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 "I hate everything about you" [PV Hojo]

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MessageSujet: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Jeu 21 Sep - 12:57

« I hate everything about you  »
▵ Reany & Hojo ▿






« Juris,
Un de mes contacts m'a transmis une information importante ce matin. Il paraît que H. ou quelqu'un lui ressemblant fortement aurait été aperçu à Costal Del Sol. Je suis assez partagée concernant cette information … si les morts reviennent à la vie, c'est la dernière personne que j'aurais aimé voir revenir. En tout cas, si c'est vraiment lui, alors il n'y aura plus de doute à avoir sur l'état de la planète … Si c'est lui, alors ça veut dire que la Rivière de la Vie a un problème et que nous sommes véritablement et définitivement dans une situation plus que critique. Si Il a pu revenir, alors ça veut dire que les pires individus que la planète a pu porter sont certainement déjà quelques part à préparer un mauvais coup …
Je dois en avoir le cœur net. Je pars sur le champs pour tirer cette histoire au clair, car si c'est bien Lui – et je n'aurais aucun mal à le reconnaître si c'est le cas – alors je suis sûre qu'il n'est pas simplement en train de profiter de vacances au soleil. Ce type ne peut pas être laissé en liberté, pas après tout ce qu'il a fait, ce qu'il T'as fais, pas avec tout ce qu'il sait …
Cela fait très longtemps que je n'ai pas ressenti ça. J'ai peur, Juris … Une partie de moi n'a pas du tout envie de savoir si c'est bien lui ou pas … parce que je ne veux pas que ce soit lui. Je n'ai pas pu te venger de mes propres mains, mais à bien y réfléchir, je ne suis pas sûre d'en avoir la force. Et puis … pourquoi est-ce qu'il reviendrait comme ça … et pas toi ? La nature vient une nouvelle fois de prouver qu'elle n'a aucune notion de la justice. »


Dès qu'elle avait reçu le message intriguant de son contact, Reanbell s'était jetée de son lit, avait pris une douche expresse et s'était pressée vers Junon pour prendre le férie vers Costa del Sol avec un mélange d'impatience et d'angoisse. Elle avait prévenu Serah qu'elle aurait sûrement à nouveau besoin d'elle pour prendre soin de la boule de poil en son absence, elle ne savait pas combien de temps allait prendre son investigation.
Elle arriva dans le village du soleil au milieu d'après-midi, vêtue de bottes noires et blanches à talon, d'une jupe en jean qui lui arrivait juste au dessous des genoux et d'un haut fin à manche trois-quart blanc au dégradé magenta. Elle n'avait pas prit le temps de se costumer de façon à passer incognito, elle était donc restée blonde, mais avait tout de même caché ses yeux vairons assez caractéristique derrière des lentilles bleues d'acier.

Pour quelqu'un comme elle qui avait l'habitude de mener bien des enquêtes pour son travail, elle fut un peu surprise de se sentir perdue en arrivant sur les quais du village-vacance. Penser à son passé ne la mettait jamais de très bonne humeur et le fait d'être là pour le Professeur H. en particulier lui donnait l'impression d'être redevenue cette petite fille peureuse d'autre-fois … Mais tout irait bien, tant qu'elle évitait la choucroute, elle n'aurait sûrement pas à paniquer.
Après un instant à observer son entourage avec insistance – comme si elle pouvait le débusquer aussi vite – elle s'aventura un peu plus loin dans le village. Elle commença par le bar, un bon cocktail allait sûrement l'aider à se détendre, et il fallait qu'elle remplisse sa flasque de vodka – car elle l'avait déjà vidé sur le trajet. Tout en profitant du rafraîchissement, elle se renseigna sur l'activité récente du village : comment vont les affaires, y avait-il de nouvelles têtes en ville … Puis elle fit le tour des échoppes, car si tout le monde ne fréquentait par forcément les bars, il était indispensable de passer par une boutique à un moment ou à un autre.

Elle finit par entendre parler de ce vieux type louche qui semblait être arrivé en ville il y a quelques temps déjà. L'homme du magasin l'encouragea à se diriger vers un coin de la plage où traînaient les « croqueuses de diamants ». Reanbell trouva cette pratique alimentaire un peu particulière, mais elle suivit le conseil du vendeur. Là-bas, il y avait beaucoup de jeune femme en maillot de bain qui semblait observer les vacanciers avec attention et elle vit l'une d'elle aller se frotte contre un homme qui arborait à son poignet une montre hors de prix. Dès qu'elle approcha des jeunes femmes, elle se sentit jugée de la tête aux pieds, elle qui n'était vraiment pas douée pour traduire les expressions faciales, elle avait tout de suite compris que ces filles ne l'aimaient pas … sans même la connaître.
Elle dû allonger la monnaie pour avoir quelques informations sur ce scientifique « brillant » qui avait investi la petite villa en bois blanc du quartier résidentiel du bord de mer. Apparemment, elles le prenaient pour quelqu'un de relativement riche et c'était apparemment leur façon de gagner leur vie de flatter ce genre de personnage. Reanbell pensa que leur métier n'était finalement pas très différent du sien, car il y avait toute une dimension de la chose ne saisissait pas.

Elle repartie sans savoir quel goût pouvait bien avoir un diamant et le ciel s'était drapé de sa robe du soir quand elle trouva enfin la petite villa en question. Elle en fit discrètement le tour, apparemment, il n'y avait personne dedans … Alors elle passa par derrière et crocheta la serrure pour entrer. Premier réflexe en ouvrant : vérifier les systèmes de sécurité. Elle repéra rapidement le boîtier de l'alarme et la débrancha méthodiquement grâce au petit matériel qu'elle avait toujours sur elle. Elle passa ensuite une bonne demi-heure à fouiller avec précaution sans rien déranger et se fit surprendre par quelque chose de très perturbant : une tapette à souris qui lui pinça les doigts dans un tiroir. Le plus troublant n'était pas tant la présence d'une tapette à souris dans un tiroir … mais le fait qu'elle usait des mêmes subterfuges pour piéger les curieux - elle avait d'ailleurs dû en enlever beaucoup de chez elle quand elle avait adopté Condchat. C'était même très troublant. On retrouvait même une certaine minutie assez similaire sans l'ordre et le désordre que le résident laissait derrière lui.
Elle trouva des indices qui ne trompaient pas. En premier lieux : des notes dont elle reconnu aussitôt l'écriture en patte de mouche, sans compter que ces notes semblaient traiter d’expériences scientifiques. Vu l'état du papier et de l'encre, ces notes devaient être récentes, il était donc peu probable que quelqu'un ai gardé de vieilles notes de Hojo ici …
Elle était en train de fouiller les tiroirs du bureau quand elle entendit un grincement … la porte d'entrée ! A pas de loup, elle se cacha juste derrière la porte – elle avait laissé le tiroir qu'elle était en train de fouiller ouvert, par crainte de faire du bruit en le refermant – et attendit … Des bruits de pas se firent entendre un peu partout dans la maison et il lui sembla qu'il se passa une éternité avant que l'on se rapproche enfin d'ici … Les pas étaient juste à côté et enfin, un homme entra dans le bureau. Elle attendit qu'il s'avance un peu plus dans la pièce pour le mettre en joue avec son pistolet, signalant sa présence en faisant cliqueter la sécurité qu'elle venait d'enlever.

— Vous avez l'air plutôt en forme pour un mort, Professeur. Parvint-elle à articuler d'une voix neutre malgré les battements furibonds de son cœur … Elle était peut-être armée, mais elle n'était pas certaine de pouvoir garder son masque d'impassibilité très longtemps. Elle était terrifiée, comme la gamine qu'elle était autrefois … Et d'ailleurs, pour la première fois depuis … depuis toujours, son bras tendu et armé tremblait légèrement. Cela ne lui était jamais arrivé. Jamais.



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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Mar 26 Sep - 0:58


Professor Hojo


- FEAT. Reanbell Valdès -

△ I Hate everything about you △

    La station balnéaire de Costa Del Sol avait de plus appréciable encore que ses plages de sable fin, son air tropical et sa faune aux ovaires vénaux le fait que les bons contacts, plus que l'argent, permettait d'y acheter absolument tout et n'importe quoi ; lorsqu'il avait débarqué sur le ponton du village-vacance, le Professeur Hojo était toujours le Professeur Hojo, mais quelques conversations téléphoniques habilement menées eurent tôt fait de lui apporter le calme et la sécurité dont il avait désespérément besoin. Personne ne s'occupait du type louche en blouse, le type louche en blouse ne s'occupait de personne, et tout le monde y gagnait.

Du moins, il le croyait.

Lorsque la balle de son revolver avait achevée de creuser une tranchée dans le néocortex de l'homme à tout faire qui l'avait amené jusqu'ici, Hojo savait qu'un jour, quelqu'un remonterait jusqu'à lui. Il ignorait quand et comment, mais il avait vécu assez d'années dans les coulisses de Gaïa pour en connaître toutes les ficelles et apprendre que celle qui retenait l'épée de Damoclès au dessus de sa tête était sans aucun doute la plus fragile d'entre elles. Pourtant, alors qu'il remontait au rythme d'un homme qui en avait suffisamment vu pour ne pas avoir à s'inquiéter du temps que ça lui prenait l'allée qui montait jusqu'à sa villa, il était persuadé que les allonges de quelques milliers de Gils qu'il distribuait ici et là seraient encore suffisantes pour lui offrir quelques mois de sérénité ; il avait tort, mais comme la majeure partie des personnes de son âge, il n'était pas disposé à le concevoir.

Après avoir accompli sa tournée hebdomadaire des épiceries et autres échoppes auxquelles même lui ne pouvait prétendre échapper (il préférait généralement s'y rendre le soir, une heure ou deux avant la fermeture ; certaines nuits, les magasins étaient pleins et la foule d'insouciants irrités qui s'y disputait un peu d'espace comme deux singes se disputeraient la dernière femelle l'amusait ; d'autres, les rayons étaient déserts, et le calme irréel propre aux boutiques vides lui plaisait), Hojo avait décidé qu'il sacrifierait la compagnie des demoiselles de la plage pour ce soir, et il avait directement pris le chemin du retour. Sa villa blanche qui flottait comme un fantôme dans le hâle de la nuit - et des fantômes elle contenait - lui semblant aussi déserte qu'elle se devait de l'être, il s'épargna la corvée de vérifier l'intégrité de son système d'alarme et ouvrit la porte d'entrée, accompagné du grincement des gonds résonnant comme le râle même du danger. Après avoir pris soin de fermer la serrure à double tour, il traversa le salon sans y prêter la moindre attention jusqu'à la cuisine, où il déposa négligemment ses courses. L'ordre et la propreté avait une certaine importance, mais pour l'heure, il avait d'autre priorités : et la première d'entre elles était d'entamer ses recherches sur les rumeurs des événements qui se seraient produit dans les contrées du Continent Nord. Si lui était revenu parmi les vivants...

Hojo se raidit lorsqu'il atteignit la porte de son bureau, dont l'ouverture béante sonnait soudain comme un appel à tomber dans un piège. Lui-même ne se souvenait pas l'avoir fermée en partant, mais une négligence pareille ne faisait pas partie de ses habitudes ; moins encore avec une pièce d'une telle importance. Pour ne pas trahir ses doutes, il continua a avancer jusqu'à pénétrer sur la langue du loup - la vision du tiroir laissé ouvert avait confirmé ses soupçons bien avant que le clic de la sécurité ne résonne, et il se contenta de croiser les mains dans le dos avec une nonchalance insultante.

