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 Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]

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MessageSujet: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Mer 19 Juil - 21:58


« I don't know everything, I just know what I know. »




Le Septième Ciel. Un nom étrange pour un bar, mais cela n'enlevait rien au prestige de l'endroit. Solo aimait bien s'y rendre. La gérante était une femme adorable, l'ambiance y était chaleureuse, et les prix étaient largement abordables. C'était donc le lieu idéal pour se plonger dans ses pensées et ses notes d'excursions. Récemment, il était allé se promener dans une forêt non loin de Midgar, et force était de constater que la végétation dépérissait de plus en plus. Il avait pris quelques échantillons pour les coller dans son carnet, et notait des choses dessus, faisant fonctionner son cerveau à l'aide de jus d'orange.

Tranquillement attablé près d'une fenêtre, Solo commanda une nouvelle boisson fraîche. Il adressa un sourire à la gérante lorsqu'elle la lui apporta, et se mit à croquer quelques glaçons. Sa bouche lui donnait l'impression de geler, mais il n'en avait cure. Il était trop concentré sur ses théories pour prêter une réelle attention à ce qui l'entourait. Il ne prenait même pas la peine de réellement cacher ce qu'il écrivait : de loin, les pages ressemblaient à celles d'un herbier.

Sans lever les yeux de ses écrits, il plaça un petit cure-dents dans sa bouche. C'était devenu une habitude pour lui de mâchouiller ce qu'il pouvait. Cela lui permettait de gérer son stress sans pour autant se ruiner la santé avec des cigarettes ou de l'alcool. Il avait ces choses en horreur.

- Certaines plantes prennent une couleur inhabituelle en se fanant... Marmonna-t-il dans sa barbe inexistante. Comme si elles étaient contaminées par quelque chose...

Il ne se rendait même pas compte qu'il réfléchissait à mi-voix. Il était plongé dans son univers, et se trouvait face à quelque chose d'étrange. Peut-être pourrait-il trouver des informations utiles dans les dossiers des anciens laboratoires ShinRa qu'il avait piratés. Il tourna la page pour prendre de nouvelles notes. Les pages de son carnet étaient presque toutes remplies de gribouillis, d'idées et de constatations qui coulaient bien sortir de sa petite caboche. Il allait bientôt devoir en prendre un nouveau.





Dernière édition par Solo le Lun 23 Oct - 21:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Jeu 20 Juil - 0:31


« J'suis en congé...! »



Reno aurait aimé pouvoir dire, sans doute, qu'il avait traîné sa carcasse dans un bar uniquement pour oublier une journée laborieuse, ponctuée de complots et de coups fourrés. C'était une bonne excuse, une façon détournée de pouvoir picoler aisément sans sentir la brise de la culpabilité s'insinuer dans son cerveau. Or c'était loin d'être le cas. Il était en congé. En quelque sortes. Non pas qu'il soit censé ne rien faire, disons simplement qu'il n'avait aucun ordre direct sur la démarche à suivre. Fureter de droite à gauche ne lui avait pas pris énormément de temps, et sa foi en son travail commençait à défaillir au fil des heures qui s'écoulaient.
Il avait alors décidé que la suite logique de son emploi du temps se devait de suivre la route d'un bar. N'importe lequel aurait fait l'affaire, mais alors qu'il les dépassait un par un, il se rendit vite compte qu'il se rendait inexorablement vers celui qui défiait toute concurrence. Le Septième Ciel était en quelque sortes son favoris, dans certaines situations. Celles où il ne comptait pas se saouler ivre mort, entre autre, ou rencontrer des informateurs plus ou moins fiables. Non, cet endroit là, c'était celui où il pouvait simplement se détendre, mettre un instant son travail de côté -sauf lorsqu'il se retrouvait à quémander ragots et anecdotes à Tifa, en bonne commère-, et boire sans excès violents.

Il poussa donc la porte dans une optique de détente totale. S'il était en habit de fonction, comme à l'accoutumée, sa posture trahissait encore plus de détente et de nonchalance, chose qu'il fallait voir pour pouvoir y croire. Il était bien sûr capable de retourner sa veste en quelque seconde si la situation le demandait mais... Actuellement, sa motivation atteignait des bas fonds insoupçonnés. Pour une fois, il n'alla même pas quêter des nouvelles du côté de la gérante, et se contenta de prendre un verre du fameux vin de Corel qu'il affectionnait de part son côté abordable pour un goût qu'il appréciait. Il déambula sans grande pression entre les tables, une main dans la poche, l'autre tenant son verre dont il but une gorgée avec une satisfaction évidente. Vraiment, cet endroit lui plaisait. Dommage que Rude ait été occupé, sinon il l'aurait bien entraîné avec lui.

Alors qu'il passait entre deux tables pour en rejoindre une qu'il commençait à connaître suite à ses visites fréquentes et plus ou moins régulières, un marmonnement sur sa gauche lui fit tourner les yeux. Un jeune homme étrange, du moins à première vue. Il ne voyait pas son visage, ne devinait que ses traits sous ses cheveux blonds. Une mèche noire, singulière, tranchait l'or de ses voisines, et il voyait dépasser ce qui s'apparentait à un cure-dent de sa bouche. Son regard clair, curieux, dévia le long du bras de l'inconnu, pour se poser finalement sur le fameux carnet qui se faisait parcourir de petites annotations, qui entouraient des feuilles et des fleurs. Un herboriste du dimanche? Un collectionneur? Cette hypothèse ne lui paraissait pas cohérente. Il n'avait pas saisi grand chose en passant, puisqu'il ne s'y intéressait pas, mais il parvint à saisir les mots inhabituelle et contaminées dans les paroles pensées tout haut du blond. L'habitude d'écouter aux portes était toujours utile pour déchiffrer des sons indistincts...

Sans gêne aucune -pourquoi devrait-il en avoir?-, il demanda d'un ton amusé, après avoir repris une gorgée de vin:

- P't'être que cette feuille a changé de couleur parce qu'elle le désirait.

C'était un commentaire inutile, gratuit, mais il ne s'arrêta pas alors qu'il était en si bonne route pour envahir ce nouveau compagnon qu'il venait de choisir aléatoirement parmi tous ceux présents. Il risquait de se faire virer sans ménagement, mais ne craignait pas grand chose. Dans le pire des cas, il finirait toujours par aborder quelqu'un d'autre. S'il était honnête avec lui même, il s'avouerait que son esprit pratique de Turk s'intéressait de près à ce petit carnet truffé de notes. Il s'assit lourdement sur la chaise qui faisait face à l'autre, posant son verre sur la table tout en prenant garde à ne pas inonder les pages qui étaient disposées là.

-Plus sérieusement, ça t'étonne vraiment qu'elles soient étranges, ces herbes, avec tout ce qu'il se passe? Ça ne me surprendrait même pas qu'elles apprennent à mordre, un de ces jours. Ajouta-t-il avec à peine plus de sérieux.

Il daigna enfin détourner les yeux de ces écrits intriguants pour les reposer sur le blond. Il croisa un regard des plus étranges. Vert et bleu, asymétrique, particulier, qui fit tourner des rouages anciens dans son cerveau. Il parcouru ce visage un instant, puis un autre, pensif, et s'appuya sur sa chaise avec son coude lorsque la réalité lui parvint.

-Ah. Tiens, comme on s'retrouve. Le petit génie du hack.

Il avait déjà vu cette personne. Les événements de l'Omega faisaient encore rage lorsque sa route avait croisé celle de Solo. Tous deux avaient échangé une bonne pile de renseignements durant cette période, complétant les vides de l'autre, grâce à leurs deux métiers de fouineurs sans limites. Comment oublier ce visage? C'était difficile, il cumulait tellement de particularités qui ne couraient pas les rues! Force était de constater que les souvenirs étaient tenaces, et le sourire de Reno se fit plus franc, bien qu'en coin, lorsqu'il réalisa qu'il venait de déranger pile la bonne personne dans ce bar.



Dernière édition par Reno le Sam 19 Aoû - 19:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Ven 21 Juil - 13:23


« I don't know everything, I just know what I know. »




S'il y avait bien quelque chose que Solo détestait, c'était ce genre de moments où tout bloquait dans son cerveau. Oui, les plantes étaient probablement contaminées. Mais avec quoi, qui viendrait d'où ? Parfois, son propre cerveau décidait de lui balancer des questions ironiques pour l'embêter, le pire étant qu'il n'arrivait pas à le faire taire.

Alors qu'il marmonnait quelques insultes envoyées bien cordialement à ses idées qui ne voulaient pas se mettre en place, une voix à sa droite attira son attention. Il ne comprit d'abord pas d'où elle venait jusqu'à-ce-que quelqu'un ne se jette à moitié sur la chaise en face de lui. Il dit encore quelque chose à propose des plantes, et il comprit qu'il l'avait entendu. Bah, quelle réelle importance. À moins qu'il n'ait choisi délibérément de l'écouter. Ce qui, dans ce cas-là, le gênait un peu plus.

