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 "The show must go on" [PV Ardinouchet]

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MessageSujet: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Jeu 13 Déc - 22:43

« The show must go on »
▵ Reany & Ardyn ▿






« Juris,
Voilà des années que tu m'as quitté et je continue de t'écrire sans vraiment penser au sens de ce geste mécanique, sans me figurer l'absurdité que cela représente d'écrire à quelqu'un qui ne lira jamais les lignes qui lui sont adressé. Au fond de moi j'ai toujours espéré que tu puisses revenir un jour … cela ne me semblait pas si compliqué à réaliser, même si tu as rejoint la Rivière de la Vie. Tu m'as dis un jour que les êtres aimés disparus continuaient à vivre tant que l'on se souvient d'eux … alors peut-être aussi que j'espérais que tu puisses prendre connaissance de ces mots sans avoir à être vraiment là. Tant de questions sont restées sans réponse …. as-tu seulement essayé d'y répondre ou en es-tu incapable ? As tu seulement vu les questions ? Peut-être que tu me réponds à chaque fois mais que je suis incapable de le voir ou de l'entendre, peut-être que tu es aussi frustrée que moi de cette communication à sens unique.
Je ne m'étais jamais demandé pourquoi je continuais de t'écrire, cela me semblait aussi évident que la nuit qui tombe chaque soir … aussi évident que ton existence qui a sauvé mon enfance. Mais voilà … tu n'es pas là, tu n'es nulle par si ce n'est dans mes souvenirs les plus chers. Le professeur, lui, est revenu. Mais pas toi. Je l'ai retrouvé et l'ai livré à la WRO, c'est le meilleur moyen, à mon sens, de l'empêcher de nuire. Il ne m'a pas reconnu tout de suite, mais j'ai fini par lui faire comprendre qui j'étais … et je voulais qu'il se mette à genou et qu'il implore pardon pour tout le mal qu'il nous a fait … seulement, voilà : déjà, ce n'est pas du tout son genre, et puis … il a renié ton existence. C'est absurde. Tu existes bel et bien, ou en tout cas, tu as existé, je m'en souviens très bien … mais cela m'a tellement mise en colère que j'ai commencé à chercher des preuves pour les lui mettre sous le nez afin qu'il avoue sa mauvaise fois ou la pure folie.

Je n'ai rien trouvé.

Je n'ai rien trouvé du tout, Juris. Aucune trace de Juris Valdès, ni dans les archives de la Shinra que j'ai récupéré, ni dans les archives civiles. Il y a eut beaucoup de perte et de trafique avec les années … alors je suis à peu près certaine que la Shinra y est pour quelque chose … cependant, la quasi totalité des personnes qui auraient pu te connaître ou contribuer à effacer les traces de ton existences sont mortes ou introuvables.

Presque.

J'ai trouvé quelqu'un, un ancien employé de la Shinra chargé de la gestion des ressources humaines, il s'occupait en particulier d'effacer ou de trafiquer les traces du passage de quelques employés embarrassants pour la firme. Il faisait déjà ce travail à ton époque, alors si quelqu'un peu se souvenir de toi, ce doit bien être lui. Il ne va pas être facile à atteindre, il est riche et bien protégé … mais cela ne me fait pas peur. Je sais où le trouver et comment l'atteindre.

Je te retrouverai, Juris. »


Dans la loge à la décoration luxueuse et aux lumières chaudes tamisées, la diva de la soirée laissa échapper de sa bouche une volute de vapeur parfumée au litchi, tenant avec une élégance certaine la longue et fine tige de sa cigarette électronique qui ressemblait en tout point à une vraie que l'on aurait fixée à sa tige pour la fumer. Elle n'aimait pas le tabac, elle en trouvait l'odeur pestilentiel et désagréablement tenace. Le goût de cette vapeur chimique n'était pas non plus ce qu'elle préférait, mais elle devait sauver les apparences et elle préférait encore un goût fade à peu près fruité que l’âpre amertume de cet herbe brune et sèche qui la dégouttait.
Devant le grand miroir de sa coiffeuse, les jambes croisées et dévoilé par la fente de son élégante longue robe noir, elle attendait patiemment son moment. La lumière particulière de la pièce donnait à ses cheveux roux bouclés des reflets cuivrés particulièrement vifs et le calme olympien dont elle faisait preuve ne saurait laisser présager qu'elle puisse être à quelques minutes de son premier show. Elle était sereine. Elle ne s'était jamais donné en spectacle, mais elle n'était pas un caméléon pour rien … Elle savait s'adapter à toutes les situations, se fondre dans tous les décors.

— C'est l'heure. Indiqua le vigile juste derrière elle et la petite diva laissa alors sa cigarette sur son socle de nacre avant de boire le contenue dorée d'une flûte de champagne et de retoucher une dernière fois son rouge à lèvre carmin. Perchée sur de hauts talons qui semblaient, à la voir, aussi confortables que des chaussons, elle suivit finalement le gorille en noir, remontant à ses côtés le long corridor des coulisses avant de rejoindre la scène plongée dans le noir le plus complet. Micro en main, assise sur une haute chaise vouée à la mettre en valeur aux yeux des spectateurs attablés, elle attendit que les premières notes de musiques s'élève pour faire entendre sa voix cristalline parfaitement maîtrisée. C'est après ses premières paroles que le projecteur s'éclaira comme un joyaux rare, mais la lumière aveuglante qui faisait scintiller ses yeux dorés d'un éclat vif ne l'empêcha pas de repérer sa cible parmi la foule.

Sa cible, elle la connaissait bien. Un homme avare et lubrique dont elle avait méticuleusement étudié les goûts, les vices et les habitudes afin de pouvoir l'atteindre le plus facilement possible. Un seul plan pouvait lui permettre cela … et si elle n'avait jamais compris l'expression « on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre » que par son sens littérale – qui n'avait que peu d'intérêt – elle avait bel et bien fait de lui l'insecte et elle … elle était la fleur carnivore qui dégage ses douces volutes sucrés pour l'attirer dans son piège mortelle.
Oui, elle en avait appris beaucoup sur cet ancien employé des ressources humaines de la Shinra qui était chargé de blanchir certaines têtes et d'en faire disparaître d'autres. Elle avait découvert des affaires de harcèlements salement dissimulées en fouillant dans ses petites papiers, il avait apparemment une admiration malsaine pour les jeunes étoiles montantes  de la scène, se voulant leur bienfaiteur et se faisant bien envahissant ensuite. Sa préférence pour les rousses était un détail dont elle usa volontiers et elle avait lu assez de livre sur le sujet pour savoir que les hommes telles que lui appréciaient bien trop la chasse pour se laisser chasser, ainsi s'arrangea-t-elle pour que ce soit lui qui la remarque … et pour qu'il se sente chasseur. Elle avait bien réussi à attirer son attention.

Le chant doux et langoureux poursuivit son cours alors qu'elle se levait de son tabouret pour descendre avec élégances les marches de la scène, faisant ainsi le tour du publique, toujours illuminée par le projecteur qui la suivait comme une auréole divine. Passant dans les allées, elle semblait papillonner au hasard, caressant ça et là les épaules de quelques clients et clientes jusqu'à arriver comme « par hasard » au niveau de sa cible. Elle ne s'intéressa cependant pas à lui, mais au grand gaillard qui l'accompagnait, se passant l'index sur la lèvre inférieur d'un geste aguicheur, elle avait tiré sur sa cravate tout en continuant de chanter sans le moindre accroc. Alors, elle passa son indexe sur les lèvres du garde du corps avant de le repousser pour ponctuer son couplet, repartant après un simple regard envers sa cible dont elle pouvait déjà sentir la frustration d'ici. Elle retourna sur la scène pour terminer sa prestation en beauté, s'éclipsant aussitôt vers sa loge en demandant au garde qui veillait sur elle de rester devant la porte et de la prévenir en cas de visite.