« Vous avez l'air en forme pour un mort, Professeur », s'éleva la voix responsable du tournant si particulier de sa soirée. Hojo jeta un œil par-dessus son épaule ; découvrir que son agresseur sortait à peine de son combat contre la puberté lui tira un sourire moqueur. « Et vous avez l'air perdue, jeune fille. Qu'est-ce que c'est, cette fois ? » Il plissa les yeux en notant que le bras armé tremblait autant que si le pistolet était trop lourd à porter pour lui. Il n'ignorait pas que le risque que la gamine presse la détente sans même le vouloir existait, mais il ne s'en inquiétait pas. À force d'avoir des calibres 9 pointés sur l'arrière du crâne, on finit par s'habituer. « Un rebut du Soldat ? Un sujet raté de Zirconiade, peut-être ? Une autre de ces raisons "Mako&Hojo" qui ne vaut pas même la peine que je la mentionne ? » Hojo haussa les épaules comme pour faire comprendre qu'au fond, ça ne changeait pas grand-chose. Il contourna doucement son bureau, et dirigea sa main vers le tiroir pour montrer qu'il ne souhaitait rien d'autre que de le fermer ; mais avec une agilité que son arthrite ne laissait pas supposer, il glissa ses doigts à l'intérieur pour s'emparer d'une seringue vide, qu'il fit remonter discrètement dans la manche de sa blouse.

La jeune femme continuait de le fixer avec des yeux bleus qui faisaient de leur mieux pour ne rien laisser paraître, mais Hojo n'était pas dupe. Non seulement avaient-ils sans doute une tonne de choses à exprimer à cet instant précis, mais il était aussi envisageable que des lentilles ne cachent quelque chose d'autre ; comme, par exemple, une belle teinte émeraude. Pourtant... Il n'avait pas souvenir d'une recrue comme celle-là dans les rangs du Soldat. Il n'était plus seulement surpris de la voir : il était aussi curieux, et elle en paierait les frais.

Le Professeur avait déjà remarqué à quel point elle était stressée ; il était désormais presque certain qu'elle n'aurait jamais le cran de tirer d'elle-même, et il en voulait pour preuve qu'il respirait toujours. Alors il se rapprocha, un pas après l'autre, sa voix nasillarde prenant le dessus sur les craquements du parquet. « Tu n'as aucune idée de ce que tu es en train de faire, n'est-ce pas ? » La pointe de sa seringue tomba en douceur sur la paume de sa main ; s'il parvenait à passer derrière le pistolet, il gagnait. « Pose simplement ton arme, avant de te blesser. Ce que tu as fait est inacceptable, mais je suis certain que je trouverais de quoi te faire pardonner. »

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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Ven 29 Sep - 10:58

« I hate everything about you  »
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Cela était tellement peu dans ses habitudes qu'elle ne remarqua son léger tremblement que lorsque le Professeur le nota de ce regard acéré qui hantait encore ses cauchemars aujourd'hui. Pour tenter d'y remédier et pour réflexe de défense désespéré, elle avait porté sa deuxième main contre l'arme afin de raffermir ses appuis. Les sourcils froncés, elle faisait pour la première fois l'expérience d'une si grande difficulté pour ne pas perdre son sang froid. Il ne se souvenait pas d'elle … Cela ne l'étonnait pas et c'était tant mieux … même si au fond, cela la laissait amer. Lui qui avait eu une si grande et sinistre importance dans sa vie … elle n'était rien d'autre qu'un chiffre à ses yeux et elle savait que des dizaines, peut-être des centaines d'autres individus en ce monde devaient être dans le même cas qu'elle … hantés par le souvenir d'un homme qui ne se souvenait même pas d'eux.
D'abord partagée par un désir de justice qui demandait à lui rafraîchir la mémoire et par le besoin de se protéger qui exigeait qu'elle garde son identité secrète, Reanbell décida finalement que rien ne pressait … elle n'était pas obligée de prendre une décision tout de suite … elle devait d'abord savoir ce qu'il faisait là, lui rappeler l'existence d'un programme aussi ambitieux que le Projet Phénix n'était sûrement pas une bonne idée étant donné ce dont il était capable …

— Quelque chose comme ça. Avoua-t-elle à demi-mot, après un gros effort pour réussir à articuler intelligiblement. Impossible, cependant, de savoir de quel « chose comme ça » elle parlait … sachant qu'elle n'avait aucune idée de ce que pouvait bien être « Zirconiade ». Afin de se protéger elle-même de ce que pourrait dire Hojo pour la blesser, elle préférait se considérer d’emblée dans la catégorie des « qui ne vaut pas la peine d'être mentionnée », car ce n'était pas comme si son cas avait été d'un franc succès.  Et c'était pour son bien.

Elle était habituellement très objective sur ses capacités et autres aptitudes et elle était la première à écarter ses coéquipiers lorsqu'elle voyait qu'une affaire les concernait et les affectait trop … mais c'était plus facile à dire qu'à faire, elle allait bientôt l'apprendre à ses dépends. Son obsession pour le professeur la rendait inconsciente et stupide, elle s'était jetée là-dedans toute seule, sans prévenir qui que ce soit qu'elle venait ici … pas même son informateur. Et là, elle dérogeait à une autre de ses règles : rester attentive au moindre mouvement de la cible. Elle était bien trop occupée à essayer de  forcer son tremblement d'arrêter pour remarquer la petite entourloupe du vieux scientifique qu'elle regardait droit dans les yeux sans ciller, maintenant qu'il s'était tourné vers elle. Il était plus vieux que dans ses souvenirs, ce qui était normal après onze longues années. Cependant, elle était incapable de dire s'il était plus ou moins terrifiant … car le fait d'être plus grande – un peu – et armée ne semblait pas beaucoup l'aider à se sentir protégée. Pourtant, elle ne se souvenait pas qu'elle le craignait tant autrefois. Elle ne l'avait jamais aimé et elle avait toujours eu peur de ce qu'il pouvait prévoir de lui faire subir à chaque entrevue … mais aujourd'hui elle avait l'impression qu'elle ressentait d'un coup tout le cumul de crainte et de rancœur de son enfance.

— Je sais très bien ce que je fais, vieil homme. Rétorqua-t-elle ensuite, faisant écho au « jeune fille » qu'elle n'appréciait jamais beaucoup.

« Pose simplement ton arme, avant de te blesser. Ce que tu as fait est inacceptable, mais je suis certain que je trouverais de quoi te faire pardonner. »

Comme il approchait, elle recula d'un pas ferme pour lui indiquer silencieusement qu'il n'avait plutôt pas intérêt à bouger plus que ça. Il voulait qu'elle pose son arme ? Il la prenait pour une gamine ? Il était temps de sortir des rôles qu'il leur avait imposé depuis la naissance. Il n'était plus le bourreau, elle n'était plus l'insecte à qui l'ont pouvait arracher les pattes en toute impunité. D'un geste, elle avait baissé son arme pour lui tirer une balle dans le pied.

— Et toi, tu en as déjà trop fait pour être pardonné un jour ! Rétorqua-t-elle, perdant toute la fermeté qu'elle mettait tant de soin à simuler dans sa voix qui s'était légèrement vrillée.

Ce geste avait eu pour espoir de lui faire comprendre qu'elle maîtrisait parfaitement la situation et qu'elle n'était pas là pour jouer au scrabble. Pourtant … elle tremblait plus encore, tenir son arme à deux mains ne suffisait plus pour maîtriser son geste … elle s'était tétanisée toute seule, sa seule chance était de l'avoir suffisamment intimidé pour ne pas recevoir un retour de flamme.  




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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Dim 1 Oct - 23:42


Professor Hojo


- FEAT. Reanbell Valdès -

△ I Hate everything about you △

    Non, tu ne sais pas, songea Hojo. Tu ne sais pas, mais tu vas apprendre. Et dans ses plans, lui-même ne tarderait pas à en savoir plus. Ses recherches sur les événements du Village Glaçon étaient primordiales, et une fois que son nouveau rat de laboratoire serait rangé à sa place dans le sous-sol, il pourrait s'y consacrer toute la nuit. Mais ce qui importait désormais, presque autant que de savoir si son fils se cachait derrière les attaques (et il l'espérait autant qu'il en était certain), était de remettre ses données sur la jeune femme à jour. Qu'elle réussisse à cacher son identité au point qu'il soit incapable de se souvenir d'elle était une insulte à sa dignité ainsi qu'à l'œuvre de sa vie, et il comptait bien remettre les choses à leur place.

La survie de la blondinette était optionnelle.

Alors qu'il avançait vers Reanbell avec le calme d'un python pour sa proie endormie, Hojo la fixait de ses yeux plissés miroitant derrière des verres de lunettes à la clarté indiscutable ; mais en réalité, l'esprit qui se cachait derrière était en partie absent. Il songeait à la manière dont il procéderait pour collecter les indices qui lui manquait, aux gestes habiles dont il ferait preuve pour entailler sa chair et à l'œil, à la fois impatient et amusé, qu'il jetterait à l'intérieur pour faire le compte-rendu des modifications que sa structure organique pouvait avoir subie. Une simple atrophie, de sa trachée à son système reproducteur serait en mesure de lui en dévoiler long sur la chance qui avait été offerte à la demoiselle, particulièrement si il l'avait pratiquée lui-même - et à en juger par la rancœur qu'elle lui portait, c'était tout-à-fait envisageable. Les cobayes les plus réussis étaient souvent les plus ingrats : une leçon que ses années à la tête du Département de Recherche lui auront appris. « Hm ? » Elle avait répondu quelque chose qu'il n'avait pas entendu, et qu'il n'avait remarqué que grâce à la voix de son agresseuse, soudainement débarrassée du peu d'assurance qu'elle avait essayée de se donner. L'esprit humain étant ce qu'il est, il ne prit pleinement conscience de ce qu'elle avait braillé au même moment qu'il comprit que le pistolet avait craché sa première balle. Le choc contre le plancher et le bruit étourdissant lui arrachèrent un aboiement de surprise, tandis qu'il recula. Elle l'avait fait, l'imbécile !

Hojo tituba d'un pas en arrière, ébahi qu'il était par l'idée d'être passé si près d'une amputation du pied. « Pauvre idiote ! » siffla-t-il, un air livide - mélange de peur et de colère - déformant les traits d'un visage qui avait pourtant réussi à garder sa sérénité jusque-là. Le coup de feu l'avait fait sursauter, et sous l'effet de la surprise, il avait lâché sa seringue qui avait roulée jusqu'aux pieds de Reanbell. À cet instant, les deux antagonistes partageaient beaucoup plus de points communs qu'aucun d'eux n'auraient jamais voulu le reconnaître, mais Hojo avait autre chose de plus urgent à faire que de se préoccuper de philosophie de comptoir ; les avantages de la vieillesse lui avait permis de retrouver ses esprits rapidement, suffisamment pour remarquer que la mercenaire était encore sous le choc de sa propre audace. La tête baissée, il se précipita sur l'aiguille au sol pour la ramasser et la planter dans ce qu'il souhaitait être la gorge de la jeune femme ; mais à la vitesse à laquelle les choses se déroulèrent, il lui était impossible de viser correctement, et il dû se contenter de son avant-bras. La pointe de l'arme improvisée s'enfonça dans les muscles dans un petit bruit discret que seuls les habitués pouvaient distinguer et apprécier. Hojo pensa qu'il avait loupé un tendon de peu, mais qu'il n'avait sans doute guère le temps de réessayer ; au lieu de quoi il força sur la hanche de Reanbell pour la faire basculer et chuter au sol, avant de s'enfuir en direction de son salon.