Il leva les yeux vers son vis-à-vis pour croiser deux orbes aigue-marines dont la couleur était rehaussée par deux tatouages rouges se dessinant sur ses pommettes. Son teint clair contrastait avec la couleur explosive de ses cheveux roux. Si l'on pouvait appeler ça des cheveux. À la manière dont ils étaient coiffés - autrement dit, pas du tout -, le jeune homme ne put s'empêcher de les comparer aux petites flammes consumant les derniers combustibles après une explosion. Original.

Les lèvres de l'individu étaient retroussées en un sourire en coin qui lui était étrangement familier. Peut-être avait-il croisé cet homme durant l'une de ses promenades ? Son cerveau pouvait retenir des tonnes de détails, durant celles-ci, mais n'était parfois pas capable de les assimiler ensuite.

Mais cet homme lui disait vraiment quelque chose. Il était persuadé de l'avoir déjà vu, et pas seulement d'être passé devant lui dans la rue. Il avait sans doute dû lui parler durant une mission dans laquelle il avait été engagée.

"Ah. Tiens, comme on s'retrouve. Le petit génie du hack."

Ainsi, ils s'étaient bel et bien déjà côtoyés. Mais les souvenirs du jeune homme étaient encore tellement embourbés dans ses précédentes réflexions qu'il eut du mal à fouiller dedans. Des cheveux longs, roux et en pétard, des tatouages sous les yeux... Non, son cerveau ne voulait décidément pas l'aider à se souvenir.

Mais... ce regard... Il ne pouvait pas l'avoir oublié. Comment aurait-il pu ? Il y scintillait une telle étincelle de malice et d'espièglerie. Et pourtant, derrière cette petite étincelle, il pouvait voir une autre lumière, plus sombre, plus dangereuse. Une flamme mortelle qui dansait, effrayante, sur le revers de la pièce. Oh oui, il avait déjà vu ce regard à la fois si clair et si sombre. Un tel feu ne pouvait brûler que dans les prunelles d'un Turk.

Soudain, tout se débloqua dans sa petite caboche. La W.R.O. Les Turks. Il avait déjà collaboré avec eux durant une mission qui l'avait marqué. Il avait été engagé en tant que hacker pour leur trouver ce qu'ils voulaient savoir. C'était lors des évènements de Deepground. Il avait pu y apprendre tellement de choses en piratant tant de dossiers interdits ! Il était même allé plus loin que ses ordres, transcendant les restrictions, et avait fini par savoir ce qu'il n'aurait jamais dû connaître. Mais il était tellement utile que les grands supérieurs avaient préféré le garder de leur côté pour plus tard plutôt que de le tuer.

Reno. Cet homme s'appelait Reno. Tous deux avaient comblés les vides de l'autre en échangeant des informations, bien plus que ce dont ils avaient besoin, mais pas un n'avait craché sur ce que l'autre lui donnait. Dans leurs métiers respectifs, plus ils en savaient, mieux il se portaient. Ils s'étaient assez bien entendu, à l'époque. Un sourire en coin vint éclairer son visage à ces souvenirs.

- Ça alors. Si c'est pas Nono le Turk.

Il lui avait sorti ce surnom, une fois, pour le saluer. L'autre l'avait quelque peu mal pris, et avait suivi, durant leur pause, une bataille de surnoms ridicules. Solo gardait un bon souvenir de ce moment.
Il se souvint soudainement des paroles que l'homme avait lâchées plus tôt, en venant le couper dans ses pensées - chose qu'il aurait plutôt mal prise s'il n'avait pas fini par le reconnaître.

- Ta théorie des plantes pouvant agir par leur propre volonté n'est pas à jeter, dit-il avec un petit sourire de lutin, mais cette couleur semble beaucoup trop chimique pour être produite par ce végétal. Surtout si c'est une fougère. T'as déjà vu une fougère rose ou bleue, toi ?

Il agita une feuille de ladite plante sous le nez du rouquin avant de la scotcher délicatement dans son carnet. Il l'aurait bien collée, mais cela aurait prit du temps à sécher, et, à tous les coups, elle se serait décollée peu après.

Puis une pensée lui vint. Ce type était un Turk. Autrement dit, un assassin.

Actuellement, il avait cinquante pour cent de chances qu'il soit simplement venu en ami. Mais il avait aussi cinquante pour cent de chances d'être sa cible du jour. Et si c'était le cas, il était peu probable qu'il survive et qu'on retrouve un jour son cadavre. Il retrouva son sourire espiègle, et planta ses yeux si particuliers dans ceux de son vis-à-vis.

- Alors. Quand comptes-tu me tuer ?





Dernière édition par Solo le Mar 22 Aoû - 15:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Sam 29 Juil - 23:43


« J'suis en congé...! »



Reno sentait que le blond se mettait à le dévisager. C'était une sensation qu'il connaissait. Se faire détailler des yeux comme une bête curieuse ne le dérangeait pas plus que ça, d'autant que Solo ne semblait ni méprisant ni hautain. Combien il en avait surpris à le scruter avec cet air de dédain qui le révulsait dans les yeux? Beaucoup. C'était le lot de ceux qui avaient été tristement actifs sur le terrain durant les temps de trouble. Il remarqua alors que le nom du plus jeune lui était revenu tout naturellement, à l'instant même où ces étranges prunelles croisaient les siennes. Elles regorgeaient d'une malice qui continuait de se décupler avec le temps qui filait. Solo. Un prénom aussi étrange que la personne qui le portait, mais qui lui allait donc comme un gant.
Le sourire en coin de son compagnon de table allait entraîner le sien, mais sa remarque soudaine le fit à la place grimacer sans aucune retenue. Nono. Pitié, cela, il l'avait presque oublié, et voilà que ce surnom revenait le hanter alors qu'il pensait s'en être débarrassé. C'était ridicule! Nono. Un chien lui même en aurait été offensé. Qu'il avait été vexé, lorsque l'autre l'avait utilisé pour la première fois. Vexé comme un poux, car il l'avait employé devant Rude, qui plus est! Tout cela avait manqué de faire commencer leur relation plutôt amicale sur des bases très instables.

-Fais attention, ou Nono pourrait bien te péter une dent... marmonna-t-il sans conviction ou grand animosité.

Que Solo ait entendu ou non la remarque, il enchaîna sur un discours sur le fichu brin d'herbe mutant que le Turk n'écouta que d'une oreille. Il était trop occupé à constater que le blond n'avait pas changé en quelques mois, loin de là. Toujours cette apparence qui semblerait froide, puis la découverte d'un garçon agréable et intelligent. Reno appréciait cela à sa juste valeur, et le sourire de son camarade le confortait dans son idée de rester l'enquiquiner un peu plus longtemps. Quoi que son histoire de pétunia -ou était-ce une fougère?- rose ou bleu lui passait totalement au dessus. La plante ne parvint qu'à le faire savamment loucher, à son grand désespoir, lorsque le jeune homme s'amusa à la brandir juste sous son nez. Elle était très belle, mais il se serait passé de la voir d'aussi près et fut bien heureux de la voir se faire placarder sur une page de ce carnet trop plein.
Il eut à peine le temps de se rendre compte que Solo avait opté pour un sourire mutin que ses accusations lui parvenaient aux oreilles. Elles lui firent froncer les sourcils, et ouvrir la bouche, de façon particulièrement outrée. En soit, il était bon comédien, aussi cela aurait tout aussi bien pu être une façade. Mais il était vraiment offensé. Il soutint le regard vairon qui le défiait en relevant imperceptiblement le menton, une moue affichée au visage.

-Si j'étais venu te tuer, tu serais déjà six pieds sous terre. Qui plus est, je suis en pause, et tu vas vraiment finir par me vexer, Sol', à force d'enchaîner...

Il prit encore une gorgée de sa boisson pour calmer son début de... De quoi au juste? De révolte? Allez savoir. Il croisa les bras, se laissant si lourdement appuyer sur le dossier de la chaise qu'elle se serait renversée s'il n'était pas passé maître dans l'art de la nonchalance de bar. Il ne développa pas plus le pourquoi du comment il l'aurait déjà égorgé dans une ruelle, ça ne regardait que lui. Il le contempla en silence, longuement, avant de paraître se dérider. Il n'allait pas bouder pour une chose aussi futile. En réalité, ce n'était pas l'accusation qui le blessait, ça il s'en foutait comme de la dernière pluie. C'était le fait que Solo ose penser que le rouquin se fatiguerait à lui parler s'il devait s'en débarrasser, et pire, qu'il serait encore là, entier, si c'était le cas! C'était douter de son professionnalisme. Il savait le hacker intelligent mais il n'avait visiblement pas encore saisi toutes les nuances dans lesquelles les Turks évoluaient.
Il eut un geste de la main vers la lisse de papiers -ce carnet était trop rempli pour qu'il le qualifie autrement, et questionna d'une voix qui avait repris toute sa bonne humeur, l'accident oublié en quelques secondes:

-Me dis pas que ce carnet est plein de vieilles feuilles roses et jaunes... Si?

