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 Les yeux d'un lion, et la férocité d'un chat. [Pv Okada Blake]

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MessageSujet: Les yeux d'un lion, et la férocité d'un chat. [Pv Okada Blake]   Jeu 29 Mar - 19:16


« Les yeux d’un lion, la férocité d’un chat. »



Changer d’air s’annonçait comme étant la meilleure des idées qu’il ait pu avoir dans les derniers mois. Flâner dans Midgar donnait une effroyable impression de rouiller, et de peu à peu perdre toute sa saveur, comme les bâtiments trop gris qui encadraient les rues ; quitter la ville un moment ne pouvait que lui faire du bien. Elle était bien loin la période ou il était jeté de gauche à droite, arpentant du pays pour mettre des bâtons dans les roues de ceux qu’il se devait de neutraliser. La dernière fois que Reno avait posé les pieds à Junon, cependant, était récente : aller récupérer une soldate dans ce que le commun des mortels pouvait appeler le milieu de nul part avait cependant était bien plus fatiguant que palpitant. Souvenir amer que celui d’une nuit blanche passée à arpenter les mers en hélicoptère pour repêcher un poisson égaré, quand bien même la prise en valait la chandelle. L’appareil, et son propriétaire, en revanche, n’avaient jamais connus de retour en ces lieux. À tout moment il s’attendait à recevoir un doux rappel de la W.R.O clamant combien il devrait se farcir un nouveau voyage, mais force était de constater qu’elle devrait venir le chercher elle-même : en bon Turk, il faisait le travail, mais nettoyer derrière lui était une toute autre affaire.

Les évènements récents auraient vite fait de le replonger dans l’infernal tourbillon dans lequel le rouquin avait été immergé voilà bien des mois, et il avait le sentiment que ce serait une belle utopie que de penser que les choses finiraient par se tasser. En peu de temps, tout s’était empilé pour une amère constatation : ils étaient dans la merde. Il n’avait qu’à se souvenir des balles perdues dans la Tour Shinra pour retrouver toute cette tranquille lassitude liée de près ou de loin à cette planète maudite. Clou du spectacle, Deepground était fringant et prêt à montrer les dents. Autrement dit, il avait toutes les raisons du monde de vouloir voir du paysage, ou du moins échapper aux piles de paperasses dont Tseng l’assommait. C’était sans compter le saint chef, patron des heures supplémentaires et messie de l’injustice, qui l’avait expédié séance tenante se rendre utile puisqu’il y était. Dans ces circonstances, et possédé de l’impression qu’il s’était à moitié fait avoir, Reno avait entrepris de faire ce qu’il maîtrisait le mieux, à savoir le commérage. Laisser traîner ses oreilles, aborder les gens de façon abrupte, voilà ce qu’il gérait aussi bien que de faire les poches sans se laisser pincer. Car les Turks se devaient de rester au courant de tout, en permanence, pour que l’ancien Président n’ait pas à supporter la frustration d’être mis sur la touche si jamais il advenait quelque chose d’encore plus fâcheux, à supposer qu’il existe encore pire.

En bon professionnel qu’il était, et en encore meilleure fouine qu’il se révélait être, il avait passé la journée à envoyer paître toute bonne idée consistant à se la couler douce pour interroger tous ceux qui avaient vaguement une tête à être crédules. Cela ne s’avérait pas bien concluant, à son grand désespoir, et il apprit tout au plus que quelques disparus rescapés étaient revenus de la Tour, tandis que d’autres demeuraient introuvables. Il irait fleurter près du QG quand l’envie de se faire regarder de travers lui prendrait, ou plutôt qu’il aurait la volonté de quitter la ville dans laquelle il avait fini par errer mains dans les poches, l’air revêche et pourtant apaisé par ce climat un tant soit peu différent de sa routine. Après une délibération de près de quelques secondes, il laissa tomber tout faux semblant, car il n’était pas prêt à faire quoi que ce soit de constructif dans les heures à venir. Il entra donc dans le premier bar qui passait, non dans l’optique de se mettre à mal, mais plutôt de se détendre et oublier que la fatigue n’allait pas tarder à le rattraper s’il continuait sur ce rythme. Mais il la connaissait, cette vieille amie, aussi était-ce une fatalité qu’il ne redoutait pas vraiment.