« Je vais te montrer », grommelait Hojo quand il déboucha dans sa salle plongée dans l'obscurité. Il se souvenait avoir fermée la porte d'entrée à clef, et rien ne lui garantissait que la mercenaire n'avait pas piégée sa baie vitrée d'un quelconque façon ; il décida de ne tenter aucune des deux options, et tâta le mur à sa droite jusqu'à trouver la porte de son sous-sol, renversant bruyamment une petite commode dans le processus. La revente des organes de la petite couvrant très certainement le prix que le meuble lui avait coûté, il ne s'en formalisa pas et s'attaqua plutôt à ouvrir la porte, qui résista quelques instants. Lorsqu'il compris que la confusion le faisait pousser la porte au lieu de la tirer, la porte se dégagea sur un escalier étroit (mais étonnement long) que le Professeur s'empressa d'emprunter jusqu'à arriver à une porte en métal lourde. Le digicode qui en commandait l'ouverture ne posa ironiquement aucun problème, et Hojo se faufila de l'autre côté sans se préoccuper de la refermer - elle pesait son poids, et il ne voulait pas prendre le risque que Reanbell ne vienne pointer son pistolet sur son front pendant qu'il bataillait avec.

Son sous-sol lui avait coûté cher. Plus cher que tout l'ameublement du reste de la villa, n'en déplaise à ses voisins détracteurs. Le sol était recouvert d'un carrelage étincelant. Au milieu de la pièce trônait une table d'opération resplendissante, qu'Hojo avait fait parvenir de Junon grâce au marché noir - non pas que l'idée que l'équipement en lui-même eut-été illégal puisse l'inquiéter outre-mesure, mais il préférait les moyens qui lui évitait au maximum d'avoir à laisser son nom quelque part. Une grande armoire à pharmacie et un petit buffet qui contenait ses outils de travail étaient collés côté-à-côte au mur, mais Hojo les ignora pour courir vers le petit bureau en métal qui reposait dans le coin le plus éloigné de la porte. Il repoussa d'un revers du bras l'écran de l'ordinateur et la paperasse qui s'était accumulée, puis ouvrit ses tiroirs sans cherches à les ménager ; il savait qu'il avait laissé son revolver quelque part par ici. Il se souvenait clairement l'avoir eu en sa possession alors qu'il extirpait le foie d'un mineur de Corel Nord volontaire - dans la limite du volontariat que la drogue pouvait définir.

Incapable de mettre la main dessus, il conserva son calme et décrocha le téléphone relié à un combiné ; il s'apprêtait à un composer un numéro lorsqu'un bruit attira son attention.

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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Mar 3 Oct - 16:26

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Pour cette fois, elle voulait bien lui donner raison : elle était idiote ! Non pas d'avoir tiré, ça, elle l'aurait sûrement fait tôt ou tard, la peur et la rancœur la démangeait trop de la gâchette pour laisser sortir le professeur sortir de cette entrevue intact. Par contre, elle fut complètement atterrée d'avoir rater sa cible. Elle ne ratait jamais sa cible. Jamais. Elle était Reanbell Valdès, bordel ! Mais ce qu'il ne fallait pas négligé, c'était qui il était, lui. Le professeur Hojo. D'ailleurs, il fallait bien noter qu'elle avait toujours pensé que « professeur » était son prénom quand elle était enfant, puisqu'on l'avait toujours appelé comme ça devant elle et qu'elle n'avait pas rencontré d'autres professeurs avant sa sortie des entrailles de Midgar. Bref : le professeur étant ce qu'il était, son pire cauchemar, son croc-mitaine, son monstre sous le lit … il n'était pas si étonnant qu'elle tremble ainsi … et que par conséquent, elle rate sa cible pourtant si proche. Tout de même, elle avait raté un pied à bout portant ! Et ce n'était pas comme si il en avait d'aussi minuscule qu'elle !

La honte.

Et la honte continua de s'abattre sur elle, bien qu'à première vue les paris soient à priori serrés dans un affrontement entre un vieillard et une brindille, n'importe qui connaissant un tant soit peu notre mercenaire de poche savait qu'elle était plus costaud qu'elle en avait l'air … mais voilà : elle avait levé le pied – très tardivement – pour abattre son talon sur la seringue qu'elle avait mis une éternité à calculer quand le professeur se rua sur elle. Son talon s’abattit sur le planché et elle avait de nouveau levé le pied pour reculer quand elle sentit sa seringue se planter dans son bras et il ne fallut plus qu'une petite ruade pour la faire tomber à la renverse. Et boum, la voilà le derrière par terre, hagarde, alors que le vieux se carapatait dans son dos.

Elle poussa un soupir de douleur en leva son bras gauche dans lequel était planté l’aiguille. Elle fut d'abord incapable de bouger … Tout ce qu'elle s'efforçait de refouler envahit son esprit … Deepground, la chambre blanche, sa cellule, les tests, les énormes aiguilles que l'on plantait dans son bras minuscule … Elle trembla de plus belle et sa vue commença à s'embuer … Elle ne devait pas se laisser abattre … Elle n'était plus un rat. Certes, elle n'était pas grand chose, même aujourd'hui, mais une chose était certaine … si elle n'était rien, alors elle n'était pas une victime. Elle n'était pas un rat. Elle n'était pas sa chose.
Elle ferma les yeux et s'efforça de se raccrocher à tout ce à quoi elle s'était toujours raccroché … Juris essentiellement … Juris qui avait toujours été là pour elle, qui l'avait protégé, réconforté, qui l'avait sauvéJuris qui l'avait raccroché à la vie, Juris sans qui elle ne serait certainement pas donné la peine de tenir jusqu'à aujourd'hui dans un monde aussi compliqué et difficile … Juris … Et elle repensa à ce Turk qui lui avait donné la première arme, celle qu'elle tenait toujours dans sa main droite à l'instant même, ce Turk qu'elle n'avait vu que l'espace de cinq minutes mais qui avait forgé ce qu'elle était aujourd'hui et ce qu'elle voulait rester : une jeune fille indéchiffrable. Elle revoyait leur visage à tous les deux … Juris, sa seule étincelle en ce monde de ténèbres, ce Turk qui l'avait aidé à forgé son armure … Elle devait retrouver son sang froid. Elle devait rester forte et indéchiffrable.

Alors, elle ouvrit de nouveau les yeux sur son bras gauche dont les veines bleues avaient légèrement gonflé, lui indiquant la présence d'un poison. Elle arracha enfin la seringue de sa chair et la jeta de toutes ses forces dans le mur d'en face. Elle testa alors la sensibilité de son membre endommagé en serrant et desserrant le point … ça allait aller. Elle sentit une légère douleur près de son cœur, comme à chaque fois qu'un poison pénétrait son organisme. Elle se releva … le poison n'était pas assez fort pour se propager plus loin que dans son bras, alors elle trottina à la poursuite du professeur dont la trace n'était pas très difficile à remonter.

Consciente qu'il s'agissait peut-être d'un piège, elle descendit malgré tout dans le sous sol, d'un pas prudent. Elle se contenta de marcher à partir de là, elle doutait que Hojo puisse aller bien loin … à moins qu'il ait fait construire un tunnel secret pour pouvoir s'échapper ? Lorsqu'elle arriva dans la pièce qui servait visiblement à de lugubres expériences dont il avait fait sa spécialité, elle fixa son esprit sur l'image du Turk qui était son modèle et tendit son bras armé vers le professeur. Elle dû se concentrer quelques secondes pour ne plus trembler, et seulement là, elle pressa à nouveau la détente pour atteindre parfaitement sa cible cette fois, soit, le combiné du téléphone que Hojo venait d'attraper.

— C'est entre toi et moi. Je ne raterai pas ma cible deux fois, grâce à toi, j'en connais assez sur la biologie pour savoir exactement ou faire mal sans tuer. C'est ça, qu'on appelle l'ironie ?

Les manches trois-quart de son haut laissait apparaître les veines gonflées sur son avant bras gauche qu'elle essayait toujours de stimuler en serrant et desserrant le point. Elle ne mentait pas quand elle disait que c'était grâce à lui si elle savait ce genre de chose sur le corps humain, quand elle était enfant, il prenait parfois un malin plaisir à lui expliquer – et à lui montrer – ce qui pouvait arriver si par « mégarde » il ne piquait pas au bon endroit. Après cela, elle avait étudier quelques livres, cela avait affiné ses connaissances … et c'était très pratique dans son métier.

— Éloignes-toi de ce bureau. Exigea-t-elle en esquissant un geste de sa main armée, ayant retrouvé un semblant d'assurance dans sa voix fine. On va avoir beaucoup de chose à se dire, tu devrais t'asseoir, vieil homme. Elle avait fais un signe du menton vers la table d’auscultation. Tu vas commencer par m'expliquer comment tu es revenu. C'est ta chère Jenova ? Ou alors c'est à cause de ce qu'il c'est passé avec Omega ?

Elle trahissait des connaissances que peu de gens du peuple – ou même d'ex-rats de laboratoire – connaîtrait, mais cela lui importait peu … Elle était perspicace et Omega faisait partie de ses origines, il était naturelle qu'elle se renseigne là-dessus et qu'elle le soupçonne dans les phénomènes contre-nature qui se produisaient.



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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Mer 4 Oct - 1:39


Professor Hojo


- FEAT. Reanbell Valdès -

△ I Hate everything about you △

    Le professeur Hojo leva les yeux, une main tenant le téléphone à mi-chemin entre son bureau et son visage, l'autre suspendue dans le vide au dessus des touches numérotées du socle noir. Reanbell Valdès se tenait là, un air grave sur le visage - et un pistolet au bout du bras. La lumière livide du sous-sol lui donnait une aura étrangement irréelle, et le contraste avec l'obscurité de l'escalier qui se trouvait derrière elle donnait à Hojo la sensation qu'il lui suffirait de cligner des yeux pour la faire disparaître, pour renvoyer l'un des fantômes les plus irritants de son passé à la place qui était la sienne : dans la poubelle. Mais les fantômes ont la peau dures, et ceux qui étaient capables de se jouer des règles de la vie et de la mort pour venir chercher vengeance étaient sans aucun doute les plus coriaces d'entre eux. Lui-même rentrait désormais dans cette catégorie, ou dans une similaire.  

Il ne sursauta pas lorsque le coup de feu résonna, par ce qu'il l'attendait. La balle happa la moitié inférieur de son téléphone, qui pendouillait maintenant d'un air désolé au bout d'un unique fil orange. Le skill, comme Hojo l'entendait parfois à la sortie des auberges peuplées de minets au bord des plages, était indiscutablement présent. Ça n'avait pas été un coup de chance. Il ne comptait pour autant pas sacrifier de sa dignité pour l'en féliciter ; et quand bien même, il n'en aurait pas eu l'occasion. L'impact du tir avait à peine terminé de se réverbérer contre les murs que la mercenaire prit la parole d'un ton qu'Hojo jugea tout-à-fait arrogant, et qui lui arracha l'un de ces grognements méprisants dont les vieillards avaient le secret.