Elle n'eut pas à attendre longtemps. Elle avait repris sa cigarette électronique pour en tirer quelques bouffées fade au litchi quand sa cible se jeta enfin dans le piège. Elle ne se tourna pas tout de suite vers lui, elle le voyait très bien dans son grand miroir mural, lui et le gorille qui le protégeait.

— Je tenais à vous féliciter en personne pour votre formidable prestation, demoiselle Loreleil, je devine que malgré votre jeune âge, vous avez dû vous consacrer corps et âme à votre discipline. Vous méritez bien plus de succès que cela.

N'ayant rien d'autre à dire que quelques paroles mal aimable, elle préféra se contenter de lui lancer un sourire factice, mais sûrement suffisant pour le satisfaire.

— J'aimerais vous offrir un verre de ma collection personnel, il avait arboré une bouteille de champagne dont elle reconnu aussitôt la qualité, et si vous le permettait, j’aimerais vous soumettre quelques suggestions qui pourraient faire avancer votre carrière.
— Volontiers.


D'un simple geste, elle lui donna la permission de servir ce qu'il voulait et il lui tourna le dos pour servir deux flûtes de champagne. Bien tenté, mais elle avait vu très clair dans la manœuvre, elle aussi, elle savait comment empoisonner ou droguer quelqu'un discrètement … sauf qu'elle était bien plus douée que cela.
Elle ne laissa rien paraître et pris la coupe lorsqu'il lui présenta. Le vigile qui était resté prêt de la porte semblait déjà monter des signes de malaise, il faisait de son mieux pour rester discret, mais elle devinait que sa cravate le gênait, l'étouffait. Sa cible n'avait encore rien remarqué.
Il l'invita à trinquer et elle l'écouta parler un moment avant d'approcher la fûtes au contenu suspect de ses lèvres, juste au moment où un bruit sourd raisonna derrière sa cible. Voilà. Son gorille était tombé. Elle profita de la diversion qui avait poussé sa cible à se retourner pour sortir une aiguille de son porte jarretelle afin de la planter dans le cou de l'homme qui tomba aussitôt à genou en poussant un léger râle étouffé à peine audible. Avant qu'il ne tombe plus bas, elle l'attrapa par le col et le traîna pour l'adosser contre un meuble, elle d’accroupi ensuite juste devant lui, le visage dépourvu de la moindre émotion … mais ses yeux dorés reflétait toujours une lueur vive, tranchante et même sentencieuse. L'homme ne pouvait plus bouger à cause du paralysant qu'elle lui avait injecté, mais elle s'était assurée qu'il puisse encore parler suffisamment fort pour se faire comprendre.

— Ne t'épuise pas à me poser des questions, je ne répondrais à aucune d'entre elle. Sache simplement que ton garde du corps est tombé dans le coma mais qu'il ne va pas mourir … je ne pourrais pas en garantir autant pour toi. Cela va sûrement dépendre de ta coopération.
— Va … te faire … f...
Elle le coupa d'un coup de crosse dans la mâchoire.
— Économise plutôt tes forces à me répondre. De son autre main, elle avait sorti son couteau papillon qu'elle fit jongler entre ses doigts habile avant de poser la lame glacée contre la gorge de sa proie. Je sais ce que tu faisais quand tu travaillais à la Shinra et tu vas m'aider à retrouver une des personnes que toi ou un de tes collègues a fait disparaître de toutes les archives. Il s'appelait Juris Valdès.





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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Mar 18 Déc - 14:59



The show must go on

feat. Reanbell

Plusieurs jours passèrent depuis la fin tragique de l'expédition menée par la WRO sur le continent nord, mais cela n'avait empêché Ardyn de déjà faire des siennes sur Gaïa. Malgré les circonstances étranges qui pouvaient être évoquées quant à sa disparition, cette dernière fut bien courte durée car l'ancien sauveur fut rapidement de retour parmi les siens, s'assurant par la même occasion des dires de Lucrecia Crescent et de son rapport quant à tout cela. Alors que l'évocation de ces ténèbres qu'ils avaient rencontré dans l'ancienne cité des anciens semblait impliquer DeepGround dans les mentalités de la WRO, Ardyn lui n'avait eut qu'à expliquer qu'il était simplement passer dans un portail quelconque pour être recraché de l'autre côté du globe.

Sans changer ses petites habitudes de mortel, même s'il ne l'était plus vraiment pour la seconde fois de son existence, les affaires demeurent les affaires et les fonds n'entrent pas sans effort dans les caisses de la WRO... et de toute autre organisation qui venait alors demander de l'aide au mystérieux Izunia. Même si l'intervention de Chaos continuait de le frustrer en silence, le haut cadre scientifique devait désormais se pencher sur les recherches et apparitions des ténèbres sur Gaïa, pour pleinement recouvrer ses pouvoirs dérobés, mais pas sans préparatifs impliquant une certaine gamine fouineuse et tête brûlée. Orpheline jusqu'au bout des ongles et sujette à un traumatisme abandonnique, elle s'évertuait à pister tous les indices qu'elle pouvait sur une personne qui n'existait que dans son esprit. « Il va falloir remettre un peu d'ordre par ici... et ce soir est l'occasion rêvée pour régler quelques détails laissés au hasard. » alors qu'il se trouvait seul dans son bureau, dans un lieu reculé de son bel établissement devenu très prisé par la haute société de Junon.

Cela faisait d'ailleurs quelques années que l'endroit était devenu un incontournable dans le domaine du divertissement au sein de la ville portuaire. Alors que son enseigne demeure dans un style très classique mais classieux, l'édifice plutôt imposant, entouré d'autres bâtiments tout aussi attractif et situé dans l'artère principale de Junon, était en réalité un établissement à thèmes changeant de contenu et d'offres à plusieurs reprises au sein d'une même année. Parfois aux allures de café-théâtre, à d'autres moments servant de casino ou même de cabaret, la clientèle est constamment renouvelée et charmée ce qui permet de financer de tels projets... à moins que d'autres activités puissent s'y produire, mais cela n'est pas vraiment au cœur du sujet aujourd'hui. En l’occurrence, ce soir se jouait quelques représentations intéressantes dignes d'un cabaret et cela depuis quelques jours déjà... mais précisément cette nuit-ci allait se produire une personne en particulier, une jeune femme dévalant à travers Gaïa pour retrouver un spectre inexistant... tant d'efforts pour rien du tout.

Depuis quelques mois, sans doute à la suite de son investissement plus ressenti qu'auparavant au sein de la WRO et de leurs recherches, Ardyn avait remarqué que certains de ses clients, pour ne pas dire associés ou financiers, commençait à mener leurs propres affaires de leur côté en dénigrant les accords signés avec l'ancien sauveur... ce qui avait de quoi l'énerver quelque peu. Lorsque ce cher berger n'est plus là, les moutons s'échappent et s'émancipent... mais cela allait s'arrêter bien rapidement car un pauvre petit mouton noir allait servir d'exemple à ses pairs un peu trop ambitieux. Personne ne peut faire un pied de main à Ardyn Izunia et penser s'en sortir indemne... et encore moins un ancien membre de la ShinRa qu'il couvrait et protégeait avec clémence et grande tolérance.

Alors que la prestation de la jeune femme, assez habilement dissimulée derrière un faciès élégant et de faux cheveux roux, il n'en demeure pas moins qu'elle avait distrait son public et en particulier son associé qui allait forcément finir la soirée dans un bien bel état. Tandis qu'il s'était installé parmi ses propres clients, alors assis seul à une table un peu excentré pour pouvoir observer de loin toute cette petite mascarade qu'il avait gentiment initié. Une fois le spectacle de la petite jeune femme terminé, Ardyn patienta quelques temps après avoir vu leur cible mutuelle se diriger vers le couloir donnant sur les charmantes coulisses... offrant d'abord quelques minutes à Reanbell pour commencer sa sale besogne avant de les y rejoindre, et visiblement au meilleur moment à en juger par la situation présente car à peine avait-il passer la porte de la loge que la scène peinte devant lui était fort amusante. « Navré de vous interrompre au beau milieu d'un échange langoureux mais... ce ne serait pas à vous ? Évitez de laisser traîner vos biens n'importe où la prochaine fois, je vous en serai fort gré. » en traînant le corps inerte du gorille de l'homme aux prises avec la petite fille... ou jeune femme, comme cela vous chante.