En pause? Oui, il l'avait lui même dit. Mais il restait une petite commère, une jolie petite fouine avide de petites informations croustillantes à ramener au chaud chez elle. L'idée de se la jouer botaniste le dépassait, mais si Solo parlait d'étranges phénomènes, cela ne pouvait que l'intéresser, alors soit! Parlons carottes et potager, puisqu'il le faut.

-Tu en trouves tant que ça? La proportion augmente, à ton avis, ou c'est dû aux accidents qui ont eut lieu auparavant?

Il espérait, au fond, que Solo lui dirait que rien ne changeait. S'il se mettait à lui dire que les plantes polluées les envahissaient, c'était une goutte d'eau de plus dans l'océan des ennuis qui leurs tombaient dessus peu à peu ces derniers temps.



Dernière édition par Reno le Dim 27 Aoû - 21:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Dim 20 Aoû - 20:28


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Solo lâcha un petit rire. S'il y avait bien une chose qu'il aimait faire avec le Turk, mis-à-part le fait d'échanger des informations avec lui, c'était le fait de l'embêter. Après tout, il l'avait plus ou moins interrompu dans ses réflexions. Même s'il était loin de lui en vouloir, autant s'amuser un peu.

- Relax, je sais très bien que c'est pas ton genre, d'amadouer ta proie avant de la buter.

Il le savait très bien même. Cela aurait peut-être pu être le cas d'une de ses collègues. Comment s'appelait-elle, déjà ? Hélène ? Réléna ? Elena ? Bah, peu importait son prénom. Il se souvenait d'elle uniquement à cause de sa personnalité qui tranchait grandement avec celle du rouquin. Elle était sérieuse, et très méticuleuse, alors que lui était plus franc et impulsif -sans pour autant rater ses cibles- dans sa manière de faire. Mais leur sympathie envers leurs proies étaient aussi inexistante chez l'un que chez l'autre. C'était l'une des premières choses à foutre en l'air pour être un bon Turk.

Il observa son vis-à-vis ronchonner en prenant une gorgée de sa boisson avec un petit sourire en coin, avant de s'intéresser de nouveau à son carnet rempli de dessins, d'annotations et de collages lorsque Reno lui posa une question sur son travail. Il n'avait pas changé : dès que quelque chose de plus ou moins étrange attirait son attention, il allait tout de suite à la chasse aux précisions. Tout comme lui, d'ailleurs, et c'était sans doute pour ça qu'ils s'étaient bien entendus.

- Non, mais une bonne partie des pages le sont.
- Tu en trouves tant que ça ? La proportion augmente, à ton avis, ou c'est dû aux accidents qui ont eu lieu auparavant ?

Le blond grimaça. C'était exactement ce qu'il recherchait : la cause de ces soudaines mutations. Normalement, pour subir des changements aussi importants que la modification de son métabolisme à l'aide de procédés chimiques qui n'avaient jamais eu lieu, un organisme vivant mettait plusieurs décennies, voire des siècles. Mais pour qu'une fougère ou d'autres plantes vertes mutent ainsi en seulement quelques années, il fallait que quelque chose de vraiment anormal se produise. Comme une grande quantité de mako dans le sol, par exemple. S'il avait bien émis une hypothèse durant ses recherches, c'était que cette substance était très nocive pour n'importe-quel être vivant et pouvait déclencher en peu de temps des mutations qui s'étendaient habituellement sur plusieurs années. Les membres du SOLDAT en étaient une preuve vivante : leurs yeux devenaient bleus peu après leurs injections de mako. À faible dose, cela boostait leurs capacités, mais à forte dose ? Si l'organisme n'y était pas habitué, il y avait des chances que cela s'avère dangereux pour la santé. C'est ce qu'il expliqua en chuchotant au Turk, en qui il avait confiance malgré tout.

- J'ai remarqué que ceux étant atteint des Géostigmates étaient surtout concentrés dans Midgar, et plus principalement aux alentours des anciens canons de mako et des laboratoires de la ShinRa. Certains scientifiques disent que cette maladie est en réalité due à la transformation littérale du sang en poison à l'intérieur même de l'organisme. Mais personne n'a encore trouvé de cause à cela. Si je me réfère à ces informations, l'hypothèse que la mako soit le responsable de cette maladie est plausible.

Il continua ses explications, se fichant bien du fait que Reno pouvait avoir décroché. En parlant ainsi, il sortait des informations importantes de son cerveau et mettait les autres de côté pour se consacrer à un sujet précis. Ainsi, il s'y retrouvait mieux dans le bordel qu'était son cerveau, et pouvait donc parvenir plus facilement à des conclusions satisfaisantes.

- Donc, si je m'appuie sur cette hypothèse, je peux dire que je sais que la mako est une grande concentration de l'énergie de la Rivière de la Vie puisée sous terre -je ne regrette pas d'avoir fouillé dans des dossiers interdits pour dégoter de telles infos. Sauf que les canons ont cessé de fonctionner, et certains ont même explosé. Le mélange des résidus des explosions avec l'énergie puisée retournée à ses origines peut avoir eu de graves conséquences sur nos souterrains, comme leur empoisonnement, par exemple.

Ses pensées s'enchaînaient. L'Homme prenait ses ressources de la terre elle-même, et des mers. Il puisait son eau dans les nappes phréatiques en plus des réserves en extérieur. Il pratiquait l'agricultures, ses récoltes se développant à l'aide de ce qu'elles trouvaient dans le sol. Le bétail se nourrissait de le végétation que la terre lui offrait. Où que l'on regardait, les humains vivaient grâce à ce qui provenait des sous-sols. Depuis peu, les récoltes et les animaux d'élevage se portaient bien, à la grande joie de tous et du commerce qui fleurissait. Mais ces ressources avaient peu de temps pour vivre. Et si cela était suffisant pour qu'elles aient été empoisonnées sans que personne ne s'en rende compte, transmettant ainsi le fléau aux Hommes ?

Il regarda la petite plante bleue en se mordant la lèvre, s'autorisant ainsi une pause dans son monologue. Comme s'il avait peur de le finir. Sa gorge se noua, et il lui sembla éprouver quelques difficultés à faire passer sa gorgée de jus de fruits. La conclusion qu'il avait en tête était dure, et effrayante. Il reposa son verre, grimaça à l'encontre de son échantillon de fougère, tourna quelques pages sur lesquelles étaient collées diverses plantes bleues, violettes, roses, des morceaux d'écorces jaune pétant, les montrant au Turk. Aucune n'avait de couleur normale pour son espèce. Tous ces échantillons venaient de plantes sauvages, autrement dit, des plantes qui avaient tout le temps de se développer, et de s'adapter au poison qui pouvait polluer les sols dans lesquels elles vivaient avant d'en mourir, contrairement aux plantes destinées à l'agriculture. Et ce n'était que lorsqu'on se promenait dans les forêts ou autres lieux encore sauvages que l'on se rendait compte de leur étrange aspect, et que l'on commençait à s'inquiéter.

Solo releva la tête et planta ses yeux vairons dans ceux aigue-marine de son vis-à-vis. Il était inquiet, en colère, et mortellement sérieux. L'autre pouvait sans aucun doute facilement le lire dans ses étranges prunelles. Il croisa les bras sur la table et se craqua les doigts, comme pris d'une envie soudaine de relâcher son angoisse. À force de tant rechercher des informations, il allait se rendre malade. Il était persuadé, si personne ne le tuait avant, qu'il mourrait d'une crise cardiaque ou d'une maladie due au stress. Si ce n'était pas le Géostigma.

- Je n'aime pas te dire ça. Mais oui, la proportion augmente, et bien trop vite à mon goût. Le phénomène est sans doute accéléré par les évènements du passé.

Il passa une main nerveuse dans ses cheveux, écrivit rapidement sa conclusion sur son carnet, et soupira.

- Et j'ai bien peur que ce soit une grande partie de la faune et la flore de Gaïa qui soit touchée, si ce n'est pas la totalité de la planète, vu à quelle vitesse ces mutations semblent s'étendre.

Bien évidemment, tout ceci n'était qu'un ensemble de théories, et le hacker pouvait se tromper. Il avait d'ailleurs d'autres idées et hypothèses en tête. Mais pour le moment, cette conclusion était celle qui lui semblait la plus probable.