« L'anatomie » corrigea-t-il sèchement, agacé tant par l'erreur que par l'état de son téléphone. « Si tu comptes sur la biologie pour savoir où tirer, je ferais aussi bien de me tailler les veines moi-même. » Il reposa tant bien que mal les restes brisés de l'appareil sur son socle dans un soucis d'ordre parfaitement ridicule compte tenu de sa situation, mais qui était ancré en lui depuis bien trop d'années pour que même la menace d'une arme à feu ne puisse y changer quelque chose.

« Éloignes-toi de ce bureau. »

Hojo arqua un sourcil. Ce bureau-là ne cachait rien de dangereux, et il en était le premier navré. Son propre revolver devait être ailleurs, peut-être dans le buffet : mais il y avait peu de chance que son agresseur, qui le tenait désormais en joue, n'ait la bonté de le laisser chercher. Espérer l'inverse était  absurde. Autant, songeait Hojo, que le fait qu'elle ait pu le rejoindre aussi vite dans son sous-sol. Il aurait dû disposer de plus de temps. Le sérum qu'il lui avait injecté n'était pas excessivement violent (comparé, tout du moins, à certaines autres pépites qui se cachaient dans ses placards), mais il aurait dû être en mesure de la sonner pour un bon moment - et  certainement de la tuer dans les heures qui suivraient, si rien n'était fait. Mais Reanbell n'était pas sonnée, moins encore morte, et ça aussi, c'était absurde.

Le Professeur n'accéda pas à ses exigences à peine voilées dès le début, mais il se ravisa lorsque la demoiselle évoqua deux des nombreux sujets sur lesquels il paraissait tout-à-fait inconcevable qu'elle puisse posséder des données viables. Parler de Jenova et d'Oméga laissait entendre que la fille était liée à l'une ou l'autre des deux entités, et qu'importe de laquelle il s'agissait, ça augmentait drastiquement la valeur de son existence. « Je ne vais pas perdre mon temps à détailler un processus dont la plus évidente des subtilités dépasse de loin ton seuil de compréhension » répondit Hojo d'un ton moqueur tandis qu'il se traînait jusqu'à la table, un œil sur les mouvements du pistolet qui le suivait. « L'inverse serait plus facile. Plus court, également. C'est toi qui va me dire ce que tu sais sur Oméga, petite. » Il ne parla pas de Jenova, car s'il ne se trompait pas, elle et Reanbell n'avait aucun lien. Il aurait été possible pour un Soldat de connaître le nom de la Calamité, mais certainement pas celui d'Oméga : hormis les thèses remisées de Lucrecia, aucun documents accessibles de l'époque n'en faisaient mention. Si la mercenaire connaissait le nom de l'Arme et que sa haine dépassait les événements provoqués par son autre lui virtuel, alors...

Elle devait être impliquée dans l'un de ses Projets qui avait portés sur Oméga.

Hojo sourit, d'un sourire qui n'avait rien à partager avec celui que Lucrecia avait félicité des années auparavant - et qui lui aurait probablement glacé le sang, eut-elle été là pour le voir. Il commençait  y voir un peu plus clair, même si trop de zones d'ombres demeuraient pour lui permettre d'affirmer quoi que ce soit avec certitude. Ce qui était certain, en revanche, était que l'avenir proche de Reanbell s'éloignait rapidement de la simple vente d'organes que le professeur envisageait plus tôt. Néanmoins, Oméga était un sujet large, et Hojo gardait à l'esprit qu'il risquait d'être fortement déçu à tout moment.

« Tu as l'air plutôt résistante, » dit-il en pointant d'un index squelettique les veines gonflées du bras de la jeune femme, « C'est très surprenant, pour un cobaye de ton gabarit. » Il essaya d'avancer d'un pas, mais le canon l'en dissuada, et il se recula vers la table d'auscultation. « Mais si je n'y fais rien, tu vas mourir. »

Les mains nouées dans son dos, il observait la petite tête blonde avec amusement. La soirée avait pris un tournant inattendu, mais il n'était toujours pas exclu que la situation se renverse à son avantage. En lorgnant sur l'interrupteur de la lumière sur le mur derrière Reanbell, il avait déjà une vague idée de ce qu'il pourrait tenter.

« Allonge-toi, » siffla-t-il en tapotant doucement la surface de la table. « Je suppose que tu te souviens de la procédure. »



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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Jeu 5 Oct - 14:45

« I hate everything about you  »
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Elle avait simplement plissé les yeux d'un air farouche et bougon lorsqu'il l'avait reprit sur le terme incorrecte qu'elle avait utilisé. Il semblait tout faire pour la ramener dans le passé où elle n'était qu'un petit rat qu'il se plaisait à rabaisser encore plus bas que terre. Si elle n'avait pas été si concentrée sur le contrôle de ses émotions et de ses expressions, elle l'aurait sûrement invité à se tailler les veines, comme il l'avait si ingénieusement évoqué … mais elle avait besoin de lui soutirer des informations avant tout.
Ce qu'il dit ensuite la perturba un peu plus … « Je ne vais pas perdre mon temps à détailler un processus dont la plus évidente des subtilités dépasse de loin ton seuil de compréhension »     C'était à peu de chose prêt … non, au mot prêt ce qu'il lui avait répondu une des rares fois où elle avait daigné lui adresser la parole pour lui poser une question sur une machine qui affichait ce qu'elle avait interprété comme des « gribouillis » à l'époque : des lignes qui dessinaient divers piques et autres vagues. De manière générale, il critiquait souvent son intelligence, s'acharnant un peu, car contrairement aux autres, elle avait la chance d'avoir une mémoire « absolue », ce qui rendait sûrement impardonnable aux yeux du scientifique qu'elle puisse avoir la moindre lacune en matière de raisonnement. En fait, il critiquait l'intelligence de tout le monde, que ce soit les sujets ou ses collègues … Et même ses supérieurs, même si ce n'était pas toujours en face. Cela n'en restait pas moins perturbant dans le sens où elle avait de plus en plus de mal à se détacher de son image de petit rat de laboratoire …

Elle devait rester concentrée. Elle n'était plus un rat. Elle n'était pas grand chose … mais elle n'était pas un rat.

Elle avait tout pour avoir l’avantage … Elle avait l'arme, la connaissance de l'ennemi et l'anonymat … pourtant, Hojo avait se talent pour toujours donner l'impression que tout se passait comme il l'avait prévu, que c'était lui qui avait toutes les cartes en main. Il tenta alors habilement de renverser la balance, mais elle n'allait certainement pas répondre à ses questions. Elle les avait posé en première et puis …

— Il y a quelque chose que j'ai très vite compris dans ce monde et qui semble encore t'échapper. Lors d'un interrogatoire, c'est la personne armée qui pose les questions et l'autre qui répond.

Et comme dans le passé, elle sentit son regard la scruter comme s'il était capable de lire en elle tout ce qu'il avait besoin de savoir. Elle savait qu'elle avait piqué sa curiosité et il devait être en train de repasser dans son esprit toutes les expériences qu'il avait pu mener au cours de sa longue vie de raclure. Il devait s'être concentré sur Omega, et cela devait pas mal réduire la liste étant donné qu'il avait plutôt privilégié Jenova dans ses recherches … mais elle ignorait combien d'expérience avait pu voir le jour en ayant un rapport de près ou de loin avec l'Arme ultime de la planète.

Lorsqu'il évoqua le poison qui faisait gonfler ses veines, elle crut bien qu'il allait aussitôt trouver de quel projet elle venait … mais le fait qu'il évoque sa mort la fit douter. Il n'en était peut-être pas convaincu, mais une chose était certaine … il allait tout faire pour confirmer ses soupçons à présent. Elle ne bougea pas d'un cil, son arme était toujours pointé sur lui, parcourue de temps en temps d'un très léger tremblement … elle se demandait à quel point il était important de garder son identité secrète. Après tout, même si elle avait été le dernier sujet, le sujet le plus viable du projet, elle n'était pas pour  autant un succès. Sa résistance aux maladies et aux poisons avaient été démontré dès son plus jeune âge, mais elle ne possédait pas de capacité de régénération physique particulière pouvant laisser penser qu'elle était immortelle … et elle avait promis à Juris de ne jamais chercher à le vérifier. Alors ni elle, ni le professeur ne pouvait être certains qu'elle survivrait si on lui coupait la tête. Cependant … peut-être que Hojo aurait envie de le vérifier si il savait qui elle était …. mais il n'était pas vraiment en position de le faire.

Elle sembla presque hésiter quand il lui proposa de s'installer sur la table d'auscultation – enfin, cela ressemblait clairement plus à une table d'autopsie – mais bien évidemment, cela ne lui avait pas traversé l'esprit une seconde d'obéir. Elle jeta un très bref coup d’œil vers la table, elle se demandait comment refuser sans lui donner une preuve de sa résistance peu commune … Tant pis, il penserait ce qu'il veut, c'était toujours elle qui avait l'arme. Et au pire elle nierait, elle pouvait très bien avoir pris un remède avant de venir ici.

— Je ne suis pas stupide à ce point. Rétorqua-t-elle enfin, l'air un peu plus farouche encore.

Elle semblait avoir repri en assurance, mais son sens de l'observation était toujours aussi émoussé que lorsqu'elle l'avait laissé lui planter cette aiguille dans le bras, si bien qu'elle ne fit pas vraiment attention au coup d’œil stratégique qu'il avait lancé derrière elle.

— Et arrête de faire semblant de te préoccuper de ma survie, c'est pathétique. Alors : Jenova ou Omega ? Je veux aussi savoir depuis combien de temps tu es revenu et ce que tu as bricolé depuis.




PS:
 

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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Mer 18 Oct - 18:01


Professor Hojo


- FEAT. Reanbell Valdès -

△ I Hate everything about you △

    Hojo gloussa. L'œil du cyclope de métal qui le fixait en silence avait le pouvoir de mettre fin à son arrogance, mais il ne le craignait pas ; pas plus qu'il ne craignait le jeune morceau de chair fraîche qui le maniait. Même si Reanbell le faisait tomber du haut de sa tour d'ivoire, Hojo avait suffisamment de cadavres derrière lui pour amortir sa chute. « C'est vrai. Et qui est le mieux armé ici, jeune fille ? » L'orgueil des jeunes générations d'inconscients lui tapait habituellement sur des nerfs que l'âge n'avaient pas affaiblis, mais ici, c'était différent. Sa petite tueuse possédait du bout de l'index un pouvoir dont elle n'avait probablement jamais mesurer toute l'étendue, mais elle aurait aussi bien pu le menacer avec un pistolet en plastique qui tirerait des balles en caoutchouc que ça lui aurait fait exactement le même effet. « Il n'y a qu'un génie de mon calibre pour apporter les réponses aux questions que vous vous posez tous. Contrairement à toi, je suis indispensable. » Reanbell le voyait sans doute comme le vilain loup-garou des comptes de fées qu'elle avait très certainement eu l'habitude de lire à un moment ou à un autre de sa vie, et elle avait assurément raison. Elle ne voyait probablement pas, en revanche, qu'aucun bûcheron ne vivait à Costa del Sol. Il n'y avait qu'un boucher, et le loup-garou de la villa blanche était aussi celui qui remplissait cette fonction.