Puis refermant la porte derrière lui avec délicatesse, laissant le corps de l'inconscient chuter au sol sans la moindre douceur, il vint brièvement toiser les deux protagonistes présents. « Je sais... Le client est roi, surtout chez moi, mais je me dois de faire une petite exception pour cette fois. » avant de poser son regard sur le malheureux déjà fort bien esquinté par les actions de Reanbell... elle n'y avait pas été de main morte et c'est tant mieux. « Je vous l'emprunte juste un instant. » en usant de ses pouvoirs pour laisser transparaître les ténèbres en son cœur au sein de la pièce, telle une aura terrifiante et inquiétante afin d'avoir l'opportunité d'agir malgré la décision de ses interlocuteurs. En cette situation, Ardyn vint lentement prendre le couteau papillon des mains de Reanbell, qu'il lui avait d'ailleurs offert il y a bien longtemps, avant d'attraper le col de l'autre homme pour s'adresser à lui, à quelques centimètres de son visage.

« Quand on joue, il faut parfois s'attendre à perdre... Mais quand on joue avec quelqu'un comme moi, il faut s'attendre à bien plus quand on agit délibérément comme un imbécile. Je ne prendrai pas ta vie... mais juste l'envie de recommencer, à condition que tu fasses passer le message à tes petits amis récalcitrants. » avant de le lâcher au sol à son tour, lui offrant un bref sourire comme pour le remercier de son attention... puis Ardyn vint écraser son pied contre le visage de l'homme, dans un bruit sourd et assez significatif quant à la fracture du nez de ce dernier.

Maintenant que le gêneur avait reçu sa leçon, et quelques blessures en plus d'une dose de poison, l'ancien sauveur se tourna donc vers la jeune femme à qui il vint tendre son couteau, la dévisageant un moment avant de soupirer doucement. « Tu ne tiens pas que si peu à ce présent que je t'ai fais ? Cela en est presque blessant... quoiqu'il en soit, j'apprécie ce que tu as fait pour moi aujourd'hui, je pourrais presque être fier de toi si tu n'étais pas aussi idiote. » en cherchant visiblement à semer le doute en son esprit déjà fragile et semblable à du gruyère tant il avait abusé de l'amnésie sur elle... enfin pas personnellement. Sans doute allait-elle protester sur le fait que c'était son cher Juris Valdès qui lui avait offert cette arme, de même qu'elle avait agit sur sa propre intention et non pas pour l'aider... surtout qu'elle ne savait presque rien d'Ardyn, mais peut-être que cette fois-ci ces bribes d'informations allaient avoir un effet intéressant à observer. Certes, cela ressemble beaucoup à de la torture mentale, Ardyn ne s'en cacherait pas le moins du monde, mais il voulait aussi savoir si elle était prête... si bien qu'il hésitait présentement à se servir dudit couteau papillon pour la poignarder directement et voir cela de ses propres yeux, mais l'impatience restait contenue malgré tout.

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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Mer 19 Déc - 11:17

« The show must go on »
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La maîtrise de soit et le contrôle permanent de ses émotions était un exercice quotidien particulièrement difficile et éprouvant dans lequel Reanbell avait fini par exceller avec le temps. Cela faisait des années qu'elle s'imposait cette règle : toujours rester stoïque, ne jamais laisser la moindre émotion lui faire perdre le contrôle de son corps ou de ses actions. Pour économiser de l'énergie, elle avait trouvé quelques astuces, la première et la plus efficace étant de se couper du monde et des gens, rester distante à tout pour ne prendre aucun risque de se laisser impliquer dans quelque événement émotionnel. Elle avait d'ailleurs peut-être un peu trop abusé de ce « cheat », car aujourd'hui elle se sentait plus que jamais concernée par ce qu'elle était en train de vivre. Elle était comme prise en otage par ses sentiments et l'importance qu'elle donnait à sa quête qui pouvait remettre en question toute son existence, pour peu de raison qu'elle avait d'être. Ainsi, son visage n'était plus aussi neutre et las que d'habitude - et qu'il y a quelques secondes encore-, ses sourcils soulignaient son sentiment d'injustice et ses lèvres étaient crispés de frustration. Le tout contractait un peu trop les muscles de son corps, ce qui l’amena à écorcher légèrement la peau de sa proie en pressant un peu trop fort la lame contre sa gorge pour réprimer le léger tremblement qui la traversait.

Heureusement, la chance fut avec elle lorsque, juste après avoir posé sa question, la porte de sa loge s'ouvrit brusquement pour la faire sursauter. Elle devait absolument se ressaisir, cela ne lui ressemblait pas de se laisser surprendre comme une bleue ! Mais que pouvait-elle faire de mieux ? Il s'agissait de Juris … Et si elle ne trouvait pas la moindre preuve de son existence, alors cela voulait dire que le peu de conviction qui la faisait encore respirer n'avait plus aucune raison d'être. C'est le problème quand une seule chose au monde vous importe … Elle échappe totalement à votre contrôle.

— Cette affaire ne vous regarde p--

Elle ne termina pas sa phrase, plantant son regard doré sur l'intrus qui fut une nouvelle surprise pour elle. Elle savait bien que l'établissement lui appartenait, mais sincèrement elle ne s'attendait pas du tout à le voir débarquer comme ça, surtout qu'aux dernières nouvelles, elle le pensait disparu, ne s'étant pas vraiment informé ces derniers jours pour prendre connaissance de sa réapparition. Elle s'était relevée alors qu'il larguait le vigile inconscient dans un coin en refermant la porte derrière lui, il ne semblait aucunement contrarié par le préjudice qu'elle était en train d'infliger à un client de son établissement, ce qui était plutôt surprenant  en soit … mais cela ne l'étonna étrangement pas. Il semblait d'ailleurs avoir ses propres comptes à régler avec l'énergumène harceleur de jeunes artistes – elle ne savait pas si c'était pour cette raison, et en fait elle s'en moquait un peu – et elle fut incapable de réagir lorsqu'il s'approcha tout naturellement d'elle pour lui prendre le couteau qu'elle tenait fébrilement dans sa main. Se rendant compte de son erreur – c'était une règle primordiale : ne jamais se laisser désarmer – elle avait instinctivement attrapé son précieux pistolet, celui qui venait exactement de la même personne que le couteau. Elle fut même prête à tirer lorsqu'elle constata la manifestation inquiétante des ténèbres et elle s'était même préparée à en découdre avec le fameux Nero avant d'en venir à l'évidente conclusion qu'il n'allait pas arriver …

C'était Ardyn Izunia.

Ne comprenant pour ainsi dire pas grand chose : ni d'où il sortait, ni ce qu'il faisait, ni pourquoi il était là … ni, bordel, comment il faisait pour manipuler les ténèbres ?! Elle se contenta de reculer pour imposer une distance optimale de défense, regardant simplement le maître des lieux lui voler sa proie. Lorsqu'il en eu fini avec l'homme, elle fut soulagée de constater qu'il respirait encore, non pas que sa vie lui importait en soit, mais il n'avait pas eu le temps de répondre à ses questions avec cette intervention ô combien charmante mais parfaitement malvenue.
Il se tourna vers elle pour lui tendre le couteau qu'il lui avait emprunté avant de lui servir un habile cocktail de carottes et de bâtons, enchaînant compliments et reproches comme seul lui savait le faire. Elle ne le connaissait pas, enfin, elle n'était pas censée le connaître … pourtant elle savait que c'était son art personnel. Si elle avait baissé son pistolet, elle restait sur ses gardes, ses lentilles de contactes dorées lui donnant des airs de jeune lionne prête à bondir devant la moindre menace. Face à face comme prêts à la confrontation, la lumière chaude et tamisée de la loge accentuait un air de famille normalement imperceptible sans le déguisement de la demoiselle.