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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Mer 23 Aoû - 18:56


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Pas son genre, pas son genre ? Qu’est-ce qu’il en savait, finalement ? Reno pouvait en effet se révéler d’une étonnante mauvaise foi, même si la réflexion se basait sur un fond de vérité. Il appréciait Solo, Solo l’appréciait, mais tout deux ne connaissaient que peu de choses de l’autre. A bien y penser, le rouquin se rendit compte qu’il ne savait que quelques détails à propos du plus jeune. C’était un hacker de talent. Un grand curieux, qui, à son instar, savait se renseigner. Il était d’agréable compagnie bien qu’il ne boive pas. C’était à peu près tout ce dont il se souvenait. Ah. Si.

Il adorait l’emmerder gentiment.

Pas pour autant que le Turk allait le tuer tout de suite. Il eut un léger souffle amusé, malgré sa mine de mauvais garçon contrarié. Comme il s’en était souvenu quelques secondes plus tôt, la boisson du blond n’était pas alcoolisée. Le roux se demanda alors comment il pouvait se passer de la brûlure de gorge agréable qui ponctuait sa vie, songea que cela viendrait peut-être avec le temps, avant de se souvenir que lui buvait déjà comme un trou à l’adolescence. Tant pis pour le hacker, il ratait quelque chose, à son humble avis.

Comme il venait de confirmer que ce carnet était truffé de notes en tout genre sur la verdure, et qu’il avisa la grimace qui déformait le visage de son vis-à-vis, il comprit avant même que l’autre n’ouvre la bouche que les nouvelles étaient mauvaises. Les choses se présentaient mal. Appuyé sur ses bras, posés sur la table, Reno écouta alors le petit génie lui déballer tout ce qu’il avait en tête. Son attention était complète. Il prenait soin de retenir le plus intéressant dans le flot de paroles presque continu que l’autre lui livrait. Solo chuchotait, aussi ne fit-il pas un son.

De sa première idée, il retint que les géostigmates seraient causés, selon le plus jeune, par la mako. S’il avait raison sur certains points, le Turk resta sceptique. Ils étaient arrivés aussi vite qu’ils étaient repartis, or l’énergie mako avait été extraite durant des années… Il en savait quelque chose, pour avoir été plongé dans la Shinra jusqu’au cœur jusqu’à sa perte. Mais soit, ce n’était pas un point à négliger.

Il tiqua très légèrement à la mention de dossiers interdits. C’était tout Solo, de l’avouer ainsi sans craindre quoi que ce soit. S’en était-il seulement rendu compte, dans son discours enflammé ? Et cette histoire d’empoisonnement des souterrains… Un petit silence se prolongea alors que, les sourcils froncés, pianotant sur la table, Reno achevait d’encaisser ce flux d’informations qu’il venait de recevoir. C’était pour cette raison que le blond était un bon informateur : il n’était pas avare en paroles et en précisions. Il disait tout ce qui lui passait par la tête.

-Tu sembles y avoir réfléchi pendant un bon moment, pour me sortir tout ça d’un seul coup, sans hésiter… souffla-t-il, pensif.

Son compagnon de table regardait encore cette maudite plante bleue qui n’avait plus rien d’amusant, et ressemblait désormais à l’annonciatrice de quelque chose de terrible. Alors que le jeune homme reposait son verre, semblait légèrement fébrile, une nouvelle grimace entraina celle de l’ainé. Sous ses yeux, d’autres spécimens aux couleurs tout aussi anormales.

Il soutint sans peine les yeux vairons qui venaient de se planter dans les siens. Son sérieux n’égalait que celui de le hacker. Rien dans cette conversation ne donnait envie de plaisanter, ou de rester guilleret, et la façon qu’eut Solo de craquer ses doigts fit grincer des dents au rouquin. Le constat qu’il craignait allait sortir d’une minute à l’autre et il n’était pas certain de vouloir l’entendre. Et en effet, il tomba, et le fit profondément soupirer.

-Si les choses continuent de s’accélérer, je crains le pire. Rien de bon n’arrive à cette ville. A ce monde. Pour le moment, ce sont de simples couleurs qui changent. Mais qui nous dit que ces plantes ne seront pas bientôt mortelles ? Que ça ne va pas s’étendre sur les plantations saines ? J’ai eu vent du fait que les plantes commencent toutes à mourir, et que ça s’amplifie. Si la planète commence à se changer en désert, je ne donne pas cher de nos peaux.

Lui aussi commençait à s’agiter. Sa jambe tressautait sous la table, et il se retenait de se mordre la lèvre sans cesse. Il ne voyait d’issues nulle part. Ils pouvaient bien se faire la guerre, affronter des Armes, des incarnés, compter sur Avalanche ou n’importe qui, mais si la Planète leur tournait le dos les choses ne pouvaient décemment pas s’améliorer. Il eut un regard contrarié vers Solo, et finit par lâcher avec un cynisme qu’il employait avec un ton particulièrement désagréable :

-Butés par des plantes vertes, ce serait bien con.

Il se reprit bien vite, malgré ce petit commentaire acerbe, car il ne souhaitait pas non plus faire fuir cette mine d’or que représentait Solo. Hacker et herboriste, quelle autre corde pouvait-il bien avoir à son arc ? Il coula un regard empreint d’émotions bien différentes et contradictoires, et pourtant flamboyant. Quoi qu’il en dise, il n’irait jamais se morfondre, que le monde court à sa perte ou non.

-Ces histoires se répètent sans arrêt. Je vais finir par croire que la Rivière de la Vie elle-même nous en veut. Mais ce n’est que le revers de la médaille. Si nous n’avions pas commencé à jouer avec la nature, peut-être que les choses auraient été différentes… commença-t-il avec amertume, C’est en parti de notre faute. La Shinra, les Turks, les laboratoires, et ces histoires de mako. Il a suffi qu’on lance l’engrenage et regarde, y’a une catastrophe chaque année !

Il n’était pas dans ses habitudes de ressortir ces propos qu’il avait tenu à Rude, à quelques mots près, lors des accidents provoqués par Cauchemar Junior. Pourtant, Solo le mettait suffisamment à l’aise pour qu’il ne se contente pas seulement de lui laisser voir le Turk qu’il était. Mais juste un peu. Il ne fallait pas s’attendre à de grands débordements de sa part, par avec un presque étranger. D’ailleurs, il s’empressa de faire dévier le sujet, l’air de rien.

-Je ne te savais pas experts de la faune en plus du piratage, d’où ça te vient cette manie de ramasser des feuilles ?


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Dernière édition par Reno le Dim 27 Aoû - 21:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Jeu 24 Aoû - 17:05


« I don't know everything, I just know what I know. »



Pendant qu’il déballait ses idées, Reno n’avait pas fait un bruit. Tant mieux, cela lui avait permis de finir son raisonnement sans encombre.

Le Turk avait raison : il travaillait sur ces phénomènes depuis plusieurs semaines déjà. Il allait et venait dans la forêt, ne se souciant absolument pas de ce que les gens pouvaient penser. Il observait, prenait des notes, échantillonnait, émettait des hypothèses, en rayait certaines, en gardait d’autres, recommençait, parfois. Il ne faisait jamais de pause, son cerveau ne lui offrant jamais un tel luxe. Toujours il carburait, réfléchissait à des solutions, et ce jusqu'à se taper des migraines insupportables. Ses insomnies n'amélioraient jamais les choses. Mais cela ne le dérangeait plus, car le sentiment de satisfaction qui s'emparait de lui lorsqu'il parvenait à d'importantes déductions était comme une drogue pour lui. Cher, difficile à obtenir, mais incroyablement agréable.

Il écouta son aîné répondre au sombre verdict qu'il lui avait donné, et nota la rumeur qu'il lui offrit. Ainsi, lui aussi avait entendu cette sombre histoire qui racontait que des récoltes et des plantes dépérissaient. Ce qu'il craignait avait donc de fortes chances d'avoir déjà commencé à prendre une certaine ampleur. Et lui aussi, si aucune solution n'était trouvée pour enrayer le phénomène, ne donnait pas cher de leur peau. Ils avaient déjà été bien embêtés après que les régions autour de Midgar ne soient devenues que peu praticables, notamment après les récents évènements. Que feraient-ils si la planète entière mourrait ?

Il laissa un petit sourire en coin étirer ses lèvres à la réplique cynique du Turk. Mais ce sourire était crispé, beaucoup trop, si bien qu'il était sûr qu'il ressemblait plus à une grimace qu'autre chose. La situation était sérieuse et désagréablement tendue, bien différente du début de leur conversation. Même l'humour avait du mal à se frayer un chemin à travers le mur de cette horrible réalité. Celle-ci se pavanait sous leurs yeux, dansait et riait d'un air sadique sans qu'ils ne puissent rien faire pour la faire taire. La frustration qui en découlait était désagréablement tenace. Parce-qu'il savait que si ses talents d'informateur, de fouineur et de hacker servaient à avoir un grand champ de vision sur l'avancée des choses, individuellement, il n'était pas très utile. Renseigner ceux qui avaient de l'influence dans leur société et suggérer des solutions était tout ce qu'il pouvait faire.