Lorsqu'il lui suggéra de s'installer près de lui sur sa table aux utilités multiples, Hojo ne s'attendait pas à ce qu'elle obtempère. Il voulait voir sa réaction, et le temps de latence que démontra l'esprit de Reanbell à cette idée pourtant saugrenue (comme si une hallucination, vestige de son passé quelconque, se trouvait déjà assise là) en disait plus long sur elle que la gamine ne l'aurait voulu : une partie d'elle paraissait encore conditionnée à suivre les ordres. À suivre ses ordres. Quelles que furent les expérimentations auxquelles le professeur s'était adonné sur elle et sur son corps à l'époque, il avait le plaisir de voir que cette partie-là avait été une réussite - comme bien souvent, au demeurant. Hojo pouvait se montrer doué, lorsqu'il s'agissait de convaincre.

Hojo tiqua néanmoins lorsque son agresseur repris la parole. Il n'aimait ni la question, ni le ton sur laquelle elle lui était posée. « Valentine, bien sûr. Un autre genre de Calamité, qui n'a pas eu l'élégance de descendre du Ciel. Celle-là est sortit d'un cercueil à son image : putréfié et oublié sous terre ! » Et il éclata d'un rire grinçant à en faire frémir tout les Mr.Pendu de la Terre, comme s'il n'y avait jamais rien eu au monde de plus ridicule et grotesque que le sort de Vincent Valentine ; et d'une certaine manière, c'était vrai. Hojo avait été disposé à lui échanger tout cette peine contre un peu de silence, mais le vampire du Manoir n'était alors qu'une frêle chauve-souris persuadée que la vie était toujours claire comme une carte routière, et son obstination leur avait coûté cher. À lui, à Hojo... Et à Lucrecia. « Lorsqu'Omega est retournée à la Planète, elle a libérée brutalement toutes les âmes qu'elle avait emmagasinées. La Rivière de la vie est incapable de les récupérer, laissant les morts vagabonder à la surface de Gaïa jusqu'à ce qu'ils regagnent une conscience pleine. Maintenant, utilise ton cerveau pour celle-là... » Le Professeur ne riait plus, mais la lueur de son regard n'était pas moins malsaine que l'écho de ses cordes vocales fatiguées. « Que crois-tu qu'il m'arrivera à moi, si tu presses cette gâchette ? » Il ne mentionna pas certains points de son hypothèse, omettant avec un soin particulier tout ceux qui impliquaient sa chère et tendre Jenova, ainsi que sa réussite, Sephiroth. Au lien de quoi il se pencha un peu plus encore vers Reanbell, et lui souffla quelques mots parmi les plus doux qu'elle avait sans doute jamais entendus.

« Exactement. Je reviendrais. »

Bloody Mary a rajeunie, pensa Hojo. Il ignorait s'il fallait imputer la faute à son éclairage ou a ses paroles, mais Reanbell lui paraissait plus livide encore qu'elle ne l'avait été lorsqu'elle avait explosé son excellent J.V, un téléphone signé d'une marque reconnue chez laquelle il avait coutume d'acheter ses carnets de notes vierges, et qui avait eu la gentillesse de le lui offrir en récompense de sa fidélité d'antan lorsqu'il avait repris ses commandes, voilà de cela quelques semaines. Il ne savait pas si le combiné en plastique valait vraiment la bonne portion de forêt qu'il avait dû consommer au fil de sa carrière, mais il y tenait.

Il jeta un autre coup d'œil à l'interrupteur derrière la mercenaire. La sorcière qui l'en séparait ne ressemblait pas à un obstacle insurmontable de son point de vue, mais il avait conscience de la difficulté que poserait une balle logée dans sa rate. Et il n'était pas prêt à perdre encore une fois, à mourir ici sous les coups d'un petite fille à peine plus terrifiante que Genesis, même s'il se doutait qu'il reviendrait : sans doute pas autant en forme que le Cauchemar, mais vivant malgré tout. Mais la vie en valait-elle la peine, s'il perdait tout ce qu'il avait rassemblé avec autant de difficultés ? Sa survie était en jeu cette nuit, et ça sur plusieurs plans.

Vivement, il fourra sa main dans la poche de sa blouse.

En ressortirent une poignée de bonbons qui se trouvaient là pour des raisons qui vous surprendraient, et qu'Hojo jeta vivement sur les genoux de Reanbell. La plupart avaient sur leur emballage couleur citrouille le dessin d'un chat noir en costume de sorcière (il avait tout du moins le chapeau pointu, et l'air d'une femelle pincée, d'après Hojo) sortit tout droit d'un film d'horreur quelconque auquel le professeur n'avait prêté aucune attention lorsqu'il était sorti. Tous tombèrent bruyamment au sol, et en souhaitant qu'aucune malédiction n'était décidée à s'acharner contre lui, Hojo se jeta en avant avec l'élégance d'un zombi sur une route de bitume ensoleillé . Il ne cherchait plus à blesser Reanbell - il n'avait plus rien pour ça, et ses bonbons n'avaient guère fait grand chose de plus que de la divertire -, mais il réussit à se glisser assez en avant pour atteindre et actionner l'interrupteur, plongeant son sous-sol dans l'obscurité.

Il ne tenta pas la fuite. Hojo était conscient de son âge et du fait qu'il ne serait jamais capable de remonter les escaliers à temps avant que Reanbell ne le rattrape, ce qui insuffla une vague de tristesse mélancolique au sein de sa cage thoracique. Mais son ancien cobaye ne le lui laissant pas le loisir de s'y laisser aller, il plongea ses mains squelettiques de manière hasardeuse en direction du buste de Reanbell pour attraper sa main armée, ce qu'il réussit à faire ; et alors qu'il se débattait et faisait pression sur son poignet pour qu'elle lâche son pistolet, un nouveau coup de feu retentit.

Ça ne l'effraya pas, et il força de plus belle.

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Ps:
 
Ps²:
 

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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Jeu 19 Oct - 17:16

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Lorsque le professeur prétendit être mieux armé qu'elle, Reanbell ne comprit pas tout de suite et son regard le parcouru aussitôt de haut au bas avant que sa moue n’exprime un très clair ''te fous pas de moi, c'est pas drôle'' d'un air purement blasé. Et puis elle comprit qu'il ne la prenait pas définitivement pour une attardée – comme il le faisait si bien à l'époque – mais qu'il avait simplement une confiance sans faille en ses connaissances et son statut d'ancien scientifique fou financé par la Shinra. Certes, il avait des réponses et certes, elle n'était indispensable ni pour le monde, ni pour qui que ce soit … c'est du moins ce dont elle avait toujours été convaincue, en partie grâce au professeur ici présent. Il n'empêche qu'elle était convaincue de pouvoir lui soutirer les informations dont elle avait besoin en peu de temps … après tout, il n'y avait pas grand chose qu'elle voulait savoir et si il pourrait être utile à pas mal de choses … la WRO et autres héros du dimanche pourraient très bien se débrouiller sans lui. Elle ne l'avait jamais vu ainsi au paravent … mais Reanbell commençait à se dire qu'il n'était finalement qu'un pleutre avec un besoin viscérale de rabaisser les autres pour se sentir à la hauteur.

— Je suis sûre que le monde se portera très bien sans tes idées destructrices.

Et elle avait raison. Elle savait qu'elle avait raison, pourtant elle était là, devant lui … et elle ne l'avait toujours pas tué. Elle n'était d'ailleurs toujours pas sûre de le faire … non, en fait, elle était presque certaine qu'elle ne le tuerait pas … Elle tenta de se convaincre que c'était parce qu'il n'avait pas tout à fait tore, lui non plus : il pouvait être très utile à la WRO … mais le fait est qu'elle ne s'expliquait pas pourquoi elle se sentait incapable de le tuer … D'un côté, il l'avait un peu élevé. A sa manière cruelle et destructrice, il restait un pilier de son enfance … de son passé. Le seul qu'il lui restait, car il avait lui-même détruit Juris. Le tuer serait comme … effacer ce qu'il restait de son tuteur, comme si son image serait moins  présente si elle n'était plus que la seule à se souvenir de lui. Peut-être aussi que, malgré son désir de se protéger en restant anonyme, elle avait besoin de régler clairement ses comptes avec lui … et qu'elle ne pourrait donc pas se résigner à le faire disparaître avant que ça ne soit fait.

Finalement, le professeur daigna commencer à répondre, bien qu'il s'égara dans des élucubrations qui lui échappait un peu.

Vincent Valentine ?

L'hôte de Chaos. Celui qui avait sauvé le monde de l'envol d'Omega il y a juste quelques mois de ça … c'était ça qui avait provoqué ces retours ? Hojo ne tarda pas à le lui confirmer, plus ou moins … et c'était ce qu'elle avait soupçonné. Omega avait drainé les âmes de la Rivière de la Vie avant de s'envoler et lorsqu'il est retombé, elles n'ont pas pu retourner dans le courant … Ce phénomène n'était donc pas calculé, mais peut-être d'autant plus dangereux, car cela semblait impossible de savoir qui a pu revenir … pas que de bonnes personnes, visiblement.
Cependant, ce n'était pas tout. Le professeur sembla évoquer des conséquences bien plus graves … est-ce que les âmes des revenants étaient définitivement bannies de la rivière de la vie ? Elle avait beaucoup de mal à y croire, mais il semblait tellement sûr de lui … Elle avait d'ailleurs froncé les sourcils avant même qu'il ne dise ce qu'elle avait déjà deviné … Bien, ce n'était pas parce qu'il était convaincu de ce qu'il disait que c'était forcément vrai … Le professeur Hojo était beaucoup moins fiable qu'il ne le pensait. Mais une chose était certaine : il était bien plus fou encore que dans ses souvenirs et son rire lui glaçait le sang au point de faire dresser ses cheveux sur sa nuque.

— Tu es complètement fou. Ne put-elle d'ailleurs s'empêcher de dire, tentant de se convaincre elle-même que c'était ce qui le poussait à croire qu'il reviendrait éternellement de la mort. Mais le fait est que l'idée était suffisamment terrifiante pour la pousser à envisager le pire
— Mais ta théorie va pouvoir se vérifier rapidement.

Elle s'efforça alors de faire le vide dans sa tête, elle devait arrêter de trembler et ne penser à rien … elle devait avoir l'esprit clair pour être capable de faire ça … d’anéantir les dernières traces de son passé. D'anéantir aussi, peut-être, une chance supplémentaire pour le monde de comprendre les maux qui l'afflige. Elle allait tirer … mais son esprit était bien trop en alerte malgré tout ses efforts pour faire le vide, ce qui fait que cette fois, elle vit le coup de Hojo derrière son dos. Craignant la présence d'un complice ou peut-être qu'un piège prêt à la rôtir sur place, elle avait rapidement suivit son regard sans rien voir de spécial. Juste le temps de ce coup d’œil et lorsqu'elle reporta son attention sur lui, il sortait quelque chose de sa poche pour lui lancer. Par réflexe, elle mit ses bras en croix devant son visage, craignant évidemment des lacrymogènes … ou quelque chose de pire capable de lui faire fondre les yeux. Elle avait baissé sa garde, elle s'était protégée au lieu de tirer aussitôt … et c'était deux erreurs de plus qui allaient peut-être avoir de très graves conséquences sur l'issu de cette petite visite secrète et improvisée.