— Vous devez confondre. Parvint-elle à dire avec le ton détaché qu'elle était parvenue à retrouver après un silence, étant bien entendu persuader qu'aucun de ses effets personnelles n'avaient de lien avec Ardyn Izunia.
— Et je suis là pour mes propres affaires, alors vous pouvez vous garder vos remarques !

Après un instant d'hésitation, elle vint lui arracher le couteau des mains d'un geste vif, comme ces hamsters qui vous piquent la graine de tournesol que vous leur tendez avant de partir la grignoter dans un coin. Elle s'était donc aussitôt reculée pour reprendre une distance de sécurité raisonnable, ne sachant pas à quoi s'en tenir avec le dandy aux pouvoirs insoupçonnés … et qui se montrait étrangement familier avec elle. Cela dit, elle était consciente que son talent pour le transformisme en trompait plus d'un ; sous cette apparence, la plupart des gens qu'elle fréquentaient régulièrement – qu'elle ne pouvaient pas vraiment qualifier de « proches » - seraient bien incapable de la reconnaître, alors il n'était vraiment pas impossible qu'il la confonde avec une autre.

Comme la fois où elle avait fait équipe avec lui dans la Tour Shinra dévastée, Reanbell ressentit quelque chose d'étrange à l'égard du mystérieux membre de la WRO. Un « presque » sentiment de sécurité en désaccord parfait avec la menace qui planait clairement sur elle, surtout depuis qu'il lui avait montré ses véritables pouvoirs. Elle se méfiait de lui, mais elle avait envie de lui faire confiance, elle devrait lui dire de partir pour continuer son enquête, pourtant elle voulait … elle avait besoin qu'il reste. Sa main commença doucement à trembler, très discrètement, les battements de son cœur s'étaient accélérés comme face au danger, alors que des picotements désagréables venaient la démanger au niveau du papillon que sa robe dévoilait dans son dos. Le miroir étant d'ailleurs derrière elle, son interlocuteur avait la possibilité de constater que l'espèce de tatouage s'était mis à briller légèrement … mais de son côté, elle s'efforçait simplement d'ignorer cette sensation presque douloureuse.

— Je n'en ai pas fini avec lui, il était sur le point de répondre quand vous nous avez interrompu. A ces mots, elle esquissa un léger mouvement vers l'homme à terre, toujours paralysé, sans pour autant lâcher Ardyn des yeux.
Hon, hon … he hais has, he hais hien ! Tenta difficilement d'articuler la victime défigurée et engourdie par la drogue.





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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Mar 25 Déc - 22:20



The show must go on

feat. Reanbell

Voila maintenant que Reanbell le pensait suffisamment vieux ou bien même gâteux, pour être incapable et faire erreur sur la personne... on voit bien qu'elle ne se souvenait de rien à son sujet, pour imaginer une chose pareille. Continuant de faire la forte tête, l'ancienne petite fille se montrait presque offusquée et tout du moins frustrée de le voir s'immiscer ainsi dans une affaire qu'elle pensait exclusivement sienne. Alors qu'il avait cessé cette mince démonstration de force, qui avait surtout eu pour effet de lui créer une arrivée des plus théâtrales, elle réagissait comme si elle se sentait en danger, mais aussi comme si elle se savait en sécurité, dans une ambivalence digne d'une victime de trouble de la personnalité... mais peut-être l'était-elle donc.

Toujours aussi ingrate qu'elle avait pu l'être autrefois, elle vint récupérer sa lame papillon en faisant mine de montrer les crocs... alors que l'autre empaffé s'agitait à son tour pour répondre négativement, de ce que l'on distinguait pauvrement d'entre ses dents et son visage boursouflé par la violence dont il avait été victime. Égal à lui même, Ardyn vint simplement déposer son chapeau sur le faciès de l'homme, lui suggérant de faire silence avec élégance... mais non pas sans un regard qui lui affirmait qu'il ne serait plus en état de parler s'il continuait ainsi encore longtemps.

« Ainsi tu crois que je me fourvoies, alors que tu es la seule resquilleuse de la pièce... à user de violence envers ma clientèle qui plus est ? » dans un souffle amusé, avant d'attraper délicatement le poignet de Reanbell en voyant qu'elle tremblait, comme pour la rendre plus rigide et assurée.

« Depuis combien de temps ? Cinq ans ? Dix peut-être ? Ou davantage ? Et toujours rien... pas la moindre photo, ni même une adresse... » en posant son regard sur la marque luminescente présente sur le dos de la mauvaise comédienne rousse, réfléchie par le beau miroir derrière elle.

« En ces temps, personne ne disparaît comme par enchantement et sans laisser de traces, tu devrais le savoir mieux que quiconque... comment crois-tu que je te retrouve à chaque fois ? » en resserrant son emprise sur le poignet de la jeune femme, autant pour la faire réagir que pour lui faire comprendre que cette situation était bien réelle... voir même qu'il était tout à fait capable de retourner l'arme contre elle. « Je suis déçu, Vingt-trois... Tu n'imagines pas à quel point. Je t'ai appris tout ce dont tu avais besoin pour survivre... et tu persistes à t'accrocher à cet espoir tout droit sorti de ton imagination ? Tout simplement affligeant. » dans un profond soupir, finissant par relâcher la main de Reanbell pour la porter à sa ceinture, sous sa longue veste, tandis qu'il lui offre un air de dédain sur le visage.

« Je te laisse le choix... alors choisis minutieusement. » alors qu'il vint lentement sortir son revolver de sous son manteau, abaissant le chien de ce dernier avant de lui coller l'extrémité du canon contre le front, comme si de rien n'était. « Je viens vérifier si le phoenix a atteint sa maturité... mais vas-tu affronter cela comme il se doit, en tant que papillon ? Ou bien comptes-tu rester dans ta chrysalide infantile encore longtemps ? » tout en posant délicatement son index contre la gâchette, prêt à faire feu mais patientant le temps nécessaire pour que son interlocutrice finisse par réagir de sa torpeur... dont elle est victime depuis bien trop longtemps.

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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Mer 26 Déc - 20:53

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Sur le qui-vive comme jamais, elle avait stoppé net son avancée vers sa proie dès que son hôte énigmatique repris la parole pour semer la confusion dans son esprit. Elle avait l'impression que son cerveau était une machine à piston qui tournait à présent à toute vitesse pour essayer de comprendre et de se souvenir de quelque chose d'évident qui lui échappait et cela ne lui était jamais arrivé … même quand elle essayait de comprendre les étranges concepts qu'étaient le second degré ou encore l'attirance charnelle. Elle ne réagit pas tout de suite quand il lui prit le poignet, car le geste fut plutôt délicat dans un premier temps, presque comme s'il essayait de la guider … Enfin, cela n'aurait normalement pas suffit à la débarrasser du profond dégoût qu'elle ressentait à l'égard des contacts épidermiques ! Encore un étrange privilège dont jouissait Ardyn Izunia sans qu'elle ne puisse expliquer pourquoi. En outre, elle fut surprise par l’émergence d'un vieux souvenir. Un souvenir simple et très bref … Celui d'une main qui semblait immense en comparaison à la sienne, minuscule, qui la guidait pour tracer ses premières lettres …

Pourquoi ce souvenir maintenant ?

