendant le service, je fini par le convaincre en arguant que la sieste ne devait pas non plus être préconisée chez les Turks, au cours d'une mission. Nous passâmes un si bon moment ce jour-là, c'était devenu « notre endroit ». Nous en finîmes légèrement avinés, juste assez pour me faire oublier un instant mes remords et me laisser aller à l'allégresse pure et simple. Nous riions, tout était encore si simple …


 •  
« You always come to my rescue...thank you, Vincent. »


   Le projet Jenova sur lequel nous travaillions, le docteur Hojo et moi, n'était pas toujours facile. Cela demandait de longues heures éprouvantes de travail acharné et c'était vraiment exténuant. Mais à chaque fois que j'avais un coup de moue, à chaque fois que je commençais à perdre ma détermination et ma confiance en moi, Vincent était toujours là. Nous étions devenus très proches, mine de rien, il était mon confident. Je crois qu'il ne s'est jamais vraiment rendu compte à quel point son soutien et sa simple présence m'était précieuse. Je tentais cependant de lui faire comprendre à plusieurs reprises. Même si je ne pouvais m’empêcher de le repousser, c'était tout aussi impossible pour moi de rester indifférente à ses multiples attentions.

   Un jour, nous nous retrouvâmes seule dans un des petits salon du grand manoir Shinre. J'allumai la radio qui diffusait la douce mélodie d'une valse, parce que oui, c'était la mode à l'époque. C'était d'ailleurs une de mes musiques préférée, qui avait été composé sur le thème d'une pièce de théâtre nommé Loveless. Il n'y avait pas de parole, mais le compositeur, qui était méconnu de tous, s'était inspiré de cette romance tragique ainsi que du destin des trois héros qui la compose pour créer sa symphonie.

   -Vincent … Je montai un peu le son. Danse avec moi.
   -Q-quoi ? Non … non, je ne peux pas, j-je ne sais pas danser …


   Il arborait à nouveau ce petit air timide et paniqué alors que je m'approchai de lui avec une moue triste que je maîtrisais à merveille pour le faire craquer, croisant mes mains dans le dos.

   -Donc … Tu ne m'aimes pas ?
   -Non, non ce n'est pas ce que je ….
   -Alors danse avec moi …


   M'approchant un peu plus, je saisi doucement sa main avant de placer l'autre sur ma hanche et lui pris délicatement l'épaule pour l’entraîner dans une danse calme et apaisante, me collant doucement à lui avec un léger sourire aux lèvres.

   -Tu vois, ce n'est pas si mal ?

   Mon garde du corps se révéla être plutôt bon danseur au final et je sentais parfaitement son embarra palpable alors que j'étais contre lui, ce qui en était que plus attendrissant. Je pris le temps d'apprécier la musique et la danse avec lui, redoutant le moment où tout deviendrait à nouveau compliqué, ce moment où le souvenir de Grimoire Valentine me hanterait à nouveau. Je tenais malgré tout à le remercier, ici et maintenant … j'étais un peu confuse et cela ressemblait plus à un  marmonnement, mais je devais le dire.

   -Parfois … Je suis tellement absorbée par mes recherches que j'ai l'impression de me perdre moi-même. A chaque fois que ça arrive, tu viens toujours à mon secours … Merci, Vincent.
   -Quoi ?
   -Rien … Je voulais juste te remercier …


   Oui, nous étions devenus très proches, tellement proches … malgré tout.


 •  
« I... it was all my fault. I didn’t mean for your father to die. I couldn't...! I’m so sorry! »


   C'est alors que le projet Jenova prenait d'immenses ressorts des plus satisfaisants, que l'inévitable se produisit. Je ne sais comment ce dossier avait pu arriver ainsi sous ses yeux, car je ne le consultais jamais et ne le laissais encore moins ouvert en mon absence. Mais Vincent découvrit la vérité sur son père. Je me mis aussitôt à paniquer, ne sachant que faire. Je n'avais plus le choix maintenant, je devais lui dire, d'autant plus qu'il réclamait des explications. Il ne pourrait plus jamais tolérer ma présence à présent, j'en étais certaine. J'avais tellement peur. Tout était de ma faute … Je suis désolée, tellement désolée. Je pris la fuite après lui avoir avouer que j'étais responsable de la disparition de son père et je n'osai plus l'approcher depuis. Il m'aurait tellement haïs, je n'aurais su le supporter. Du moins je le croyais, je pensais qu'il m'en voudrait …