Il s'élançait déjà vers elle, passant à côté, elle eut tout juste le temps d'envisager de lui tirer dans les jambes qu'ils furent plongés dans une obscurité totale. N'ayant pas prévu le coup et n'ayant pas non plus le temps de sortir sa visière de vision nocturne ou sa lampe, elle se retrouva rapidement à se débattre au corps à corps avec le professeur qui avait réussi à attraper sa main armée. Il lui avait fait faire beaucoup d'erreur en peu de temps, plus qu'elle n'en avait fait lors de ces trois dernières années de carrière de mercenaire … mais qu'il n'espère pas lui arracher son arme des mains. Personne, jamais, ô grand jamais, n'avait réussi à lui prendre son arme. Pas celle-là.
Malgré tout, les mouvements brusques qu'engendrait leur échange et les doigts du professeur, comme des serres, qui serraient les siens avec plus de force qu'elle ne l'aurait soupçonné capable, avait fini par activer la gâchette et le précieux pistolet de la mercenaire cracha une balle dans le décor … le problème, c'est que les murs du sous-sol n'étaient pas assez tendre pour arrêter sa course et elle ricocha pour un retour à l'envoyeur que Reanbell allait avoir du mal à lui pardonner. Ce pistolet ne lui avait jamais fait défaut … elle en prenait grand soin pour cela ! Alors pourquoi maintenant … pourquoi il avait choisi ce moment précis pour lui faire un coup si bas ? La douleur lancinante dans son épaule – gauche, ce côté de son corps semblait décidément maudit aujourd'hui –  ne trompait pas …
Presque au même moment, elle avait envoyé son genou vers la position du professeur, elle l'avait touché, mais elle ne savait pas trop où et malgré la douleur, sa main droite était restée fermement accroché à son arme qu'elle parvint à emporter avec elle dans sa chute. Elle sentait déjà le sang couler dans son dos alors qu'elle filait à quatre patte pour échapper à Hojo - elle serait moins facile à toucher comme ça. Lorsqu'elle heurta quelque chose – un mur ou un meuble – elle s'y colla à dos et activa sa matéria foudre, malgré la panique, elle s'efforça d'estimer la position du professeur dans la pièce et lança son sort qui fut craché par le canon de son arme sur laquelle la matéria était équipée. Un seul coup n'allait certainement pas suffire … Elle allait être épuisée, mais elle enchaîna le sort trois fois de suite pour être certaine de venir à bout du sexagénaire particulièrement tenace.

Et boum.

Apparemment, il avait fini par tomber et après avoir entendu quelque chose se rapprochant à une truite agonisant sur un rocher, il n'y eu plus rien. Elle attrapa alors son PHS et activa la lampe pour découvrir presque aussitôt Hojo étendu sur le sol à quelques pas d'elle. Elle aurait dû commencer par ça ... Cet homme lui faisait définitivement perdre le sens commun.
Elle ralluma le plafonnier et malgré la douleur, elle préféra s'occuper de l'attacher tout de suite ... ce le plus difficile fut de le hisser jusque sur la table d'autopsie et comme elle était déjà toute équipée pour, elle n'eut qu'à refermer les liens en métal sur ses poignets, lui laissant les jambes libres. Enfin, elle se résigna à ranger son arme quelques instant le temps d'enlever difficilement son haut à manche trois-quart, se retrouvant en débardeur blanc. Elle serrait les dents, mais elle avait connu bien pire ... le plus chiant restait que la bal n'avait pas traversé la chair, elle allait bien galérer à la retirer, parce qu'elle ne pouvait pas se soigner comme ça. Elle chercha d'abord un miroir pour tenter d'apercevoir l'étendu des dégâts et alla ensuite en quête d'une petite pince pour retirer la balle ... une chance, elle avait un tas d'outils chirurgicaux à disposition ! Elle passa bien cinq minutes à fouiller là-dedans sans réussir à quoi que ce soit avant de finalement se résigner à y aller franchement ... Elle attrapa la boucle de sa ceinture et tira dessus pour la poser à place sur sa plaie ... son super bat-grappin allait avoir une nouvelle utiliser. Elle activa l'électroaimant et poussa un léger râle de douleur étouffé entre ses dents alors que la balle sortait subitement du trou qu'elle avait formée dans sa chair. Elle désactiva aussitôt l'aimant et observa un instant la balle dans sa main qui tremblait légèrement ... Ses veines étaient encore gonflée et entre le poison, la douleur et le sang qu'elle avait perdu ... elle commençait franchement à avoir la tête qui tournait. Elle avait besoin qu'un petit coup de boost ...
S'empara qu'une capsule d'éther dans sa sacoche, elle la fit éclater dans sa main pour sentir aussitôt une petite bouffée d'énergie la requinquer. Juste assez pour utiliser sa matéria de soin une ou deux fois, ce qu'elle fit. La plaie n'était toujours pas très belle, mais au moins elle était suffisamment refermée pour ne plus risque de saigner à nouveau, même avec un faux mouvement. C'est à ce moment là qu'elle entendit remuer derrière elle où était étendu Hojo, elle se retourna aussitôt vers lui en reprenant son pistolet en main.




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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Mar 24 Oct - 22:40


Professor Hojo


- FEAT. Reanbell Valdès -

△ I Hate everything about you △

    Dès que le sous-sol sombra dans une obscurité presque aussi noire que les secrets qui s'y cachaient, le Professeur plongea ses griffes sur la jeune femme qui menaçait sa vie. Le poids du danger avait fait s'envoler celui de l'âge, et Hojo se débattait aussi bien qu'il l'aurait fait, eut-il été dix ans plus jeune ; mais toute l'adrénaline du monde ne changeait rien au fait qu'il n'était qu'un vieillard sortant sa dernière carte d'une manche rapiécée, et il échoua à désarmer Reanbell avant que le canon de son pistolet ne crache sa deuxième balle de la soirée. Le coup de feu illumina un instant la pièce, dévoilant brièvement à Hojo le véritable visage de son agresseur : celui d'une gamine rachitique, naïve de croire qu'elle pourrait bien faire, et effrayée d'apprendre que parfois, le monde pouvait être encore plus impertinent qu'elle. Mû par ses seuls réflexes, il baissa la tête en attirant la corps de la mercenaire plus près encore de lui avec l'espoir inconscient que s'il quelqu'un devait se prendre la balle perdue, se serait elle.

L'absence de douleurs qui auraient normalement dû suivre le splosh caractéristique d'un objet de petite taille entrant dans un corps alors qu'il n'avait rien à y faire convainquit Hojo de sa victoire, qui se redressa de toute sa hauteur pour asséner un coup final dans le crâne de Reanbell. Mais elle balança la première son genoux dans le thorax, le coupant net dans son élan. Il ne savait pas exactement ce qu'elle avait touché, mais la douleur était aussi nette que celle d'un coup de couteau, et il savait en revanche que s'il s'en tirait, il en garderait un souvenir pour au moins quelques jours - à supposer que les conséquences ne soient pas trop graves. Le choc le fit lâcher sa prise, et il entendit Reanbell s'enfuir à l'autre bout de son sous-sol, mais les sons lui paraissaient lointains, distants ; lorsqu'il tomba à genoux, le coup de couteaux s'était transformé en brûlure, et s'il n'avait pas disposé d'un savoir médical aussi large, il aurait sans doute juré qu'un véritable feu brûlait là-dessous, et que son sternum avait commencé à fondre avec la même lenteur et la même élégance que du plastique.

Le premier éclair embrasa le sous-sol à son tour, mais Hojo ne voyait déjà plus rien. Affalé sur le sol, le bras pendant sur sa poitrine, il était, pour la première fois de sa vie, une cible facile ; et le sort le toucha de plein fouet, achevant un travail que le cartilage de Reanbell avait déjà commencé. Un deuxième, puis un troisième éclair arrivèrent pour réclamer leur part, mais le Professeur ne les sentit pas.

------------------------------------------

Hojo ignorait depuis combien de temps il avait perdu connaissance. Très peu, supposa-t-il ; sans même ouvrir les yeux, il se savait dans son sous-sol. L'air renfermé y avait une senteur particulière, un mélange sec de javel et de formol. Si l'horreur silencieuse avait une odeur, ce serait celle-là. Pourtant, Hojo l'aimait plus que de raison.  

Ouvrir les yeux se révéla être une tâche difficile, principalement par ce qu'il ne voulait pas retourner à l'effroi de sa situation, celle du Professeur Hojo vaincu et fais prisonnier par l'une de ses anciennes expériences. Il se sentait comme un juge envoyé dans une prison pleine de ses propres condamnations, et il n'était pas certain d'apprécier ce que ça sous-entendait. Du tout.
Mais le souvenir du visage de petite fille qu'il avait aperçu avant de d'être mis à terre l'aida à relativiser, et péniblement, il entrouvrit les paupières. La lumière de l'ampoule lui faisait le même effet qu'un pic à glace plongé dans sa rétine, mais petit à petit, de plus en plus d'éléments alentours gagnaient en netteté : son bureau avec son téléphone réduit en morceaux, son armoire à pharmacie pleine de produits dont la fonction première n'était certainement pas de soigner, et sa table d'opération. Il lui fallu encore quelques secondes supplémentaires pour réaliser que Reanbell avait lié ses poignets à cette dernière, et il lui faudrait plus d'une vie pour en digérer l'humiliation, mais il trouvait rassurante l'idée qu'elle ait pris cette peine au lieu d'une simple balle dans la tête ; chaque instant de torture à laquelle la mercenaire pourrait bien prendre plaisir en serait un supplémentaire pour lui de s'en tirer. Sans doute.

Une capsule d'éther brisé quelque part sur sa droite attira son attention, et il tourna machinalement sa tête en direction du bruit. Reanbell lui tournait le dos, occupée à se soigner. Il ne prêtait pas autant d'attention aux lignes fines et fragiles de la jeune femme qu'elles en auraient méritées, par ce qu'autre chose attirait son attention : une curieuse marque sur son omoplate, qu'Hojo connaissait pour l'avoir trouvée particulièrement laide à l'époque où il l'avait découverte. Il essaya machinalement de se relever mais dû se recoucher aussitôt, les sangles ne lui laissant qu'une marge de manœuvre relativement réduite.

« Tu es revenue chez toi, » murmura-t-il d'un air amusé. Il sentait le ton de sa propre voix affaibli, mais ça ne le gênait pas outre-mesure. « Je me souviens, maintenant. Ton incompétence s'explique. » Le Projet Phénix, entamé depuis plus de vingt ans, s'était achevé de la manière la plus misérable qu'il soit. Après que l'un de ses sujets se soit envolé, Hojo avait passé des semaines à trier les éléments restant pour trancher entre les réaffecter, ou les recycler. Il s'était montré très écologique, à cette époque. « Vérifions ma nouvelle théorie, avant de vérifier la tienne ; que se passerait-il, si je te jetais dans la mer ? Je suppose que tu coulerais. » Il plissa les yeux avant de tenter de se relever, toujours sans succès. La petite avait serré plutôt fort. Mais avant le problème de ses liens, Hojo avait d'autre interrogations...

Comment avait-elle survécu ?

Il ne lui avait pas appris à nager. Et la mer était agitée.