Sa main eut un léger soubresaut lorsqu'il évoqua les années, il avait l'air de très bien savoir de quoi il parlait … est-ce qu'il était vraiment en train d'évoquer Juris ? En même temps, elle constata que son emprise n'avait pas simplement pour but de la guider, il la tenait en fait plutôt fermement … et la marque dans son dos lui faisait maintenant de plus en plus mal, comme en réaction à ce contact. Elle serra les dents sans le lâcher une seule seconde du regard, cherchant des réponses dans cette étendue dorée insondable. Lui aussi essayait de la faire douter à présent, ce qui la mena à penser qu'il était peut-être de mèche avec le Professeur … Elle ne répondit rien, pourtant elle tentait de se convaincre qu'il était parfaitement possible de disparaître sans laisser de trace, car elle l'avait bien fait avec la Shinra ! Et puis il assura qu'il l'avait déjà retrouvé à plusieurs reprise …

« Je suis déçu, Vingt-trois.. »

Son cœur fit un terrible bon dans sa poitrine et elle tenta de dégager sa main sans succès, il la tenait maintenant très fermement et elle se trouvait aussi malléable et vulnérable qu'une poupée de chiffon. C'était tout le problème de sa condition, ses compétences de combat reposaient sur la distance, sur la rapidité et l'agilité, elle n'avait jamais fait le poids en terme de force brute … Elle connaissait bien quelques techniques martiales pour la tirer d'une telle situation, mais pour l'instant, elle était incapable de réagir pour les mettre à exécution. Elle ne pouvait que le dévisager et essayer de comprendre d'où il sortait … La seule explication possible était qu'il avait peut-être changé de visage ou … ou bien c'était un de ces Restrictors ! Elle n'avait jamais vu leur visage après tout et pour le peu qu'elle les ait entendu parler leur voix était toujours déformée par leur casque ! C'était forcément ça ! Mais pourquoi s'intéresser subitement à elle ? Et puis il restait quand même qu'elle était persuadée que personne de la Shinra ne l'avait jamais retrouvé … et quand à Ardyn Izunia précisément, elle ne l'avait rencontré pour la première fois que lors de l’émergence de la WRO …

Et voilà qu'il prétendait lui avoir tout appris …

Et à nouveau ce souvenir … Cette main immense qui guidait la sienne, minuscule … Elle écrivait Vingt-Trois en toute lettre. Et puis ...

Quelque chose en elle se rebella contre ce qui commençait à émerger dans sa mémoire, une peur terrible qui se mua en rage. Avec sa main libre, elle eut un geste vif vers le coude du semeur de troubles qui ne fendit finalement que de l'air, car il venait justement de la relâcher ; dès lors, la marque dans son dos lui fit un peu moins mal. Elle recula d'un bon pas, s'arrêtant dès que le canon du revolver se retrouva en face de son front. Un soupçon d'instinct de survie la poussa à pointer à son tour Ardyn avec le pistolet qu'il lui avait donné quelques années plus tôt sans qu'elle ne s'en souvienne, dans n'importe quelle autre situation, elle aurait tiré aussitôt, mais ses os de son index semblaient comme bloqué, incapable de presser la gâchette. La survie. Elle réfléchit assez vite à la raison qui faisait qu'elle était encore ici aujourd'hui, à la raison qui l'avait poussé à ne jamais chercher à vérifier si la matéria qui avait grandit avec elle, en elle, était efficace ou non …

Une promesse,

Juris …

Un mensonge.

Elle ferma un instant les yeux … ça ne pouvait pas être un mensonge … Cette main qui guidait la sienne, elle s'en souvenait très bien … c'était celle de Juris ! Mais elle ne voyait que cette main dans ce souvenir, car la personne était derrière elle … pourtant il y avait un détail … la manche n'était pas celle d'une blouse … c'était un vêtement noir. En ouvrant de nouveau les yeux, elle fixa un moment la main d'Ardyn, celle qui tenait le revolver pointé sur elle. C'était impossible. Impossible. Elle s'en souviendrait ! Elle planta à nouveau son regard dans le sien, elle semblait totalement … désabusée. Elle ne trouvait pas de raison de lutter, de se défendre … Elle n'avait jamais pu se fier à qui que ce soit, elle n'avait jamais eut confiance en rien ni personne si ce n'est en elle, en sa mémoire infaillible. Alors si elle n'avait même plus ça … Elle n'avait définitivement plus rien. Elle n'était définitivement rien. Elle ne l'avait jamais été.

Elle n'avait même pas envie de pleurer ou de hurler. Elle n'était même pas en colère … Pour le moment elle était juste profondément blasée, lasse. Elle le fixa encore un moment jusqu'à ce qu'un rictus nerveux ne déforme légèrement ses lèvres. Elle venait de se souvenir du second mot que la main l'avait aidé à écrire.

— Nadir. Elle ne se souvenait cependant pas vraiment de ce que ça signifiait … elle était à peu près certaine que c'était un nom et qu'il était visiblement lié à Ardyn, mais c'est tout. Elle avait baissé son arme.
— Je viens enfin de comprendre … elle avait toujours ce rictus nerveux, ce qu'est vraiment une blague. Ma vie est une grosse blague … Elle jeta ses armes aux pieds d'Ardyn, ou Nadir, elle ne savait plus trop … Et c'est l'heure de la chute, c'est ça ? Tu croyais quoi, que j'allais me mettre à supplier, à chialer ? Tu crois que j'ai une quelconque raison de me mettre un état pareil pour ça ? Tu sais quoi, t'as qu'à juste me faire sauter la cervelle, j'espère juste que la matéria va sauter avec moi et que tu te retrouveras comme un con. Ça, ça serait la meilleure chute à cette vaste plaisanterie qu'est mon existence. Je sais pas d'où tu sors et je suppose que tu vas pas te donner la peine de me l'expliquer à moins que tu ais très envie de te donner en spectacle à la façon Doctor No. Elle le regardait toujours dans les yeux, elle ne cillait presque pas. Qu'est-ce que tu attends ?  
Elle s'était montrée cinglante car son existence venait de voler en éclat, tout avait perdu son sens ... mais le fait est qu'elle n'arrivait pas vraiment à lui en vouloir, à lui. En tout cas elle n'arrivait pas vraiment à lui vouloir du mal, sinon elle aurait tiré tout à l'heure. Mais c'était bien plus simple de mordre avant d'être mordue ... bien que cela ne l'empêchait pas de se sentir profondément stupide.





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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Sam 29 Déc - 1:18



The show must go on

feat. Reanbell

Nadir... enfin une réaction positive ! Cela avait pris un certain temps, mais finalement elle commençait à se souvenir en partie de ce qui lui avait été dérobé de maintes fois... sans doute par caprice de notre cher sauveur, qui veillait alors soit à satisfaire les besoins de la gamine d'antan sans se donner un air de père bienveillant, ou justement pour satisfaire ses envies égoïstes de paternité avec celle qui ressemblait le plus à une fille. Quoiqu'il en soit, le résultat demeurait le même, une fillette brisée par un passé qui ne lui appartient même pas, faisant face à un interlocuteur qui se voulait à sa fois son géniteur et son bourreau... mais bien entendu, elle ne se doutait pas vraiment de ces petits détails, pour le moment tout du moins !

« Naturellement, la vie elle-même n'est qu'une vaste blague... bien que tu n'imagines pas à quel point, mais c'est justement pour rétablir l'ordre des choses que tu existes. » dans moment de sincérité, se voulant presque rassurant et fier de sa création, sans lui ôter le canon de son revolver du front pour autant. « Seuls les faibles supplient devant la mort, chose que tu n'es pas... je t'aurais imaginé plus combative cependant, à croire que tu n'as pas hérité des bons gènes... mais je vais faire semblant de croire à ta résolution de m'aider dans ma quête car tu en es la pièce maîtresse. » en posant délicatement son pouce sur la joue de Reanbell, comme pour la lui caresser tendrement alors que l'index de son autre main pressait de plus en plus sur la gâchette de son arme, retardant juste l'inévitable.