Il croisa le regard rempli d'émotions de Reno, et son estomac se noua. Le Turk, bien qu'habituellement détendu et nonchalant en apparence, prenait ces choses extrêmement à coeur. L'entendre blâmer la ShinRa et ses collègues lui était difficile.

Car il le savait : son aîné prenait la faute sur ses épaules autant qu'il la mettait sur celle des autres. Et il savait aussi qu'il ne mentait pas sur ses émotions. Il avait déjà vu des Turks simuler des émotions, et il connaissait l'étincelle qui brillait dans leurs yeux à ces moments là. Sauf que les prunelles azur de son vis-à-vis ne brillaient pas de la même manière. Sur le coup, il ne sut pas trop quoi répondre. Il n'avait jamais était réellement doué avec les sentiments des autres.

- Tu sais... commença-t-il timidement. C'est vrai que les agissements de la ShinRa ont déclenché un grand nombre de choses. Mais beaucoup d'entre vous n'étaient pas au courant de ce qui se passait derrière le décor... Tu n'as pas à vous blâmer tant que ça. Si je ne me trompe pas, vous, les Turks, vous faîtes ce qu'on vous demande de faire. Et si vous allez parfois fouiner là où vous ne devriez pas, d'importantes mesures sont prises pour vous cacher les secrets les plus noirs. Ces mesures, souvent technologiques, c'est à moi de les traverser. Du point de vue "je sais tout ce qui se tramait derrière les belles paroles", je suis autant fautif que toi. J'aurais pu faire en sorte de tout dévoiler anonymement. Dans le métier, on me surnomme "The Ghost Hacker", ce n'est pas forcément pour rien. Et loin de moi l'envie de le vanter.

Pendant qu'il parlait, il emmêlait et démêlait nerveusement ses doigts. Il se sentait mal de voir Reno ainsi, même s'il ne le connaissait pas forcément bien. Malgré leurs agissements, ils étaient aussi humains l'un que l'autre. Il ne jugeait que rarement sur les apparences ou les actions. Cela pouvait le rendre naïf aux yeux de certains, mais il s'en foutait. Mais il lui fallait bien avouer que, parfois, une sensibilité aussi importante que la sienne -qui pouvait parfois s'avérer vraiment très tenace- ne lui facilitait pas toujours la vie.

- Je pense que tout ceci devait bien arriver un jour ou l'autre. Les Hommes -et pas que la ShinRa, les scientifiques ou autres, mais bien tout le monde-, de par leur simple présence sur cette planète, ne font qu'accélérer les évènements. Certes, c'est grave, mais je suis sûr qu'un jour ou l'autre, il aurait bien fallut que ça sorte.

Il inspira longuement, comme pour refouler tout au fond de lui cette angoisse qui ne faisait que le tourmenter un peu plus à chaque parole. Plus ils parlaient, plus ils prenaient encore plus conscience de la situation critique dans laquelle ils étaient embourbés. Tous, sans aucune exception, savaient ce qui se tramait. Mais ils mettaient tous leurs mauvais sentiments de côté, et vivaient leur vie au jour le jour, refusant de voir ce qui se passait. Le déni était profondément ancré dans la nature humaine, et l'avait toujours était.

- Si tu veux mon avis, la Rivière de La Vie se retourne bel et bien contre nous, mais nous ne sommes pas les seuls fautifs. D'une certaine manière, quelque chose l'empoisonne, est en train de la corrompre. C'est con, hein, mais c'est une sorte de sentiment qui me turlupine depuis un moment déjà. Depuis des années, je me dis que quelque chose est à l'origine de toutes ces merdes. La chute du météore a pour moi été un élément déclencheur. C'est une intuition qui me suit depuis cet évènement.

Il but une dernière gorgée de son jus de fruits, et en commanda rapidement un nouveau auprès de la gérante. Il proposa au passage à son aîné de lui payer quelque chose, histoire de détendre un peu l'atmosphère.
Visiblement, l'autre avait eu une idée similaire, puisqu'il changea soudainement de sujet. Solo s'avoua que cela le soulagea aussi. Un peu plus de cette conversation morbide, et sans doute aurait-il pété un plomb, ou battu en retraite. Cette réalité qui les entourait était lourde pour leurs épaules. Il lâcha un petit rire.

- Je ne fais pas que ça, tu sais. J'entends des rumeurs, je les garde dans un coin de ma tête, et si elles reviennent souvent, je vais enquêter.

Il se garda bien de dévoiler l'existence de sa petite troupe d'enfants qu'il avait pris sous son aile, et qui l'aidaient volontiers en lui rapportant tout ce qui tombaient dans leurs petites oreilles affûtées. Il n'en voyait pas l'intérêt, et même s'il avait confiance en le Turk, il préférait éviter de trop lui en dire. Il connaissait son petit côté maladroit qui lui faisait souvent dire ce qu'il ne devrait pas. De plus, il préférait garder ses petits monstres loin des personnes influentes. Si Reno décidait de les chercher pour leur soutirer quelques infos, d'autres pourraient le savoir. Et s'il savait qu'il ne leur ferait pas de mal, certains de ses collègues pouvaient avoir des méthodes tout aussi différentes.

- Si un jour tu n'as rien à faire, tu n'auras qu'à venir me trouver, et on ira fouiner un peu partout ensemble. Deux cerveaux valent souvent mieux qu'un dans ce genre de recherches, dit-il en retrouvant son habituel air malicieux.



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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Dim 27 Aoû - 20:47


« J’suis en congé… ! »



Les deux s’accordaient visiblement à penser que la situation commençait peu à peu à échapper à leur contrôle. A tous. Il n’y avait effectivement plus de réelle place pour l’humour dans ce qu’ils s’échangeaient, et force était de constater que le Turk comme le Hacker n’étaient pas deux vulgaires boutes en train en permanence, malgré leurs deux caractères plutôt particuliers. Face au regard vairon du plus jeune, celui du rouquin se détourna avec une certaine défiance, ou une bribe de pudeur tout de même. Il n’appréciait pas le fait de se livrer. Solo parlait, parlait, encore, libérait des pensées diverses et confuses, Reno à l’inverse était l’éponge qui accumulait tout, gardait pour lui, et ne laissait filer que des bribes de paroles lorsqu’il le jugeait utile. Certes il était un grand bavard quand l’envie lui prenait, il lui arrivait de faire quelques bourdes mémorables, mais si les gens s’en souvenaient toujours, ils oubliaient en revanches toutes les fois où il l’avait fermée dans diverses situations.

-…Et si vous allez parfois fouiner là où vous ne devriez pas, d'importantes mesures sont prises pour vous cacher les secrets les plus noirs…

Il avait quelque peu décroché durant quelques secondes jusqu’à ce que cette simple bribe de phrase retienne son attention. Il eut un léger haussement de sourcil face à ces propos. Jusqu’où le blond pensait-il qu’ils allaient, en professionnels, dans ces « secrets les plus noirs » ? Reno ne dit rien, tenant sa langue. Le Hacker ne connaissait après tout que les faits cryptés sur les ordinateurs. Que savait-il de ce qui pouvait se dérouler dans l’envers du décor, justement ? Il eut une pensée amère sur le sang qui coulait le long de ses bras, sur les frappes aériennes détruisant des villages entiers pour effacer des traces, sur les heures passées à surveiller la Fleur, sur les souffrances qu’ils infligeaient tous et recevaient en retour. Et il savait, lui. Ils avaient toujours su, chacun d’entre eux à une échelle différente. Pas que le monde se mourait, quoi qu’Avalanche ait semé des angoisses dans leurs cœurs. Ils savaient qu’ils trempaient dans ces secrets dont Solo parlait, si ce n’est certains plus sombres, y étaient toujours étroitement liés. Parce que c’était leur travail, et qu’ils en étaient fiers.

Pourtant il ne fit aucun commentaire, ne changea pas d’attitude. Ce n’était pas à lui de contredire le petit génie du clavier. Parce qu’il préférait encore qu’il s’imagine ce que le Turk pouvait avoir fait de sa vie, mais ne le sache jamais réellement.

-Tu aurais dénoncé quoi que ce soit, et c’est sans doute mon visage que tu aurais vu en dernier, Solo. Tu as bien fait. Parfois, le plus dur, justement, c’est de ne rien faire. Tu es plus utile vivant que mort. Et anonyme ou non, nous t’aurions retrouvé. Des jours, des semaines, des mois plus tard s’il l’avait fallu.