   Dans mon désarroi, j'acceptai la proposition qu'Hojo m'avait faites quelques temps plus tôt. Il m'avait avoué son affection et offert de me lier à lui dans une relation amoureuse, afin de solidifier nos liens et nos recherches, me promettant que, si je portais son enfant, il ferait de lui le plus aboutit des soldats que nous tentions de créer. J'avais alors gentiment refusé en lui disant que je l'appréciais beaucoup, mais que je n'étais pas prête à cela. Sur le coup, il l'avait très mal pris et s'était renfrogné en me disant que j'étais comme toutes les autres femmes : inutile, superficielle et imbécile et que je l'avais déçu. Il n'avait pas manqué de décrocher un mot cinglant au sujet de Vincent qu'il appelait « Ce gamin sans cervelle des Truks ». Et comme à présent j'acceptai non seulement une relation avec lui mais aussi de porter « sa perfection » il s'en montra que plus méprisant envers Vincent.

   Mon enfant … Je n'ai jamais voulu faire de lui un monstre. Pourquoi ai-je donc accepté ? Parce que faire de lui un Cétra l'aurait rendu spécial, et bien plus fort et robuste que les autres. Seulement, j'ignorais que Jenova n'était non pas une Cetra, mais un monstre. Hojo ne m'avait pas que bercé de belles promesses. Étant déterminé à passer à la tête du projet, il m'a clairement fait comprendre que le sort de Vincent - ainsi  que le mien - lui appartenait à sa guise et que le sort de ceux qui trahissaient la Shinra n'était jamais des plus enviable. Protéger Vincent et mon enfant, c'est tout ce que je voulais. C'est sans doute cette pensée qui m'aida à supporter ce que j'ai fais … Mais je n'ai aucune réelle excuse, je le sais.

   Lorsque Vincent apprit notre projet, que la dernière étape constituait à se servir de mon propre enfant, il chercha à nous en empêcher, en tentant tout d'abord de raisonner Hojo. Je surpris la conversation à temps, je savais ce que Hojo était capable de faire contre ceux qu'il considérait comme une menace, c'est pourquoi … Je m'efforçai d'être des plus catégorique et même cinglante.

   -Si je suis sûre ? Suis-je sûre ?!? Cela ne concerne que moi alors oui, je suis sûre !!

   Vincent avait juste cherché à me protéger, à m'aider moi et mon enfant … Comme il l'avait toujours fait. Mais c'était trop tard pour moi, je me devais de penser à lui. Je devais lui faire comprendre qu'il n'avait aucun droit sur cet enfant ... Malgré ...


 •  
« I pushed you away, but... Now I realize...I never wanted to lose you »


   Nous entamâmes alors bientôt le projet Jenova S, se portant sur mon fils. Pour ce faire, je reçu moi même la substance S, les cellules de Jenova, dans mon propre corps à l'instar de mon enfant. Hojo m'examinait tous les jours et notait tous les détailles qu'il pouvait observer, qu'ils paraissent ou non importants sur l'instant. Je ne tardais pas à ressentir les effets secondaires de ce traitement draconien, avec de nombreux vertiges mais aussi des hallucinations et des crises de nerfs de plus en plus virulentes. Je voyais des flammes dans mes visions, les flammes qui dévoraient Nibelheim. Et au milieu de tout ce brasier, un grand soldat aux longs cheveux argentés. Je su tout de suite qui il était. Rien ne me l'indiquait et pourtant, je savais que c'était l'avenir et je savais que cet homme était mon fils, Sephiroth. Mes premières nuits furent hantés d'abominables cauchemars, je voyais mon fils souffrir, je voyais Vincent souffrir. Puis je perdis le sommeil et l'appétit. Je continuais cependant de m'alimenter afin de préserver mon enfant. Hojo restait parfaitement stoïque devant la description de tous ces symptômes, les prenants en note comme de simples résultats.