Il avait une hypothèse intéressante.

« Détaches-moi, Vingt-Trois. Nous avons des tests à conduire, aujourd'hui. »

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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Jeu 26 Oct - 22:45

« I hate everything about you  »
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Son cœur s'était emballé avant même qu'il ne prononce le moindre mot, car elle avait tout de suite vu dans son regard qu'il avait compris. A nouveau, c'est comme si elle avait fait un grand bon en arrière dans le temps et bien qu'elle soit adulte et armée, bien qu'il soit vieux et attaché … elle était toujours une gamine apeurée et fragile et il était toujours le professeur qui la torturait. Lorsqu'il confirma qu'il se souvenait, un voile glacé sembla lui tomber sur les épaules et elle tenta de se convaincre que c'était bien la température de la cave qui la faisait trembler. Son cœur semblait marteler sa cage thoracique au point de résonner dans sa tête et de donner l'impression qu'il était sur le point de la déchirer. Sa gorge était nouée et ses tripes lui donnaient l'impression d'être un serpent qui serrait ses anneaux sur elle. Elle ne savait même pas comment elle tenait encore debout, car elle ne sentait plus ses jambes … Elle avait fait beaucoup de cauchemar au fil des années, mais elle n'aurait jamais pensé se retrouver dans un tel état face à lui … alors qu'il était pourtant parfaitement vulnérable et impuissant.

Faisant fi de cette sensation d'agonie lancinante, elle approcha d'un pas vers lui, le poing serré sur son arme. Elle avait très bien compris son allusion de la jeter à la mer et elle avait d'ailleurs froncé les sourcils à l’évocation de ce triste jour sans chercher à le contre-dire. Cela l'aurait pourtant coupé dans ses fantasmes d'avoir réussi à créer l'immortalité de lui dévoiler qu'un simple animal marin était seul responsable de sa survie … mais elle n'avait pas à se justifier devant lui.
Et malgré tout, il ne perdait pas la face. Cela la rendait amer, mais il faisait preuve de la même détermination qu'elle devant une situation qui était à son désavantage … est-ce qu'elle avait vraiment appris cela de lui, ou était-ce une coïncidence due à la vie de la rue ?

C'est lorsqu'il prononça ce nom qu'elle n'avait plus entendu depuis des années qu'elle eut l'impression de recevoir à son tour un terrible coup de jus. Sans même s'en rendre compte, sans contrôler les mouvements, elle s'était précipitée jusqu'à lui et avait frappé de toute ses forces la cross de son arme juste à côté de la tête du professeur, faisant résonner la table métallique à laquelle il était attaché.

— C'est Reanbell, maintenant ! S'écria-t-elle … et tous ceux qui la connaissent seraient bien d'accord pour dire qu'elle ne criait jamais. Reanbell Valdès. Précisa-t-elle, en insistant sur son nom de famille. Valdès, comme celui que tu as tué ce fameux jour où, contrairement à ce que tu crois, je n'ai pas coulé.

Elle tremblait toujours et elle avait l'impression que son cœur était en train de s'arracher petit à petit de sa cage et qu'il se bisait à chaque coup. Elle commençait d'ailleurs à avoir le souffle court et elle se résigna à faire un pas en arrière avant de commencer à marcher nerveusement dans la pièce. Elle posa un instant le dos de sa main contre son front, désespérée par ces tremblements qu'elle ne parvenait pas à contrôler.

— C'était quelqu'un de bien … marmonna-t-elle sans vraiment se soucier de s'il pouvait entendre ou comprendre. Et tu as toujours été convaincu de mon inutilité … tu aurais pu nous laisser.

Elle s'arrêta d'un coup, les yeux fermés, le poing armé tremblant contre son front. Elle tenta une profonde inspiration, si elle ne pouvait pas maîtriser le reste, elle devait au moins s'empêcher de tout casser et de tout brûler maintenant. Cela l'aurait peut-être défoulée, mais elle n'avait aucune envie de se donner en spectacle … c'était pourtant trop tard pour faire bonne figure. Après un reniflement nerveux, elle retira son poing de son front et se tourna à nouveau vers Hojo. Elle avait réussi à retrouver une partie de son masque, le visage fermé.

— Mais tu as raisons, peut-être qu'on devrait passer aux tests. Elle s'approcha de nouveau de lui et colla directement le canon de son arme contre sa tempe. Tu es sûr de revenir ? Je sais que t'éclater la cervelle en boucle pourrait me détendre. Cela rendrait mon existence d'autant plus obsolète pour toi.





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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Lun 30 Oct - 17:47


Professor Hojo


- FEAT. Reanbell Valdès -

△ I Hate everything about you △

    La même histoire revenait souvent sur le tapis : ils sont humains eux aussi, ils ont des sentiments eux aussi, ils ont un nom eux aussi... Hojo n'avait jamais prêté le moindre intérêt aux élucubrations des biens pensants modernes du monde qui était le sien, par ce qu'au-delà de la naïveté suintante du moindre mot que ces gens-là prononçaient, il voyait derrière leurs discours une volonté malfaisante de porter atteinte à la productivité de ses travaux. Et le fait est que même s'ils avaient tous raison, lui n'en avait tout simplement rien à faire.  « Non, » répondit-il, « Non, ça ne l'est pas. Tu es un échantillon, et les échantillons n'ont pas besoin de noms. » Il était plus surpris, en revanche, qu'elle se souvienne de l'homme qu'il avait tué ce jour-là. Un homme si quelconque qu'il aussi bien pu ne pas exister, qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire ? Lui-même avait oublié son visage.

Reanbell tremblait, il le voyait, mais la raison exacte lui échappait. De son point de vue, la jeune femme avait clairement abandonné toute trace de sanité mentale, et le fait qu'elle persiste à lui parler d'un inconnu de grande importance qu'il aurait supprimé n'arrangeait en rien l'image qu'il s'en faisait. Des exécutions avaient suivies sa fuite, c'était indéniable, mais aucune qui aurait pu la toucher, si encore elle avait eu les moyens d'en être informée. « Je ne vois pas de quoi tu parles, » dit-il sincèrement, « en revanche... » Il tourna la tête pour fixer Reanbell dans les yeux. « Mes sujets m'appartiennent, qu'ils soient réussis ou non. C'est à moi, et à moi seul, d'en disposer de la manière qui me convient. Cet homme sur le ferry ne serait pas mort, si tu étais restée à ta place. » L'idée de la laisser était parfaitement ridicule, et seul un scientifique du calibre d'Hollander se serait résolu à ce genre de fantaisies. Pour sa part, Hojo était un homme que les responsabilités n'effrayaient pas ; aussi les assumaient-ils toutes lorsque ses expériences atteignaient leur maturité, fussent-elles ou non un succès. D'une certaine manière, disposer lui-même de ses échecs les plus flagrants était l'une des nombreuses facettes passionnantes de son métier - ça incitait à recommencer. À faire mieux.  

Le canon de l'arme sur sa tempe réussit l'exploit de le faire taire, au moins le temps que Reanbell puisse terminer de le menacer. Oui, il était sûr de pouvoir revenir, mais non, il ne tenait pas à le vérifier. Pas maintenant, alors que la Planète était prête à rentrer dans la phase la plus intrigante de son histoire : celle de sa fin. Il avait encore trop à vérifier, trop à expérimenter, trop à faire, pour prendre le risque de se tromper maintenant. « Parles-moi plutôt de cet homme, Vingt-Trois. Un marin, si j'ai bonne mémoire ? Qu'est-ce qui explique un tel attachement ? » Une nouvelle fois, il tenta de se lever, mais l'arme, plus encore ses sangles, l'en empêchèrent une nouvelle fois. Trouver une échappatoire serait plus compliqué maintenant que jamais auparavant, mais il n'avait pas le luxe du choix : depuis son arrivée, il avait fait tout les efforts du monde pour être laissé en paix. Si quelqu'un se décidait à venir vérifier qu'un arrêt cardiaque ne l'avait pas achevé dans son sommeil, ça ne serait pas avant des semaines.

« De surcroît, c'est lui qui s'est interposé, dans une affaire qui ne le concernait en rien. Tu n'as pas à te sentir responsable de ce qui est arrivé ce jour-là, » poursuivit Hojo sur un ton chaleureux aussi faux que la quincaillerie en or de Don Corneo. Mais le naturel étant ce qu'il est, un ricanement bien plus authentique le supplanta. « Je n'en dirais pas autant des autres. Ta fuite à fait fermer le projet, et condamné tout tes semblables. Si ça peut te consoler, personne n'a risqué sa vie pour ceux-là. » Il risqua un coup d'œil vers Reanbell, et la pensée qu'aucune balle n'avait laissé un trou béant de neuf millimètres dans son crâne le rassura : il n'était pas en si mauvaise posture que ça, au final. Il n'avait aucune idée de ce que Reanbell avait en tête en venant le trouver chez lui, mais le plus le temps passait, plus il avait l'impression qu'elle n'en savait pas plus que lui.

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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Mer 1 Nov - 17:36

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Ce qu'il y avait de plus insupportable dans ce que pouvait répondre Hojo avec tant de sérieux, c'est qu'elle ne pouvait empêcher une petite part d'elle-même de le croire. Il faut dire qu'elle avait été élevée … dressée ainsi et elle n'avait eu de cesse de tenter de se convaincre depuis ces dernières années qu'elle n'était pas que cela, qu'elle pouvait être quelqu'un … mais c'était comme essayer de croire au père-noël après avoir surpris ses parents placer les cadeaux sous le sapin. Elle n'eut même pas la force de s'énerver cette fois, elle était simplement restée … bête. Comme s'il venait justement de lui rappeler une réalité flagrante dont elle s'était détournée.

Mais il y a quelque chose qui la dérangea bien plus que de se faire traiter d'objet dépourvu d'intérêt : il y avait Juris. Elle avait froncé les sourcils quand il assura d'abord sans sourciller qu'il ne voyait pas de quoi elle parlait. Avait-il tué tant de gens que ça pour rendre la vie de Juris aussi négligeable ? Elle-même ne tuait que des crapules et elle avait la décence de se souvenir de chacun de leur visage et de leur nom … enfin, ce n'était pas comme si elle avait le choix. Elle dû ensuite se mordre l'intérieur de la joue jusqu'à en sentir un goût métallique lorsqu'il insista sur le fait qu'elle, comme tous les autres sujets qu'il avait étudié, lui appartenaient. Et là aussi, elle eut le désagréable sentiment qu'il n'avait peut-être pas tore … mais elle luttait de toute ses forces contre cette part d'elle qu'elle détestait plus que tout.

— Cet homme s'appelait Juris Valdès. Insista-t-elle, car c'était la seule chose qu'elle se sentait capable de dire.

Le professeur faisait preuve de tant d'indifférence qu'il était difficile de croire qu'il le faisait exprès … à moins qu'elle le l'ait sous-estimé ? Qu'est-ce qu'il cherchait ? Il voulait la déstabiliser, la faire sortir de ses gonds ? C'était plutôt bien partie. Ou alors c'était simplement son indifférence légendaire pour le genre humain qui parlait.
La suite ne fit que la troubler plus encore.

Un marin ?