« Ne sois pas si ingrate, je vais mettre un terme à ta malédiction... d'une façon comme de l'autre, selon le résultat. » en cessant bien rapidement ce léger geste d'affection qu'il venait d'avoir à son égard, avant de sortir une matéria de l'une de ses poches, brillant d'un éclat verdoyant.

« Et si cela échoue, ne crois pas que je te laisserai partir si facilement, pas après toutes ces années passées à préparer ma vengeance. » en finissant par presser la détente sans la moindre hésitation, dans une détonation brève mais intense, se perdant peu à peu dans le silence le plus total alors qu'Ardyn venait de lui loger une balle dans le crâne.

Alors qu'un léger filet de fumée continuait de sortir de l'extrémité de son canon, l'ancien sauveur vint consulter sa montre à gousset, dans laquelle se trouvait gravée le nom de Gentiana et d'Iris, tandis que le corps de Reanbell gisait toujours au sol, inerte et ensanglantée. Pour ainsi dire, la scène de crime ci présente avait quelque chose de particulièrement beau, aussi bien de façon physique que symbolique, mais il n'était pas là pour admirer une oeuvre artistique. Cinq secondes, puis dix... trente et toujours rien... Se pourrait-il que cela ne soit qu'un échec fumant, comme à chaque fois ? Certes, il avait désormais le temps devant lui, autant que cela lui était d'ailleurs possible depuis qu'il avait retrouvé une partie de ses ténébreuses invitées, mais s'il fallait se servir de sa matéria pour la faire revenir d'entre les vivants, Ardyn n'hésiterait pas un instant.

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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Lun 31 Déc - 23:11

« The show must go on »
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La situation était complètement folle. Le peu de choses en lesquelles elle croyait, qui comptaient pour elle, qui la faisaient survivre en ce monde cruel et difficile venait de voler en éclat … pourtant, à écouter son bourreau – en qui elle faisait une confiance aveugle parfaitement incongrue – sa vie venait enfin de prendre un sens. Elle fut surprise de l'espèce de soudaine bienveillance dont il fit preuve à son égare en lui caressant la joue et cela secoua une nouvelle fois ses entrailles d'un nouveau sentiment aussi fort que différent de ce qui avait pu la traverser jusque-là. Son cœur devint lourd et elle se sentit idiote en se rendant compte qu'elle avait envie de pleurer … ce qu'elle ne fit pas, bien entendu. Elle n'était plus une enfant, elle ne pleurait plus pour un rien. D'ailleurs, elle n'avait jamais vraiment été une pleurnicheuse, dès tout petit, les phénix apprenaient que les larmes étaient inutiles.
La tirade qu'elle venait de lui lâcher était emprunte de hargne, de lassitude et d'une pointe de mépris … pourtant un simple contact – bien différent de la poigne de tout à l'heure – avait suffi pour qu'un besoin primitif de protection ne l'envahisse jusqu'à la moelle. Elle avait juste envie d'être protégée … pour une fois … une seule fois. Elle voulait qu'on la serre fort, qu'on lui dise que tout irait bien, qu'on serait là pour elle, pour la protéger et la dorloter … tout ce qu'elle s'était toujours interdit et qui l'avait même sincèrement répugné pendant des années.

Ses paupières se refermèrent lourdement juste au moment où la détonation éclata. Elle ne sentit rien du tout. Elle avait juste fermé les yeux et son corps était tombé mollement au sol, presque au ralenti, sans même qu'elle ne s'en rende compte. Le sang avait maculé le miroir derrière elle et s'écoulait à présent sur le sol, le rouge de l'hémoglobine se mêlant au roux de sa perruque légèrement bouclée. Mais elle ne voyait plus tout cela, elle ne sentait ni n'entendait plus rien. Une seule petite larme avait perlé au coin de son œil.

Plus de peur, plus de doute, plus de colère ni douleur. Plus de sentiment contradictoire, ni tristesse ni manque, ni frustration.

Il n'y avait plus rien.

Les secondes défilaient lentement, bien plus encore pour elle. Elle avait renoncé à toute volonté et elle serait bien restée ainsi indéfiniment, dans le noir, le silence et le rien … mais une voix familière commença à murmurer à ses oreilles, enfin, dans son esprit. Une voix douce et rassurante … Celle d'une enfant. Une lueur bleuté commença à éclairer un espace indéfini autour d'elle, elle avait l'impression d'être allongée au milieu de quelque chose de doux et agréable … des fleurs blanches.

— Allez, réveille-toi, sœurette !

Elle regarda juste au dessus d'elle pour découvrir le visage souriant d'une fille brune aux yeux noisettes très vif, elle ne devait pas avoir plus de dix ans. Son visage était très rond, elle avait un tout petit nez et de grands yeux curieux … Reanbell eut l'étrange impression qu'elles se ressemblaient beaucoup, elle qui avait toujours jugé avec dédain ces histoires de « portrait craché » car en tant que transformiste elle savait que ce n'était pas si difficile de ressembler à n'importe qui.

— Bonjour, ça faisait longtemps !

Elle le redressa avec la net impression qu'elle ne bougeait pas vraiment, tout ça n'était qu'une illusion .. elle n'était pas dans son corps. La silhouette de la fillette semblait d'ailleurs trouble par moment. Elle remarqua tout juste que les fleurs qu'elle voyait autour d'elle, à perte de vue, était des iris. Elle avait l'impression d'avoir déjà vu cette fille avant … mais elle était incapable de savoir où et quand.

— Tu as du mal à te souvenir de moi, c'est ça ? C'est normal, on ne s'est jamais vraiment rencontré. Mais tu rêvais de moi pendant un temps et on jouait ensemble. J'ai dormi très longtemps dans le lifestream, mais j'ai senti que toi et papa aviez besoin d'aide.
— Je ne comprends rien du tout.
— Ne t'inquiète pas, je vais t'aider … tu y verras bien plus clair quand tu te souviendras de tout.
Elle lui prit la main dans les siennes, elle ne sentit pas de contact physique, mais quelque chose d'étrangement sain sembla la traverser.
— Souviens-toi … elle déposa son front contre le sien et Reanbell sentit alors nettement quelque chose qui semblait creuser dans son crâne pour resurgir. Et ne le laisse pas …

Elle n'entendit jamais la fin de la phrase, mais elle avait la conviction que la dernière volonté de cette apparition familière pourrait se résumer en partie à cela. Ne pas le laisser … et l'empêcher d'autre chose. Mais elle était déjà emportée par un violent torrent de souvenirs qui semblaient totalement réécrire sa vie. Le nom de Juris s'effaça, mais elle se souvenait de ses rêves et de cette amie imaginaire. « Tu joues, Iris ? » qu'elle marmonnait dans ses rêves … et sortie de ses songes, ses souvenirs embrouillés avaient construit un personnage un peu différent, ses problèmes d'élocution ayant donné ce nom si important pour elle. Juris.
Elle se souvenait également d'Ardyn. Il l'avait vu grandir, il l'avait sorti de la Shinra … il l'avait créé et modelée. Elle se souvenait aussi d'autre chose … Noctis ! Elle se souvenait de la dernière fois qu'elle l'avait vu à Deepground … ils avaient grandi ensemble pendant un temps ! Jusqu'à ce qu'il … oui, elle se souvenait des raisons de leur rencontre ! Et il avait fini par réussir à trafiquer sa mémoire.

Et sa vie était devenue une vaste blague.