Il était plus occupé à scruter son verre qu’à se laisser happer par l’ambiance plutôt chaleureuse du lieu. Il en venait à se demander quel alcool fort il avait bien pu commander, et lâcha un soupir un rien exagéré en se rendant compte qu’il n’en avait plus la moindre idée. Alors plutôt que de tergiverser des heures durant, il se contenta de descendre cette première boisson de sa soirée, imperméable aux œillades méfiantes de certains habitués. Immanquable dégaine de Turk qu’il avait, il fallait dire, mais peut-être étaient-ils juste dépités de le voir ainsi avachi comme un alcoolique sur sa chaise.
Il réalisa après quelques secondes qu’il fixait le barman d’un air vide depuis bien quelques longues secondes, mais garda ce visage éternellement narquois, d’une insolence sans limite pour ceux qui ne lui étaient pas familiers. Maintenant qu’il le regardait, sans plus se contenter de passer au travers comme s’il était inconsistant, il lui trouva une dégaine sympathique. Mais qui était-il pour juger ? Reanbell avait bien une gueule d’ange tout en étant une tique, cela pouvait aussi bien être le cas de celui-ci. La couleur de miel des prunelles de ce jeune homme l’intrigua, en revanche, suffisamment pour qu’il prenne la peine d’ouvrir la bouche. Si cela n’avait été de cette teinte qui attisait sa curiosité, il l’aurait oublié aussi vite qu’il l’avait vu.

-Sympa les yeux, mec, souffla-t-il d’un ton lent, comme si le simple fait de discuter l’ennuyait ; et il ajouta avec plus de malice : J’croirais presque voir Izunia. Prend ça comme tu veux. Et remet moi un verre, au passage. S’il te plait.

En voilà une bien bonne façon de claquer son salaire, songea-t-il avec sarcasme, mais il n’avait de toute manière que ça à en faire en l’état actuel des choses.


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MessageSujet: Re: Les yeux d'un lion, et la férocité d'un chat. [Pv Okada Blake]   Dim 8 Avr - 18:11



Les yeux d'un lion, et la férocité d'un chat. [Pv Reno]


Que je regrette… Oh que je regrette d’avoir eu les yeux plus gros que le ventre sur le retour de mon dernier voyage. Ce monstre avait l’air tranquille pourtant, je n’ai juste pas imaginé qu’il allait appeler ses potes à la rescousse quand j’allais enfin le battre. Au final, je me retrouve avec moins d’heures de repos que prévu pour mon retour à Junon et en plus, je suis de service au bar aujourd’hui. Ça m’apprendra à vouloir m’entraîner durant mes voyages.

Quoiqu’il en soit, il est déjà l’heure, je dois me préparer pour prendre le service de l’après midi : une simple douche froide devrait suffire, ça me réveille surtout de la meilleure façon possible et j’en ai bien besoin. Je me recoiffe rapidement, attrape mes vêtements de barman, le patron veut que je sois impeccable et que mes cheveux ne retombent pas trop devant mes yeux durant mon service, c’est ce qui attire le plus les filles au bar et ça gonfle le chiffre d’affaires apparemment. Je ne suis pas une attraction de foire, bon sang… Et le truc, c’est que je n’attire pas que les filles en général, il y a parfois aussi juste des curieux qui s’intéressent à la couleur de mes yeux. Dans l’absolu, ça ne me gêne pas puisque j’ai horreur de m’ennuyer et de ne parler avec personne durant que je sers au bar, alors je pense que tout le monde y trouve son compte finalement.

Je fais un rapide tour de mon petit appartement, jetant un coup d’œil ici et là pour être sûr de ne rien oublier ou de laisser traîner, ça serait chiant que mon chien se décide à jouer avec pendant mon absence. Je lui accorde une dernière caresse et je descends les escaliers rapidement, traverse mon atelier de forge et je sors tout en fermant la boutique. Ma montre m’indique que j’ai un peu d’avance, c’est pas plus mal !

Evidemment, lorsque j’arrive au bar, l’heure n’est pas encore aux gens bourrés donc je passe par l’entrée principale, saluant poliment chacun des clients, faisant la bise à quelques habitués au passage et je rejoins ma collègue derrière le comptoir pour avoir un petit topo sur le début de la journée. Pas d’incidents notoires, parfait, c’est jamais évident pour elle quand des gens de type « ennuyants » viennent la faire chier, mais vu qu’elle est surement plus forte que moi en combat, je ne m’inquiète pas vraiment. Je m’inquiète à la limite pour le pauvre client qui l’énervera.