Cette fois, la confusion s'était mêlé à la colère dans le regard de chaton maltraité de la jeune mercenaire. Elle tremblait toujours et ses yeux ne semblaient pas savoir où se fixer. Elle scrutait ses yeux, ses lèvres, sa mâchoire …. elle cherchait désespéramment un signe de mensonge ou de provocation. Mais il semblerait que le Professeur ait réellement eu si peu d'intérêt pour Juris Valdès pour l'avoir oublié … bien qu'il ait travaillé avec lui sur le sujet vingt-trois pendant une dizaine d'année. Dix années sûrement négligeables dans la vie de ce fossile qui avait bien d'autres sujets à dresser à côté d'elle. Sephiroth en tête de liste.

En ce qui concernait ses camarades … elle ne savait pas trop quoi en penser. C'était troublant aussi, sans aucun doute, mais de toute façon, il n'en restait déjà pas beaucoup au moment de son départ … et elle savait qu'ils étaient tous destiné au « rebut », elle y comprit. Ils seraient morts dans tous les cas, à moins d'être des réussites, son départ avait simplement … évité à plus de phénix de voir le jour dans le seul but de mourir. Mais cela ne l'empêchait pas de se demander si elle aurait pu les sauver … il lui aurait suffi de demander à Juris de les emmener aussi … peut-être ? Mais elle savait que si il avait été dans la possibilité de sauver plus d'enfants, il l'aurait fait. Juris était quelqu'un de bien. C'était à ce demander comment il avait pu se retrouver impliquer dans ce genre de projet … hm ?

— As-tu vraiment si peu de considération pour tes paires ou le fais-tu exprès ? Parvint-elle enfin à articuler après un moment. Elle s'efforça de chasser la confusion de son esprit pour ne laisser que la rancœur et le dégoût transparaître de sa voix et de ses yeux. Le docteur Juris Valdès a travaillé avec toi pendant dix ans. Ajouta-t-elle, comme si elle parlait à un vieil homme sénile et dure de la feuille. Je connais parfaitement le sort qui était destinée aux sujets du projet Phénix, elle se pencha alors légèrement vers lui pour que le mépris de son regard ne lui échappe pas, je suis ravie de la fermeture précoce du projet.

Ravie, ce n'était pas vraiment le mot … en tout cas, elle n'en avait vraiment pas l'air, mais cela restait un soulagement, clairement. Elle avait fait des recherches dessus il y a quelques années déjà, alors elle s'était doutée que le projet avait fermé à cause de sa fuite, mais la Shinra savait si bien cacher ses secrets qu'elle n'en avait jamais été vraiment sûre … maintenant elle l'était. La Shinra n'avait donc jamais pu mettre la main sur un moyen de contrôler la vie et la mort et aucun autre enfant n'était né pour cela. Cela n'avait pas empêché d'autres enfants de souffrir et de mourir pour d'autres projets dépourvu d'éthique … mais pas pour ça.





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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Jeu 9 Nov - 19:12


Professor Hojo


- FEAT. Reanbell Valdès -

△ I Hate everything about you △

    Perplexe, le Professeur haussa les sourcils. Ses pairs ? Il n'avait pas de pairs. Il était le Professeur Hojo, le chercheur à l'esprit le plus poussé que la Planète ait pu accueillir ; l'idée que l'on puisse établir un parallèle entre son génie et un autre homme de science était parfaitement scandaleuse. Face à lui, ils n'étaient tous que des élèves.

À l'incertitude succéda une vérité fondamentale : son ancien sujet était définitivement à l'ouest. Quand aucuns artifices ne venaient se placer entre elle et les faits, la mémoire d'Hojo était tout simplement infaillible. Aujourd'hui encore, il serait capable de retourner dans n'importe lequel des locaux qui avaient accueilli un jour ou l'autre le moindre de ses travaux et d'y retrouver le moindre petit post-it à l'endroit où il l'avait rangé - et les noms ne faisaient pas exception. Ceux qui avaient cette chance que de travailler à ses côtés, pourvu qu'ils aient été un minimum capables, avaient gagnés une place éternelle dans le panthéon de son cerveau. Or, il était formel à ce sujet : aucun Juris Valdès n'en faisait partie. « Crois-tu réellement que qui que ce soit ait pu être assez doué pour travailler à mes côtés pendant dix ans ? » ricanait-t-il, délecté par l'assurance qui essayait vainement de s'échapper hors du visage poupin de sa tortionnaire. « Il n'y a jamais eu de Juris Valdès, pauvre idiote. Ni dans mon Projet Phenix, ni ailleurs. D'où est-ce que ça te vient ? » Il passa outre les remarques condescendante de la gamine vis-à-vis de ses semblables (par ce que non, elle n'en avait aucunes idées, la pauvre enfant), intéressé plutôt par la réponse qu'elle pourrait lui fournir au sujet de son ami imaginaire que par l'éventualité d'une querelle idiote.

À plus forte raison maintenant que le parti opposé du débat était celui qui avait le pistolet.

Une idée lui traversa cependant l'esprit. Il tâcha de se redresser du mieux qu'il le pouvait sur la table pour calmer la douleur qui commencer à lui cisailler le bas du dos, mais rien ni fit. « Mais supposons, jeune fille... », dit-il avant d'être interrompu par une légère quinte de toux. Il souffrait encore du coup de genoux qu'il avait reçu près de la trachée, et l'air frais du sous-sol ne le soulageait pas vraiment. « Supposons que ton Juris ait existé, » reprit-il dès que sa respiration se régula, « était-ce cette personne qui t'as enlevée ? » Le fait qu'elle puisse croire dur comme fer à l'existence de sa Chimère au point d'être persuadée de sa présence à la Shinra  était l'équivalent d'un coup de chiffon sur le haut d'une étagère abandonnée depuis des années  : sous la poussières se trouvaient des questions qui n'avaient jamais trouvées de réponses, et Hojo commençait à croire que les délires de Reanbell pourraient bien y apporter de nouveaux éléments.  

À l'époque, une enquête officielle avait naturellement été lancée. Hojo n'en était pas l'instigateur (il avait déjà commencer à mener la sienne, moins éthique), mais il s'en souvenait clairement : la rage d'avoir été volé n'était pas une émotion faible, et moins encore éphémère. Les caméras de surveillance n'avaient pas dévoilées grand-chose, pour ne pas dire rien, et aucun témoins fiables n'avait été en mesure de fournir une piste concrète. Hojo avait alors tenté en ultime recours de prolonger les recherches jusqu'à Deepground et son personnel, militaire comme scientifique, mais le Président Shinra ne le lui avait pas accordé. Dans son besoin élevé de budget pour le bien du Projet S, il n'avait pas insisté outre-mesure, mais aujourd'hui...

Il renifla de dédain, comme il avait l'habitude de le faire. Il voulait des réponses, il en avait besoin autant que Reanbell avait besoin de vengeance pour se sentir vivre, car la nature les avaient façonnés ainsi : mais dans sa position, il lui semblait n'être rien d'autre qu'un mendiant du savoir plutôt qu'une figure éminente du monde, et ça ne lui plaisait vraiment pas. Il avait déjà été kidnappé, menacé.. Mais jamais par ses propres créations, et jamais aussi longtemps non plus. « Tu n'auras pas le courage de me faire quoi que ce soit, autant me répondre. Tu es faible, Vingt-Trois. »

Un sourire dévoila une rangée de dents blanches et naturelles, cadeau de sa réincarnation.

« Je le sais. C'est moi qui t'as créée. »

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MessageSujet: Re: "I hate everything about you" [PV Hojo]   Sam 11 Nov - 13:29

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Si il y a bien une chose en laquelle elle n'avait jamais, ô grand jamais douté, c'était bien sa mémoire. Sa mémoire qu'elle considérait comme une véritable malédiction, car elle paierait chère pour pouvoir oublier une seule petite chose, une seule journée de son enfance ou de ses jours passés dans la rue. Juste une seule journée … mais elle ne pouvait pas. Elle se souvenait de tout, d'absolument tout et ce n'est pas quelque chose qu'elle pouvait contrôler et même si la plupart de ses souvenirs étaient lourds à porter et lui provoquaient de terribles cauchemars, au moins elle savait qu'il y avait une chose en ce monde sur laquelle elle pouvait pleinement se reposer. Sa mémoire était son fil d’Ariane, une des seules choses qui lui permettait de savoir qui elle était en toute circonstance. Alors, lorsque Hojo assura avec tant de conviction qu'il n'y avait jamais eu de Juris Valdès, elle avait froncé les sourcils, d'abord incrédule et puis … Non. Il ne pouvait quand même pas espérer pouvoir la troubler là-dessus ! Pour qui est-ce qu'il la prenait ? Pour qui se prenait-il ?

Et pourtant …

Elle scrutait son visage avec plus d'attention qu'elle ne l'avait jamais fait, même lors de ses plus importantes parties de poker. Rien. Il n'y avait rien qui indiquait un quelconque mensonge. Soit. Ce n'est pas parce qu'il ne mentait pas que c'était forcément vrai ! Elle avait toujours trouvé que le professeur se surestimait, il était évident que son retour de la rivière de la vie ne l'avait pas laissé intacte, surtout qu'il avait déjà bien vieilli avant même de mourir …
Pourtant, elle était resté muette, incapable d'émettre la moindre protestation, incapable de répondre à la moindre de ses questions clairement vicieuses. Reanbell ne doutait pas, oui, c'est Juris qui l'avait élevé, il avait été la seule personne à l'aimer en ce monde et il avait été la seule personne qu'elle ait vraiment aimé de toute son existence. Et c'était pour lui qu'elle vivait encore aujourd'hui … car elle lui avait promis.
La gorge si nouée qu'elle en avait du mal à respirer, elle le fixait d'un regard vide et elle avait l'impression d'avoir plus froid qu'un mort. Elle le laissa parler jusqu'à ce qu'il assure qu'elle était faible, qu'il l'avait créé. Peut-être. Peut-être qu'elle était faible, peut-être qu'elle était incapable de le tuer … mais elle pouvait lui faire mal. Et ce n'était pas lui qui l'avait créé … pas tout seul en tout cas.

— Tu mens.Trancha-t-elle d'une voix tremblante qui cherchait à la convaincre elle-même. Tu mens ou tu es séniles. Tu crois … tu crois vraiment que tu vas me faire douter de ça ? Il avait raison de le croire. Juris m'a protégé, c'est lui qui m'a fait sortir du laboratoire.

Elle tremblait toujours, elle avait peur. C'est d'une main tremblante qu'elle chercha dans la pochette de sa ceinture le carnet qui ne la quittait plus. La couverture en cuir de qualité avait clairement vécu, mais l'on pouvait toujours voir l'inscription « J.V » dans un coin de la quatrième de couverture. Juris Valdès. C'était son carnet, il contenait autrefois toutes ses notes, des notes qu'elle avait depuis retiré pour les remplacer par du papier vierge afin de continuer à inscrire ses propres notes cryptées à l'intérieur. Les notes de Juris avaient été rangées précieusement dans une petite boite en métal qu'elle gardait sous son lit.
Sortant le carnet, elle le colla devant les yeux du professeur pour lui montrer les initiales de son tuteur, ultime preuve de son mensonge ou de sa démence. Il ne pourrait pas contrer cela.

— Tu vas peut-être me dire que ça, ça n'existe pas ? C'était son carnet de note, tu vois ? Elle insistait pour qu'il voit bien les initiales gravées dans le cuir brun. Il me l'a donné avant que tu ne le tues.





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