   Restant toujours aussi distante de Vincent, je m'efforçai de lui cacher tous les symptômes qui me rongeaient jusqu'à mon accouchement. ce dernier fut très douloureux, long et particulièrement éprouvant en vu de mon état de faiblesse actuelle. A bout de force, je n'eu même pas le temps de voir le visage de mon enfant, je ne pu qu'entendre ses tous premiers pleurs avant de m’évanouir dans un coma de plomb. A mon réveille, mon enfant n'était pas là. Je le réclamais, mais on m'annonça qu'il avait été conduit ailleurs. Je suppliais nuit et jour pour qu'on me le rende, qu'on me laisse voir mon enfant, une fois … juste une fois. J'en étais désespérée. Je voulais juste voir mon fils, l'étreindre et prendre soin de lui, je ne pouvais le laisser aux mains d'Hojo qui me l'avait pourtant bien volé et me riait au nez chaque fois que je le suppliais de me le rendre.

Devant ma détresse, Vincent s'en remit une nouvelle fois à Hojo pour tenter de le convaincre de tout arrêter. Cette fois, je ne suis pas arrivée à temps. J'entendis l’écho d'un coup de feu et le grand éclat de rire de Hojo. En entrant dans le laboratoire, je découvris avec terreur Vincent, étendu aux pieds de Hojo qui s’esclaffait.

   -Hojo ! Qu'est-ce que tu---

   Et il riait, riait encore plus. Je restai impuissante face à ce rire qui me glaçait le sang, plaquant mes mains contre ma bouche alors que je contemplais celui que j'aimais le plus se vider de son sang. Ça recommençait ... Comme avec Grimoire ... A cause de moi ... Lorsque je parvins enfin à briser ma tétanie, j'éclatai en larme en me précipitant vers lui.

   -Vincent ! Non !

   Alors que j'allais l'atteindre, Hojo me repoussa violemment, me faisant tomber à la renverse par terre.

   -Ce Turk est à moi désormais, je t'interdis de toucher mon spécimen pauvre sotte !!

   Je pleurai, le suppliai de me laisser le sauver, mais il ne voulu rien entendre. Il me congédia du laboratoire le temps qu'il mène ses folles expériences primitives sur le corps de celui qui avait tout fait pour me protéger, jusqu'au bout … Je l'avais anéanti.


« Vincent... did you know that your eyes... are exactly like your father’s? »


Lorsque que Hojo se lassa finalement de ce qu'il qualifia d'expérience raté, je m’empressai de récupérer le corps meurtri de Vincent, afin de tenter le tout pour le tout pour le sauver. Mes premières manœuvres ne furent pas très efficaces et je m'efforçai dans un premier temps à stopper la dégénérescence des tissus. Vincent se mourait toujours quand Hojo découvrit qui je l'avais récupéré. Il ne manqua pas de me narguer et pourtant, ses paroles cinglantes me donnèrent une idée. Une expérience... Je repensai alors à mes vieux travaux sur le Lifestream et les Armes, sur Chaos et Omega, sur lesquelles j'avais travaillé si dur aux côtés du docteur Valentine. Oui c'était ça, c'était ce que je devais faire … C'était le seul moyen. M'aidant de ces recherches, je pris la décision de me lancer dans une dangereuse expérience. J'utilisai alors les cellules de Chaos, celle-là même découvertes par le docteur Valentine, son père, celle-là même qui avait justement provoqué sa mort, pour au contraire ici, sauver la vie de Vincent. Dans un premier temps, je parvins à des résultats plutôt concluant puisque le corps de Vincent cessa de dégénérer mais …


 •  
« Born of the Lifestream. Bringing it all together. Stopping the imminent decay of tissue. But instead.. »


   Le gène de Chaos restait incontrôlable, et en le sauvant, je venais de faire de lui un monstre. Le démon que j'avais immiscé moi-même en lui prenait totalement possession de son corps, stabilisant son état pour le faire vivre … Mais à quel prix ? Vincent n'était plus Vincent, la bête avait constamment le dessus sur lui. Je m'épuisais dans les recherches alors que je continuais d'implorer Hojo de me laisser voir mon fils ...