Le Hacker avait ce geste nerveux de jouer avec ses doigts alors qu’il parlait, trahissant lui-même l’ouragan d’émotions et d’idées qui fusaient dans sa tête. Reno pouvait avoir, lui aussi, des gestes comme celui-ci, qui hurlaient son état d’esprit sans qu’il ne le veuille, mais aucun d’aussi flagrant. Non, lui, c’était ses yeux qui le trahissaient, et sa fâcheuse tendance à avoir malencontreusement un visage expressif. Quand à ce qu’il entendait, sur l’accélération des choses à cause de l’Homme, l’aîné ne pouvait qu’acquiescer d’un signe de tête. Que dire d’autre ? C’était un fait. Mais de là à dire que tout serait arrivé d’un jour à l’autre… Il en était moins certain.


- …Depuis des années, je me dis que quelque chose est à l'origine de toutes ces merdes. La chute du météore a pour moi été un élément déclencheur…

Encore une fois, ces paroles eurent un écho étrange dans sa tête. Cette fois ci il ne se contenta pas d’écouter, il enchaina d’un ton las, encore plus lent que ce qu’il pouvait habituellement l’être :

-Le météore, uh ? Tout était en marche bien avant ce foutu météore, et tout l’a encore été bien après. J’ai été sur chaque front, à chaque fois que ton « quelque chose » agissait. J’ignore si c’est en rapport avec ce qui se passe aujourd’hui, mais je n’ose même plus espérer que non.

Il n’alla pas jusqu’à déballer toutes ces histoires de Cauchemar, de Jénova, et de Calamités diverses et variées qui leurs avaient été servies les unes après les autres. Que le jeune le sache ou non, c’était là encore un sujet sur lequel il ne souhaitait décemment pas s’étendre. Trop complexe, trop teinté de morts inutiles et de terreurs encore vives. Il n’était même pas certain de comprendre lui-même tout ce qui s’était mis en marche au sein de la ShinRa et dépassait désormais l’entendement.
A la proposition du jeune, il eut un instant de flottement, soulagé qu’il fasse lui aussi dévier les choses. S’il accepta, il décida de se fier aux goûts de son informateur trop bavard, et se contenta donc d’un jus de fruit. Il n’avait plus l’humeur à l’alcool -ça pouvait lui arriver. Il se fit la réflexion que ce n’était pas déplaisant lorsqu’il goûta la première gorgée, mais l’inverse l’aurait étonné au Septième Ciel. Tifa prenait soin de bien choisir ce qu’elle servait, après tout…

-Les rumeurs sont souvent fondées sur un évènement, tu fais bien de t’en soucier… Souffla-t-il avec un brin d’amusement.

N’était-il pas le champion toutes catégories des ragots, potins, rumeurs diverses ? Il ne pouvait que comprendre le blond. Quand à enquêter… Il fallait vraiment que Reno s’y intéresse, à la fameuse rumeur, pour qu’il daigne chercher par lui-même. Il attendait généralement l’ordre du patron avant de faire quoi que ce soit. Quel intérêt de faire un travail gratuitement quand on peut être payé pour le faire quelques jours plus tard ? Peut-être était-il un peu vénal, en effet. Solo était en revanche bien confiant quant au fait qu’il ne ferait pas de mal à ses petits oiseaux, si ordre il y avait, exécution il y aurait. Mais cela, le rouquin ne le saurait bien entendu jamais.

-Tu ne me payes pas pour fouiner, je te rappelle… Qu’est-ce qui te dis que je me fatiguerai à venir ? Le taquina-t-il, le ton plus léger : Et contrairement à certains hackers travaillant sous leurs propres ordres, je n’ai jamais « rien à faire ». La paperasse ne pardonne pas, les rapports non plus, et Tseng trouvera toujours moyen de me démontrer que je dois lui faire son café.

Il retrouva un fin sourire, le plus lourd du sujet étant passé, et se laissa aller à contempler les gens qui les entouraient. Cette légère naïveté l’amusait autant qu’elle l’inquiétait. Solo n’était pas idiot, mais avec le temps… Oh, sans doute devait-il devenir assez malléable si l’on était futé. Reno n’avait -dans l’immédiat- aucune raison d’en profiter et il doutait de le faire un jour. Il lâcha un soupir, rieur, et reposa ses prunelles claires sur son vis-à-vis.

-Mais soit. Un jour, éventuellement, nos enquêtes pourraient se recouper, et je t’aiderai sans attendre un chèque…

Il vida une partie de son verre en songeant que c’était, au final, vraiment bon, mais aussi qu’il devrait lui rendre la pareil à l’occasion. Aux suites d’une séance à « fouiner » comme se plaisait à dire le blond, sans doute.

-Quant aux deux cerveaux, c’est parfois mieux, parfois pire, si tu savais. Y aller seul en suivant son instinct, parfois ça marche aussi. C’est plus discret, y’a des situations où ça peut aider… Mais avoir une clef qui ouvre toutes les portes sécurisées, c’est bien aussi, ajouta-t-il avec un ton pensif.

Ses yeux s’emplirent de malice à ces mots. Il ne savait de Solo que ce qu’il leur avait montré lorsqu’ils s’étaient retrouvés dans le même pétrin. Il avait le sentiment tenace que ses talents dépassaient encore ces compétences qu’ils avaient pu entrapercevoir. Quel bon hacker montrerait toutes ses cartes et ses armes sans ciller ? Il se fit alors la réflexion que Reanbell et son foutu poker commençaient à déteindre sur lui, pour qu’il en vienne à penser à des cartes. Des fichues cartes qui n’avaient rien à faire dans la situation.



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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Mar 29 Aoû - 18:15


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Tandis qu'il parlait, le Turk le coupait à certains endroits pour ajuster ses mots. Il l'écoutait attentivement, même s'il était conscient que l'autre devait bien décrocher de temps en temps. Lorsqu'il évoqua le fait que tous leurs malheurs avaient commencé bien avant la chute du météore, il se souvint, entre autres, de la trahison du Général Sephiroth qui avait fait les gros titres des journaux. Malheureusement, il était encore jeune à cette époque, si bien que ses souvenirs étaient assez flous. Il ne put donc que hocher la tête à ces propos. Il sentait cependant que son aîné lui épargnait des détails qu'il aurait sans doute bien voulu connaître, même s'ils n'étaient pas forcément très jolis à entendre.

Il remercia Tifa d'un petit sourire lorsqu'elle leur servit leurs boissons et régla l'addition. Il n'y avait aucun doute, la jeune femme choisissait avec soin ce qu'elle servait à ses clients. Il n'avait jamais bu un jus d'orange aussi bon ailleurs que chez elle. La première fois qu'il avait passé le pas de la porte du bar, il s'était installé au comptoir, et avait observé avec les yeux d'un enfant la gérante lui préparer sa commande. Ce jour là, il avait décidé qu'il n'irait plus qu'ici lorsqu'il voudrait se détendre dans un bar.

- Les rumeurs sont souvent fondées sur un évènement, tu fais bien de t'en soucier...

Solo sourit. Venant de son aîné, de telles paroles étaient loin de l'étonner. Après tout, c'était bien avec lui qu'il avait échangé plein de petites informations plus ou moins importantes. Il avait vite comprit, en l'observant faire, que le rouquin était passé maître dans l'art de récolter des ragots. Mais quel Turk ne l'était pas ? Toujours était-il que l'autre avait un niveau au-dessus des autres. C'était ce qui lui avait plu chez cet homme. D'un certain côté, ils se ressemblaient un peu, en bon petits fouineurs. De l'autre, ils vivaient dans deux univers complètement différents.

Il détourna un instant les yeux de son interlocuteur pour observer les clients du bar. Tous étaient des personnes banales. Rien de particulier n'attira son regard. Il lui sembla que Reno et lui étaient les seules notes d'étrange dans ce lieu. Certes, cela pouvait sembler égoïste, mais personne d'autre n'avait les yeux ou les cheveux d'une étrange couleur, ou encore un physique enfantin comme Reanbell. Pourtant, Midgar avait son lot de bizarreries. Sans doute avaient-elles décidé de ne pas sortir. Le temps était quelque peu maussade, cela pouvait jouer. Il y avait des jours, comme ça...

Il entendit le Turk reprendre la parole, et concentra de nouveau son attention sur lui. Il avait retrouvé son habituelle expression blasée qui le caractérisait tant. Certains la trouvaient froide et n'osaient pas s'approcher, d'autres pensaient qu'il était dépressif, d'autres pensaient mais ne disaient rien. Il savait cependant que son étrange apparence attirait les regards.