A peine quelques minutes vont passer avant qu’un client assez particulier n’arrive dans le bar : un Turk. Nous n’avons aucune consigne concernant la clientèle, peu importe qui entre dans notre bar, mais personnellement, j’estime devoir servir chaque client qui a soif, c’est mon job après tout. Je fais signe à Lucy que je m’en occupe, fixant au passage les autres clients qui n’ont pas l’air d’apprécier la présence de ce nouvel individu ici.

L’homme aux cheveux roux me commande un verre d’alcool fort sans me préciser lequel, eh bien il ne doit pas être là pour se détendre tranquillement, on chasse plutôt les problèmes dans ce genre de cas. Je le salue avant de me retourner vers mes bouteilles et de réfléchir un instant, un simple coup d’œil dans le miroir de l’étagère me permet de voir son visage. Pour l’instant, un verre de whisky simple devrait lui convenir, je ne vais pas essayer un de mes cocktails avec une personne dont je ne sais absolument rien, si ce n’est les rumeurs que j’ai entendu sur lui.

Je lui dépose son verre devant lui, en le regardant un instant dans les yeux mais à part son air vide, l’homme ne daigne pas me donner la moindre importance. Dommage, j’aurais bien aimé apprendre à connaître un peu plus ce… « Reno » si je ne me trompe pas. Il m’a fallu quelques instants quand même pour finir par reconnaître un des hommes qui est le plus proche de Rufus Shinra, mais de ce qu’on m’en a dit, il avait l’air plus… réactif que là. Je ne le fixe pas trop longtemps, ça serait un coup à le mettre mal à l’aise, alors mon attention se porte sur des gens au fond qui le regardent de travers, et cette petite bande là n’est pas du genre à rester tranquille, espérons qu’ils se rappelleront de la raclée qu’ils ont pris l’autre fois par Lucy et le patron.

Sorti de mes pensées par le compliment sur mes yeux de la part de mon client qui venait de descendre son whisky, je le regarde et esquisse un sourire : son air insolent n’est pas une si mauvaise chose que ça, au moins on va pouvoir discuter lui et moi, car un regard froid ou toujours vide aurait clarifié la situation dans un autre sens.

« Je n’ai pas la chance de connaître ce ‘Izunia’ mais j’espère au moins qu’il est bel homme si j’ai l’air de lui ressembler ! »

Un peu d’humour n’a jamais tué personne et c’est l’occasion de prendre des informations sur de nouvelles personnes influentes ou qui sont liés aux Turks. Malgré le fait que mon interlocuteur n’a pas l’air trop motivé à discuter, j’ai une bonne idée pour l’inviter à engager un peu plus la conversation. J’attrape un nouveau verre et la bouteille de bourbon pour préparer un Old Fashionned avec quelques autres ingrédients. Avec l’habitude, j’ai préparé ça en un éclair et je le sers directement devant ce client intéressant.

« Voilà pour vous, j’espère que vous ne voyez pas d’inconvénients à goûter un cocktail qui vous fera le plus grand bien ? » J’esquisse un nouveau sourire avant d’ajouter. « Je vous rassure, c’est un bourbon de qualité, nous traitons tous nos clients avec la plus grande attention. »

J’avoue qu’avec ce que je viens de dire et ce cocktail, je pense délier sa langue un minimum. Pas besoin qu’il me raconte les détails de sa vie, mais si je peux au moins l’aider à aller mieux en discutant, ça sera toujours ça de pris pour lui… et peut-être pour moi.

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MessageSujet: Re: Les yeux d'un lion, et la férocité d'un chat. [Pv Okada Blake]   Dim 15 Avr - 10:37


« Les yeux d’un lion, et la férocité d’un chat »



Le Turk eut un fin sourire, un rien moqueur peut-être, alors que ses yeux clairs commençaient à retrouver cette lueur espiègle qui ne présageait rien de bon. Quoi qu’il fût d’humeur à rester bavard, pour le moment, le simple fait que ce barman ne connut pas « ce Izunia » était pour lui un excellent indicateur quant au fait que celui-là… N’était décidément pas très branché W.R.O et actualité. Le rouquin, de son côté, n’aurait jamais supporté de ne pas être au courant de tous les détails futiles qui se déroulaient dans ce bas-monde. Mais le brun qui lui faisait face, bien qu’à mieux y regarder ses cheveux avaient des accents colorés plutôt atypiques -qui était-il pour juger avec sa crinière écarlate, direz-vous-, semblait environ aussi informé qu’un cloporte.