« Give him back!! Give my son back!! Let me see him! Just once! »


   Il ne le fit jamais. Mais Vincent lui, il avait encore besoin de moi. Je me concentrai alors malgré tout. Depuis la naissance de mon enfant, j'avais complètement cessé de dormir, je ne prenais même plus la peine de me coucher ou de m'alimenter. Je ne sortait plus de mon laboratoire, travaillant nuit et jour pour sauver Vincent, l'aider à contrôler la bête que j'avais déchaîné en lui. Mais je nageais dans le vague, je n'avançais plus, rien de ce que je faisais n'arrangeait son état en quoi que ce soit … jusqu'à ce que …


« This... The materia... I found...We found together. »


   La mystérieuse matréria que le docteur Valentine avait trouvé dans la caverne s'activa lors d'une des manifestations de Chaos et je compris alors qu'elle était la clef pour le contrôler. J'en fis alors don à Vincent, l’enserrant dans sa poitrine, tout près de son cœur et tout redevint calme. Son état stable allait en s'améliorant, même s'il ne se réveillait toujours pas.


« I’m sorry. I can’t... take it anymore. My body... my mind... »


   Voilà maintenant des mois que je n'avais pas fermé l’œil, que je n'avais ni bu ni mangé quoi que ce soit et je n'en ressentais toujours pas le besoin. Cependant, j'étais de plus en plus faible. Pas seulement physiquement mais psychiquement. Sans mon fils, sans Vincent, après tout le mal que j'avais fais … Non, je n'avais plus la force de continuer. Je tentai même de mettre fin à mes jours, à plusieurs reprises, par plusieurs moyens possibles mais … Je continuais de vivre, les cellules de Jenova maintenaient inlassablement mon corps en vie.

   Le destin. Tout était écris, sinon, pourquoi tant d’ironie ? J'avais causé la mort de son père et Vincent avait perdu la vie par ma faute et voilà que ce sont justement les recherches du docteur Valentine qui l'avait sauvé. Je n'avais plus la force de continuer, si bien que je décidai de retourner là où tout avait commencé. Seulement, avant de partir, je pris soin de sauvegarder une copie de toutes mes recherches en lieu sûr, car je savais qu'à son réveille, Vincent en aurait besoin.


« Before I go... Jenova’s cells... Vincent... Stored as data... I loved... Memory copy... For him... It was wrong... Wait ...So sorry... »


Je ne saurais trop expliquer comment je suis parvenue seule jusque là-bas, c'est comme si le cristal m’appelait de lui même, je n'avais plus qu'à me laisser guider. Je suivi cet appel jusqu'à retrouver la caverne où le cristal siégeait toujours. C'était le seul moyen. La seule voie que je pouvais suivre à présent … Je ne pouvais plus … Je n'avais plus la force, je devais …
Je m'approchai du cristal, répondant à son appelle et il m'accepta en son sein. Trop consciente pour la mort, mais trop fragile et pas assez vigoureuse pour la vie, je restai des années endormie entre deux réalités. Je rêvais du monde et plus particulièrement de mon fils. Chacune de ses larmes, chacun de ses maux étaient miens. Avenir, présent, passé, tout se mêlait dans mon esprit, comme si j'existais hors du temps. Je ne faisais plus qu'un avec le cristal, connectée au Lifestream sans pouvoir le rejoindre et m'y lier. J'avais une vision d'ensemble sur les maux de la planète, sur ce que j'avais provoqué.

   Les flammes de Nibelheim, le désespoir de mon fils, les cris de Vincent que j'avais transformé en montre. Pourquoi ai-je fais ce que j'ai fais ? Pour les protéger ? Pour moi-même ? Pour la science ? Je ne savais plus … Ai-je seulement jamais su ? Non. Mais aujourd'hui je sais … Je sais à quel point je tenais à lui, à quel point je n'ai jamais voulu … je ….


« I finally realized my true feelings. Even if you may never understand them. Not that I mind, though .. »


Quelques années plus tard, je reçu la visite de Vincent. Je pu alors reprendre conscience un court instant. J'étais si heureuse de le revoir en vie, et pourtant, je fus bien incapable de le lui dire. Je n'étais pourtant pas indifférente à sa présence, mais je n'étais plus moi-même. Je ne savais plus … J'étais perdue, tellement perdue … Et inquiète, si inquiète. Pour mon enfant, oui, mon fils bien aimé que je ne puis jamais étreindre, dont le visage, que je n'avais pourtant jamais vu, m'apparaissait constamment en songe. Il souffrait tellement, je le sentais. Je voulais faire quelque chose pour l'aider, mais quoi ? C'est alors que je suppliai Vincent de me donner de ses nouvelles qu'il m'annonça qu'il était mort. L'avais-je donc vraiment perdu ? Anéantie, je décidai de retourner dans mon sarcophage pour continuer de purger ma peine. Entre la vie et la mort, incapable de vivre ou de mourir. Je ne restais qu'un écho, perdu dans les méandres du temps …