Lorsque son interlocuteur mentionna son "temps libre", une étincelle de malice se ralluma dans ses yeux, et un petit sourire vint étirer le coin de ses lèvres. Certes, en tant que hacker, il n'avait pas toujours du travail, mais il était assez bien payé pour vivre très convenablement. Cependant, lorsqu'il avait du temps pour lui, il le passait le plus souvent à enquêter ou s'occuper des orphelins. Il courait toujours à droite à gauche, ne s'arrêtait jamais de fouiner, noter, conclure, rayer, recommencer, de nuit comme de jour. Les rouages de son cerveau ne cessaient jamais de tourner à plein régime. Il se souvint d'une période où il passait ses journées à rechercher des gamins disparus, quand les Géostigmates avaient commencé à poser des problèmes. Les mômes se faisaient enlever, si bien que les autorités avaient fini par s'inquiéter. Dans ce genre de moments, il ne considérait jamais qu'il avait du temps libre. Il but une gorgée de jus d'orange et s'affala sur sa chaise, un bras derrière le dossier.

- Détrompe-toi, chez moi, il y a peu de temps où je n'ai rien à faire. Quant à ton chef, tu n'as qu'à lui offrir une machine à café à Noël ou pour son anniversaire. Lance-lui un regard innocent, le message passera.

Il avait, lui aussi, reprit un air taquin. La part sombre de leur discussion avait été mise de côté, il se torturerait avec plus tard si son satané cerveau en avait l'envie. Il regarda le rouquin observer les clients comme lui l'avait fait un peu plus tôt. Que pouvait-il bien se passer, dans cette petite caboche de Turk ? Que pensait-il ? Son regard se perdit dans le vide tandis que ses pensées prenaient la place de la réalité. Son verre tenait en équilibre au bout de ses doigts, sa jambe tressautait lentement sous la table. L'autre devait sans aucun doute avoir des pensées de Turk, point barre. C'était la conclusion qu'il avait choisie, et pourtant, il ne put s'empêcher d'essayer de penser comme lui. C'était impossible, bien sûr, personne ne pouvait penser comme un mercenaire travaillant pour Shinra tant qu'il n'avait pas mis les pieds dans son monde. C'est ce qu'il se dit en tournant les yeux vers le ciel sombre de Midgar.

Il l'entendit vaguement dire qu'un seul cerveau pouvait être bien plus pratique que deux dans une enquête, mais il s'était tellement perdu dans son petit univers que ces paroles ne montèrent pas jusqu'à son cerveau. Du moins ne semblèrent-elles pas avoir une grande importance, si bien qu'il ne lâcha qu'un simple "hm" léger en guise de réponse. La tête penchée sur le côté, le regard perdu dans les nuages, il réfléchissait, se faisant craquer le pouce. Il se demandait à quoi pouvait bien ressembler l'univers des Turks, de Rufus Shinra, des soldats de Deepround aussi, parce-qu'il se doutait bien que quelques membres de cette organisation avaient survécu. Tous ces quotidiens étaient grandement différent du sien. Lui était hacker, enquêteur à son propre compte, mercenaire aussi, parce-que parfois il était payé pour avoir un rôle dans une enquête.

Son esprit sautait tellement d'idée en idée qu'il finit par se demander à quoi pouvait bien ressembler le quotidien de Floppy, cette petite créature verte ressemblant à un mélange entre un Carbuncle et une loutre - à moins que ce ne soit une belette ? -, aux oreilles et pattes violettes, rayée de noir et ayant un pompon en guise de bout de queue qu'il avait décidé d'adopter alors qu'il l'avait laissé rentrer chez lui après qu'il se soit aplati sur sa fenêtre et mis à le fixer bizarrement. Que faisait ce petit truc, lorsqu'il ne le voyait pas ? De temps en temps, chez lui, il entendait des "Pih !" venant d'une autre pièce, parfois il le voyait passer sur une étagère, et alors il comprenait qu'il allait lui sauter dessus, se manquer, et lui atterrir dans la gueule. Mais il y avait des moments où il n'était pas chez lui, et il ne savait pas ce qu'il faisait. Sans doute essayait-il d'avaler des fruits trop gros pour lui tout rond. Ou alors était-il en train de le chercher ?

Il se souvint de ce jour où il était en train de récolter des informations sur une enquête quelconque, à l'autre bout de la ville. Il était en train d'interroger un jeune couple quand il avait sentit un poids s'abattre sur sa tête. C'est lorsqu'il avait entendu ce petit cri si particulier et vu le regard émerveillé de ses interlocuteurs qu'il avait compris qu'il avait un Floppy sur la tête. Bizarrement, cette petite chose avait grandement facilité ses échanges, et il était même rentré chez lui avec une corbeille de fruits frais qu'une vieille dame lui avait offerte lorsqu'elle avait vu la petite créature baver - presque littéralement - en regardant les arbres fruitiers de son jardin.

Il s'était toujours demandé comment il avait fait pour le retrouver alors qu'il était à l'opposé de chez lui. Plusieurs hypothèses étaient venues à lui. Soit Floppy avait avalé un détecteur à Solo, soit il avait un flair extrêmement développé qui l'avait permis de suivre sa trace à travers les rues qui les séparaient. Ou encore, peut-être leurs destins étaient-ils liés. Cela aurait été une bonne justification pour le moment où le truc lui avait fait une belle frayeur en s'écrasant sur sa vitre dans un "BONK" retentissant. Il l'avait suivi plusieurs fois alors qu'il n'était pas chez lui, même au supermarché. D'ailleurs, cela ne l'aurait même pas étonné si Floppy décidait de se pointer sur la table pile à ce moment là.

Le jeune homme sortit soudainement de ses pensées, et s'excusa auprès de Reno. Cela devait faire bien deux bonnes minutes qu'il réfléchissait sans lui donner aucune réponse. Il passa une main dans ses cheveux, un peu gêné.

- Désolé, dit-il, j'ai vraiment la fâcheuse tendance à me perdre dans mes pensées d'un seul coup.

Il finit son jus de fruits qui, au fil de la discussion, avait un peu tiédit, puis regarda l'heure. L'après-midi était assez avancée, et il ne savait pas avec quoi il allait s'occuper pour la suite. Il avait envie de faire un break avec ses investigations, ne serait-ce que pour la soirée. Il regarda Reno. S'il était là, avec lui, c'était qu'il n'avait rien à faire non plus puisqu'il n'avait pas reçu d'ordre. Aussi eut-il une idée.

- Ça te dit d'aller se balader un peu dans la ville avant de se quitter ?

Clair, net, précis. Il n'avait pas besoin de s'embarrasser avec une proposition compliquée, et le ton employé faisait bien comprendre qu'il était complètement détendu. Avec cette promenade, il espérait pouvoir encore un peu oublier les problèmes qui leurs pendaient au-dessus de la tête quotidiennement, comme une épée de Damoclès, et le Turk était de bonne compagnie. Alors pourquoi pas ?


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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Lun 4 Sep - 0:14


« J’suis en congé… ! »



Machine à café, machine à café… C’est qu’ils en avaient déjà une, de machine, mais qu’il fallait bien quelqu’un pour se traîner jusqu’à elle et la faire fonctionner ! Et à qui la tâche revenait-elle ? Tout juste. A Reno. En revanche il songea soudain à investir dans des roulettes, sur un malentendu pousser ladite machine jusqu’au chef d’un coup de pied vigoureux passerait comme une lettre à la poste. Regard innocent ou non, sur ces belles pensées, il comprit bien vite que son destin était scellé, il continuerait à hurler dans les bureaux pour savoir qui désirait combien de sucre. Quant au fait que le hacker ne dispose que de peu de temps libre, il consentait à le croire sur parole. Parce que Solo n’était pas le genre de personne à bailler aux corneilles -contrairement à certains-, et qu’il se doutait que le jeune homme s’imposait lui-même un travail considérable entre deux cyber-braquages ou quoi que ce soit d’autre. Ces feuilles n’étaient après tout pas venues se coller seules dans ce carnet trop plein !

Il eut vite l’impression que le blond décrochait, et ce fut bien le cas. Il le voyait dériver, phénomène aussi fascinant que désespérant. Un jour il raterait quelque chose d’important, à force de se laisser aller à ses réflexions intérieures. Fort heureusement ce ne fut pas le cas cette fois-ci. Outre le regard vide, le Turk avisa bien vite la jambe qui remuait compulsivement, et le verre funambule qui tenait par il ne savait quel miracle au bout de sa main. Les yeux vairons se détournèrent vite sur le ciel, toujours aussi triste, morne, et gris, et le roux ne put que sourire en coin de façon railleuse lorsqu’un « Hm » ou deux ponctuèrent ses paroles. Voilà bien quelque chose que le plus jeune se devait d’apprendre : faire mine d’écouter de façon plus convaincante.