Dans la pièce où gisait son corps, le silence était totale, loin de l'agitation que représentait le retour de ses souvenirs dans leur intégrité. Une légère lueur bleu émana doucement au niveau de son cœur après presque deux minutes d'attente et l'espace d'un instant on aurait presque cru que la Rivière de la Vie était prête à la rappeler à elle … pourtant, elle inspira presque aussitôt, intensément, comme si elle avait manqué de se noyer, se redressant subitement en toussant légèrement. Du sévisse qu'elle venait de subir, il ne restait que du sang, car il n'y avait plus le moindre trou au milieu de son front … mais elle avait un sacré mal de crane ! Qui aurait cru que se faire sauter la cervelle était bon pour la mémoire, hm ?
Elle s'était pris la tête dans les mains, s'agitant jusqu'à agripper sa perruque pour la retirer et libérer ses cheveux blonds naturels.

— C'était toi … ça a toujours été toi … ! Elle marmonnait en serrant toujours sa tête entre ses mains, car la douleur était terrible et les souvenirs semblaient faire du pogo dans son crâne. Toi, toi, toi !

Lui qui l'avait créé et élevé, lui qui l'avait parfois protégé, lui qui lui avait rendu sa liberté … lui qu'elle avait aimé comme un père, comme son seul attache. Lui qui s'était servi d'elle.





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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Jeu 10 Jan - 1:58



The show must go on

feat. Reanbell

Cela faisait près de deux minutes déjà, depuis qu'il avait logé une balle dans la petite tête blonde de Reanbell, en attendant patiemment qu'elle daigne bien revenir d'entre les morts... enfin si ledit projet au cœur de son grand retour voulait bien fonctionner comme il le devrait. Sans lâcher sa montre à gousset du regard, le doigt toujours contre la gâchette de son immaculé revolver, Ardyn semblait peu à peu perdre patience, malgré qu'il ait langui des siècles et des siècles pour arriver à cette situation présente. Alors qu'une douce lueur d'un bleu verdoyant vint envelopper la jeune femme, lui donnait un aspect presque spectral non sans lui rappeler une silhouette terriblement familière le temps d'un battement de cil, l'ancien sauveur brièvement la tête comme pour se persuader qu'il ne s'agissait là que d'une énième illusion... d'un stratagème ou contrecoup de ses obscures acquisitions encore récentes. « N'en auras-tu jamais fini ? Tu deviens éreintante, voir même insultante, Gaïa... Tu sais que j'ai passé l'âge de croire aux miracles, surtout les tiens. » en pressant un peu plus son index sur le gâchette de son arme, comme tenté de cribler de balles le corps inerte de l'ancien sujet d'expérimentation, sous un état de colère latente.

Durant ce petit laps de temps, il s'agissait bien d'une vision de sa défunte petite fille qui était apparu comme dans un flash avant de disparaître aussitôt, à croire que cela continuerait encore un moment... même aussi loin des entrailles glacées de son ancien territoire et foyer. Tandis que son interlocutrice revenait peu à peu d'entre les morts, entraînant le rangement de ladite matéria viridienne à son emplacement d'origine, c'est à dire dans les effets d'Izunia, Reanbell ne manqua pas de faire preuve d'assez de forces pour exprimer son mal-être... comme essayant de le faire culpabiliser de sa condition actuelle, de pauvre chose perdue.

« Navré de te décevoir, mais la réalité est souvient bien cruelle... surtout dans ce monde qui est le tien désormais, mais je n'ai fais que jouir des avantages de cette époque... n'y vois rien de personnel. » en lui attrapant alors assez fermement le menton, pour lui faire plonger le regard dans le sien, toujours ambré bien que plus sombre, comme brûlant d'une flamme vive et non plus dissimulée. « Contrairement à ce que tu peux croire, je t'ai donné les armes et les outils nécessaires pour survivre en ce triste monde... mais cela, tu le remarqueras tôt ou tard et tu m'en remercieras peut-être un jour. » en affichant cependant un air neutre,  autoritaire et presque paternel, même si le cas échéant cela signifiait qu'il s'était servi de sa fille pour arriver à ses fins... très controversées d'ailleurs.

« Tu es qui tu voulais être, cela je ne peux te l'enlever ou m'en rendre coupable, mais passons donc un accord... que tu acceptes la vérité qui t'est donc proposée ou non, cela te concerne alors exclusivement. » en continuant de fixer le regard un peu perdu et ahuri, sans doute pleine de souffrance, de la petite blonde chétive qui lui faisait face. « Puisque je suis magnanime, je t'offre la possibilité de me soumettre un souhait des plus précieux... que je devrais exaucer, avant de te rendre mortelle en récupérant ce qui m'appartient. » alors qu'Ardyn rangeait son arme à sa ceinture, sous son long manteau excentrique, remettant son chapeau sur son crâne avant de lui tendre le main... comme attendant un geste.

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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Ven 11 Jan - 19:30

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En un instant, la vie et le passé qu'elle pensait être siens s'étaient envolés en fumé ; et c'était comme de se réveiller d'un rêve très prenant. Le rêve vous semble réel quand vous dormez, plus vrai que n'importe quel jour de votre vie, vous ne vous posez même pas la question … et puis lorsque vous ouvrez les yeux vous vous demandez encore un instant où est vraiment la réalité et puis vous vous levez, vous reprenez les obligations qui sont les votre en réalisant petit à petit que vos songes étaient absurdes … La figure paternel qui lui avait inspiré tant de tendresse pendant si longtemps, à qui elle écrivait chaque jour dans son journal, pour qui elle s'était toujours battu … ce Juris n'existait pas et n'avait jamais existé … et tous ses faux souvenirs ne ressemblaient maintenant plus qu'à un rêve.
Celui qui l'avait réellement façonné lui expliquait justement à quel point la réalité pouvait être cruelle et elle se souvint immédiatement qu'il l'avait déjà prévenu à ce sujet alors qu'elle était encore toute petite, à peine capable de comprendre qu'il y avait un ciel au-dessus du plafond qui l'abritait. Il l'avait effectivement préparé depuis toujours à affronter les pires épreuves … mais à quoi bon si c'était pour au final lui trafiquer la mémoire ? Certains détails de cette affaire étaient d'ailleurs restés flous, elle savait que Noctis était en grande partie responsable et elle se souvenait d'ailleurs maintenant de la dernière fois qu'elle l'avait vu dans les laboratoires de Deepground … mais il n'avait pas toujours été là, Ardyn aussi avait lui-même eut une emprise sur son esprit, même si elle ignorait comment. En tout cas, ses souvenirs ne faisaient que confirmer la cruauté de la réalité … en fait, elle était assez surprise de constater que ce n'était pas si terrible que ça et que c'était simplement son image de Juris qui avait été idéalisé, perfectionné abusivement en un père qui l'aimait plus que tout et qui ne voulait que sa protection. Ardyn n'avait en réalité pas été si aimant … mais d'une manière assez tordue qu'elle comprenait étrangement – car elle était sûrement tout aussi tordue et ce n'était pas vraiment une surprise – il avait fait bien plus pour elle. Il ne l'avait pas seulement protégé, il l'avait préparé et armé – au sens figuré comme au sens propre du terme. Elle s'en rendait déjà compte malgré ce qu'il semblait sous-entendre … Elle n'aurait jamais crus qu'il lui serait si facile de faire le deuil de Juris, de renier si rapidement tout ce qu'il avait toujours représenté pour elle – qu'elle croyait – mais le fait est que Ardyn Izunia était bien plus encore.