   J'avais encore conscience. Je savais que, depuis ce jour, Vincent était revenu maintes fois me rendre visite dans la caverne, sans que je ne puisse cette fois sortir de ma prison de mako. Et c'est un beau jour que je senti mon esprit se connecter à une nouvelle présence. Je mis un temps avant de comprendre qu'une jeune femme venait de se lier psychiquement à moi, et que je pouvais dés lors prendre connaissance de ses propres agissements. C'est à travers les yeux de la jeune Shelke, que j’appris l’existence de Deepground. Tous ces enfants étaient ressortissants du projet Jenova et s’appuyait sur la thèse que j'avais élaboré avec Grimoire Valentine, que Hojo avait volé.

   Tout cela, je l'avais provoqué … Je suis tellement désolée.

   J'aidai alors Vincent de mon mieux, à travers celle qui s'était liée à moi et grâce aux travaux que j'avais précieusement sauvegardé pour lui. Cependant, il était en danger, la protomatéria lui fut subtilisée et Hojo parvint à ses fins en revenant d'entre les morts par l'intermédiaire du sujet Weiss. Omega fut invoqué et sans la protomatéria, Vincent ne pourrait pleinement contrôler Chaos, bien qu'il s'en montra plus que digne. Vincent, mon doux garde du corps, toujours si bienveillant et tellement fort … Je m'efforçai de le guider jusqu'à la fin, lui remettant la protomatéria après l'avoir récupérée dans les entrailles d'Omega afin de lui donner la force de vaincre Omega. Il avait été réveillé trop tôt, ce n'était pas encore l'heure pour la vie de quitter cette planète pour voyager dans le cosmos, nous n'étions pas encore prêts.


 •  
« I've hurt you so, so much. Why did I do what I did? I'm so sorry...but I'm so happy you survived. »


   Je repose à nouveau dans ce cristal, éternellement prisonnière de mes péchés. Éternellement ? Non, ma peine n'est pas que cela. Vient un moment où l'on doit assumer ses actes et mettre de toute sa personne afin de réparer nos fautes. Je sais, je sais que mon fils n'est pas mort. Il est là, quelque part … et il est seul et il a peur. J'ai tellement peur de faire souffrir à nouveau, en restant ainsi coupée du monde, je ne peux faire de mal à personne et pourtant … Je veux protéger mon fils.

   Lors de sa chute, Omega laissa un don à ce monde. Un don ou une malédiction. Vincent fut purgé de Chaos qui revint en son cocon initial, ce cocon que j'habitude depuis trente ans. Une cohabitation avec une telle entité ne pouvait déboucher sur autre chose qu'un désastre ... investissant mon corps et mes cellules, je devins le nouvel hôte de Chaos ... et la Protomatéria étant perdue je ne sais où. Je ne suis pas aussi forte que Vincent et Chaos est tellement en colère ... ! Je ne peux lutter contre lui ... il est plus fort que moi. Il veut réparer les erreurs qui ont été commise lors de la chute d'Omega. Il est l'écuyer d'Omega dans l'empyrée et il compte bien lui rendre les âmes qui ont été égarée en Gaïa ...


 

   
   
   
   

           
     
Joueur

     
 

Pseudo : Nika, Ookami, Louve, Dark6Nika  


     

Age : 23 ans


     

Anniversaire : 12 juillet

 
     

Depuis combien de temps faites-vous du RP ? 10 ans


     

Niveau de connaissance FFVII : Très bon pour tous les opus ♥


     

Où nous avez-vous trouvé ? Dans un sandwich au jambon.


     

Votre avis sur notre humble repaire :


     

Autre chose ? Joie et paillettes ♥

 
.:.
     

Code du règlement : Moi qu'a encore fais ♥


 
Fiche par Nika pour FF7 Lifestream's Breath
 

.:.
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Lucrecia Crescent | I'm so sorry
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