-Uh… ? Ce n’est pas mon genre mais j’imagine qu’il a un charme. Mais en effet, tu peux prendre ça comme un compliment, souffla-t-il à mi-voix en ne tentant plus de cacher son sourire ; car la ressemblance était bien à double tranchant. Yeux de miel pour certains, de prédateur pour d’autres, même si celui qui lui faisait face n’avait à priori pas le visage à faire du mal à une mouche.

Alors, contemplant avec un grand intérêt la façon qu’il avait de préparer ce cocktail, il lâcha un rire grinçant, et appuya sa joue contre sa main avec une nonchalance acquise avec les années, et son air lassé paraissait plus feint qu’auparavant. Après tout il n’avait pas pour réputation d’être très agréable comme homme, pour la plupart des gens. Tout cela lui collait à la peau comme une seconde ombre le suivant sans qu’il en soit pour autant fondamentalement gêné. Autant dire qu’il ne comptait pas se départir de toutes ces agaçantes petites expressions sous prétexte que le barman était, lui, aimable.

-Sympa le numéro, un peu plus et je me laisserai presque piéger par ta bonne gueule et ton petit speech…

Il ne fit pas le difficile malgré ses mots, car il attira le verre à lui non sans faire un instant mine de lui tirer la langue, réflexe infantile qui ne cesserait de titiller les nerfs de quelques personnes. Il se demandait où tout ça pourrait le mener, car après tout c’était son rôle de tirer les vers du nez des gens. Or il s’avérait qu’il avait là un spécimen qu’il catégorisa d’office comme étant inutile à la bonne avancée de ses recherches, mais qui avait au moins le mérite de faire des cocktails dignes de ce nom. Tifa aurait du souci à se faire avec la concurrence, pensa-t-il, si elle revenait un jour. Ce constat fit se figer un instant son expression d’une façon bien trop peu naturelle, et il chassa son trouble d’une gorgée plus franche, tout en détournant un instant les yeux vers ces habitués dont les œillades se faisaient trop insistantes à son goût. Allons bon, s’ils pensaient que le fixer ainsi le ferait déguerpir… Il était meilleur qu’eux à ce petit jeu-là, et il arqua un sourcil, alors qu’il faisait mine de trinquer avec eux, arborant le plus froid des sourires. Comme s’ils étaient les premiers à le faire. Par ailleurs, ils ne seraient pas non plus les derniers, non pas que cela lui posait problème.

-Je ne sais pas ce que t’as fichu en plus dans ce verre, mais si tu continues comme ça je vais descendre tes stocks,
assena-t-il d’un ton plus franc, moins sombre, alors qu’il retournait à ce barman qui ne lui lâchait pas la grappe. « Yeux dorés » ne pouvait imaginer combien ces paroles se révélaient être empreintes de sérieux.

Déclencher une bagarre attendrait, c’était après tout le cadet de ses soucis de mettre un souk pas possible dans un bar qu’il fréquentait pour la première fois. Claquer toute sa lucidité en revanche devenait une perspective de plus en plus alléchante, sachant qu’en plus, personne ne serait là pour l’en empêcher. D’où l’intérêt d’avoir des collègues, collègues qui n’étaient à son grand malheur pas dans les parages. Mais alors que s’écoulaient les secondes, et avec elles le fond de son verre, il plissa les yeux d’un air sceptique, et scruta avec attention cet inconnu à l’air si amical. Frotter le bar pouvait passer cinq minutes pour une nécessité, mais avec autant de soin, sans jamais vraiment quitter l’endroit où se trouvait Reno…

-J’ai comme le sentiment que tu crèves d’envie que je parle. J’te demanderai même pas pourquoi, tiens, mais si tu attends que je déballe ma triste vie comme un de tes alcoolos de clients, tu risques d’être déçu.

Conscient de ses paroles peut-être un peu sèches dans la façon dont il les avait prononcés, il ne fit cependant pas l’effort de s’excuser, car ce n’était pas là dans l’ordre naturel des choses que Reno, le fameux, se plie à la courtoisie.


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