Elle avait planté son regard vide dans le sien, perçant. Elle était encore perdue, littéralement assommée par cette résurrection et ce recouvrement de mémoire soudain, sans parler de la balle qui avait traversé son crâne et qui semblait encore résonner dans sa tête. Elle sembla donc rester parfaitement ahurit devant le sermon de celui qui l'avait créé et élevé et qui était, si elle en croyait cette étrange apparition … bel et bien son géniteur. C'était bizarre. Elle avait toujours été persuadée de se moquer complètement de ces liens du sang, le seul à avoir toujours compté était Juris, elle n'avait jamais voulu savoir de qui elle venait … et pourtant, en cet instant, alors qu'il la tenait fermement par le menton en la regardant dans les yeux … Elle sentit monter en elle ce besoin primaire et infantile d'aller se cacher dans ses bras pour le supplier de la protéger de ce monde qui lui faisait peur … comme lorsqu'elle était enfant et qu'elle était encore suffisamment minuscule pour se cacher dans son grand manteau sombre. Elle se souvenait de ça. Elle se souvenait de détails débiles mais qui avait soudainement beaucoup d'importance pour elle, comme le fait qu'il lui prêtait parfois son chapeau, qu'il lui avait appris à écrire et à compter, qu'il l'avait emmené en ballade dans sa voiture violette unique … elle se souvenait qu'il lui racontait parfois des histoires pour qu'elle s'endorme, c'était toujours des tragédies et les quelques berceuses qu'il lui avait chanté n'étaient pas plus gaies … elle ne les comprenaient pas vraiment à l'époque mais aujourd'hui tout faisait sens …

Et malgré tout ça. Malgré qu'elle n'ai pas eu une figure paternel cliché et mielleuse … malgré la cruauté de ce monde … ses souvenirs ne lui paraissaient pas si mauvais.

Mais une voix lointaine raisonnait dans sa tête … « ne le laisse pas … ! » elle n'arrivait jamais à entendre la fin, elle n'était pas sûre qu'il y en avait une d'ailleurs … mais elle en avait le sentiment. Elle ferma un instant les yeux lorsqu'il lui accorda un souhait … elle, petit rat de laboratoire, marionnette destinée au rebut à qui on n'avait jamais demandé l'avis sur quoi que ce soit … que pouvait-elle bien souhaiter ? Franchement la première chose qui lui vint à l'esprit fut « une bouteille de vodka, non, 5 … et des somnifères ». Que pouvait-elle bien demander ? Que pouvait-elle bien vouloir ? Qu'on lui rende sa vie ou qu'on lui reprenne pour de bon ? Un parc à chat ? Une télé 8k peut-être … Elle n'avait jamais vraiment rien eu et elle n'avait jamais vraiment voulu quoi que ce soit si ce n'est quelque chose d'inavouable qui ne lui ressemblait pas.
Doucement, elle posa ses mains sur le poignet de son bourreau presque bienveillant ; des souvenirs remontèrent alors qu'elle songeait qu'elle devrait peut-être souhaiter qu'il rejoigne la rivière de la vie … Elle revoyait sa main immense guidant la sienne, minuscule. Elle revoyait son sourire parfois triste, parfois ironique mais jamais sincère. Elle revoyait le premier chocobo qu'il lui avait montré en vrai, elle avait été terrifiée pendant un instant mais il avait toujours eu ce don de la rassurer, de lui faire comprendre les idées les plus complexes – il avait raté son éducation sexuel en parlant de ça, elle n'y comprenait toujours rien, du coup. Elle se souvenait de ce chocobo noir qu'elle avait fabriqué pour lui et qu'il avait accroché à son rétroviseur et elle pouvait presque sentir le vent balayer son visage alors qu'il roulait à travers la campagne.
Mais elle se souvint aussi du jour où il l'avait abandonné dans les rues de Midgar en la dépouillant de ses souvenirs, et aussi de ce jour, elle était plus grande, où il l'avait giflé. La seule et unique fois où il avait levé la main sur elle.

Tout ce qu'elle pourrait souhaiter se rapportait à lui …

Elle plongea à nouveau ses yeux dans les siens, elle semblait avoir repris son aplomb malgré le mal de crâne persistant qui lui donnait des acouphènes.

— Je veux ... que tu m’emmènes au Gold Saucer pour qu'on y passe une journée entière ensemble. Je veux qu'on y fasse toutes les activités et que tu me fasses passer une bonne journée. Finit-elle par réclamer comme un caprice d'enfant gâtée.

Finalement ... rien de plus logique. Elle n'avait que faire des gils malgré ce qu'elle faisait croire à tout le monde, elle se moquait bien d'avoir des diamants ou des métaux précieux - elle ne trouvait même pas ça spécialement joli. Elle aurait pu demander des super-pouvoir ou une armure digne de Batman ... ou mieux : Iron man ! Mais elle pouvait très bien se les fabriquer elle-même et elle avait déjà l'invincibilité. Ce qu'elle voulait vraiment ... c'était un père. Une famille. Juste un peu d'amour.  

— Et je préfère te prévenir, je suis bien plus difficile à amuser aujourd'hui.




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MessageSujet: Re: "The show must go on" [PV Ardinouchet]   Hier à 19:32



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feat. Reanbell

Bien que cette vérité venait alors d'éclater, en plus de voir Reanbell revenir d'entre les morts comme Ardyn l'avait prévu, cette dernière se montra bien plus rapide à donc accepter cette dure réalité qu'il ne l'aurait soupçonné... à un tel point qu'elle fut presque conciliante et compréhensive envers lui. Bien entendu, on ne parlera pas de remerciement... et pourtant quelque chose sur le visage de la petite tête blonde donnait l'impression qu'elle ne le détestait pas le moins du monde pour autant, peut-être même qu'elle faisait de plus amples connexions et reconnaissait qu'il avait été bon à son égard, d'un certain point de vue... Alors qu'elle vint rapidement retrouver sa condition de petite fille, entre autre gâtée, lorsqu'ils n'étaient que tous les deux, son souhait ne tarda pas à se faire savoir... et se posa sur une virée totalement ludique et fantasque dans l'endroit le plus irréel qu'il existait encore sur Gaïa. « Ainsi soit-il, j'ai toujours été un homme de parole et cette journée au Gold Saucer sera donc tienne, puisque tu tiens tant à te façonner de nouveaux et véritables souvenirs. » en lui prenant la main avant de se redresser, l'obligeant presque à faire de même... comme si la scène précédente n'était qu'une pâle illusion, que ces tâches de sang ne furent qu'un simple élément du décor totalement factice qui plus est.

« Peut-être as-tu quelque chose de prévu pour la soirée ? Dans le cas contraire, offre-toi donc un peu de repos et reste donc en ces lieux... tu verras que la vie peut également être divertissante lorsque l'on sait à qui se fier... comme au temps passé. » en parlant naturellement de lui, même si pour le coup il n'aurait pas été le choix premier à faire... cela dit, il ne lui restait personne d'autre si ce n'était lui, bien que tout ceci ne soit autre qu'une triste affaire pour la conserver à ses côtés jusqu'à lui dérober son immortalité. « Le spectacle ne fait que commencer... et un jour viendra, où si l'envie te prend, tu pourrais posséder autant que moi si tu cessais un peu de courir après la mort. » en soufflant donc un rire moqueur, même si indirectement il parlait également pour sa propre personne... combien de temps avait-il désirer l'obtenir, cette fin funeste ? Bien trop longtemps... mais le regret, la culpabilité et surtout la haine l'avaient suffisamment rongé pour le façonner tel un monstre, peut-être même pire encore que le Cauchemar qui sévissait parmi les vivants depuis bien des années.

« Si jamais tu te décides, tu sais où me trouver. » alors qu'il disparaissait déjà peu à peu de l'autre côté du couloir, prenant la direction de la salle principale de l'établissement en traversant les quelques loges. « Et ne t'embête pas pour eux... cela sera ranger en un rien de temps. Par contre je ne peux que te conseiller de faire un crochet par les sanitaires, ta présentation laisse désormais à désirer. » sur un ton moqueur alors qu'il disparu pour de bon, ne prenant pas bien longtemps pour retrouver sa place précédente dans la salle... une coupe de champagne posée non loin de lui. Voila comme qui dirait une petite victoire, n'est-ce pas ?

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"The show must go on" [PV Ardinouchet]
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