Il le laissa en paix pendant ces quelques minutes de silence, car il n’avait rien à ajouter, et pas grand intérêt à troubler le hacker. Il se contentait de siroter sa boisson, et écouter craquer les doigts de son compagnon de table qui penchait la tête à se l’en décrocher. En fait, il le laissa couler dans son petit monde sous son œil scrutateur, car il ne pouvait s’empêcher de le scruter, en biais, avec un air trop calculateur pour être innocent. Déformation professionnelle, sans doute, il ne pouvait s’empêcher de détailler les gens, fussent-ils ses amis ou ses connaissances. Plus il en savait, plus il pouvait être efficace et savoir gérer diverses situations… A supposer qu’il se retrouve un jour dans l’obligation de se rappeler de tous ces insignifiants détails qu’il refourguerait au fond de son cerveau le soir même.
Miracle, le blond sembla soudain s’animer, et le Turk détourna aisément les yeux, comme s’il n’avait pas passé les dernières minutes à le fixer en chien de faïence. Quelques excuses virent le jour, qu’il balaya d’un geste de main amusé.

-Y’a pas mort d’homme… Pas encore du moins. Mais la sensation de parler à un mur est assez amusante. Entre Rude et toi, je commence à avoir l’habitude.

La réflexion était pertinente, mais si Solo avait seulement de petites périodes de flottement lorsqu’il débattait avec son lui intérieur, avec son collègue, c’était une toute autre histoire. Dire que Reno était habitué à parler seul n’était même plus utile à préciser. Mais Rude, lui, au moins, il écoutait, qualité non négligeable. Son verre était déjà vide, et fut vite rejoint par son jumeau. A la proposition de Solo, il fit mine d’hésiter, avant de rouler des yeux. Il se leva d’un geste vif, et lui offrit un sourire empreint d’amusement.

-Avec plaisir, écoute… C’est toujours mieux que de ne rien faire.

Contrairement aux apparences, lui qui passait pour le champion des congés, il fallait toutefois admettre que le travail restait sa drogue. Trop longtemps au calme, il devenait irritable, et ennuyé par tout. Il posa un pourboire plutôt généreux sur la table, autant parce qu’il était d’humeur que pour devancer Solo. Il appréciait de se faire payer des verres, mais abuser de l’invitation ne le tentait pas. Pour l’instant. Ce qu’il n’avait pas dépensé en boisson finit donc soigneusement sur la table, et il s’éloignait déjà, les mains enfoncées dans les poches. C’était au jeune de suivre, et clairement pas à lui de ralentir la cadence !


Ils se retrouvèrent donc à arpenter les rues sans grand but. Avec une autre personne, il aurait sûrement fini par dévier vers un autre bar, mais Solo ne buvant pas, c’était peine perdue. Aussi se contentait-il de marcher, sans vraiment parler, les yeux allant et venant d’un coin à l’autre de ces endroits qu’il connaissait si bien. Le silence en revanche n’était pas dérangeant. Il ne l’était jamais quand le blond était impliqué, ou Rude, ou toute autre personne capable de partir ailleurs en une fraction de seconde, ou aillant pour habitude de ne parler que très peu. Coulant un regard curieux vers son ami -n’ayons pas peur des mots, c’était bien un ami, en quelques sortes-, il se demanda à quoi il pouvait bien encore penser. Son cerveau avait-il seulement un moment d’arrêt ou tournait-il toujours à plein régime ?

Il ne fallut que quelques minutes pour que le Turk sorte son paquet de cigarettes, et à peine quelques secondes pour que l’une d’elles se retrouve allumée et coincée entre ses lèvres. Sans un mot, il en proposa au plus jeune, d’un geste, tout en sachant au fond qu’il n’en voudrait sûrement pas. Sa supposition se confirma bien vite, et il eut la décence de s’écarter un peu de lui pour ne pas qu’il ait à supporter l’odeur du tabac et de la fumée. Il tirait une latte, tranquillement, la sensation agréable se diffusant dans ses poumons, lorsque son regard fut attiré par une petite tâche crème qui venait dans leur direction. Une gamine. Elle était seule, et il lui sembla qu’elle allait les contourner jusqu’au moment où elle se planta devant le blond, non sans l’avoir évité de très loin. Sale gosse.

Ce seul fait aiguisa sa curiosité. Reno ne s’embarrassa pas de parler. Il contemplait simplement, clope aux lèvres, de laisser aller et venir ses yeux de l’un à l’autre. Visiblement ils se connaissaient. Dans sa robe qui avait attiré son attention, et paraissait usée, la petite fille venait d’attraper la main du hacker, et s’il ne voyait pas son visage détourné, son instinct aurait juré que Solo ne voulait pas que le Turk la voie. La voix aigüe de l’enfant parvint jusqu’à lui, et il feignait le désintérêt malgré son regard en coin. Non, le voir ainsi n’était pas rassurant. Ce visage qu’il avait n’était pas celui qui attirait le plus la sympathie, mais le blond devait avoir conscience qu’il ne pouvait pas s’en empêcher.

-Grand frère Solo, y’a du bruit dans les égouts ! C’est bizarre, il faut que tu viennes voir !

Et déjà elle entreprenait de tirer le « grand frère » à sa suite sans plus se soucier du curieux observateur qui se tenait près d’eux. Les enfants et leurs idées… Elle avait parlé d’égouts, il ne devait s’agir que d’un rat, pas de quoi alerter qui que ce soit d’autre que ceux croyant encore aux monstres sous les lits. Elle avait l’air pressée de l’entrainer au plus loin, et surtout au plus loin de lui, comme si une règle tacite existait entre eux. Souriant en coin, alors qu’il emboitait le pas à son camarade, il ne put que laisser filer une réflexion mielleuse :

-Grand frère, uh ?

C’était un peu étrange, inconcevable. La petite était aussi brune que l’autre était blond -oublions la fichue mèche noire-, et seuls ses yeux bleus -ou noisette ? Il avait mal vu- pouvaient éventuellement ressembler à ceux vairons du hacker. Le fait que la petite paraisse l’éviter comme la peste ne parvenait pas à l’ébranler, en revanche, que Solo semble si… Mal à l’aise lui mettait la puce à l’oreille. Car Reno était de ces gens qui sentaient les failles des gens et en profitaient sans vergogne. Un vautour humain en quelque sortes, rôdant jusqu’à son heure. Ces histoires promettaient d’être plus croustillantes qu’une simple promenade, tout compte fait.



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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Ven 8 Sep - 16:20


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Rude... À l'entente de ce nom, le hacker se souvint aisément de l'immense silhouette qui s'était un jour glissé derrière le rouquin alors que les deux s'échangeaient des informations croustillantes. Il l'avait recroisé dans un des nombreux ascenseurs de l'immense Tour ShinRa, alors qu'il se rendait à l'étage où se trouvait le poste qu'on lui avait gentiment attribué. Et comme le disait Reno : ce type était une véritable tombe. Encore pire que lui. Il l'avait simplement renseigné sur le niveau auquel il voulait se rendre, le remerciant et sortant aussi poliment qu'il était entré. Durant le trajet, le seul son qui était passé entre eux était celui des mécanismes de l'appareil - et peut-être celui du vol d'une mouche, mais ça, il n'en était pas sûr. Solo devait bien l'avouer : même lui, qui appréciait le silence à sa juste valeur, s'était un instant senti ridicule et désappointé face au mutisme de la montagne qu'était ce Turk. Il en avait gardé un étrange souvenir.

Il était vrai que lorsqu'il se perdait dans ses pensées, il n'essayait même plus de faire genre qu'il écoutait les paroles de son interlocuteur. Comme l'avait si bien dit son compagnon de table, il devenait un véritable mur. Tout semblait devenir flou autour de lui, si bien qu'il pouvait parfois avoir une illumination sur le sujet auquel il pensait, et lâcher un mot n'ayant rapport avec la conversation. Et lui, il était à l'ouest. Heureusement qu'en général, il était seul lorsque cela arrivait. Partir aussi loin dans une exploration "auto-spirituelle" pouvait être dangereux.

Il regarda le Turk se lever vivement et déposer un généreux pourboire sur leur table. Il décida d'en faire de même, laissant la petite monnaie qui lui avait été remboursée, et appela Tifa pour lui signaler leur départ. Le jeune femme lui sourit en s'approchant, et il partit à la suite du rouquin après un léger signe de tête. Il lui était déjà arrivé de voir un homme tenter de voler son pourboire à une serveuse. Depuis, il prenait bien soin d'alerter son amie pour lui montrer les pièces qu'il laissait pour qu'elle vienne rapidement les prendre. Elle était une personne exceptionnelle, comme on en voyait peu à Midgar, aussi détestait-il l'idée de ne pas la remercier pour ses efforts.

Il sortit du bar et alla se placer au niveau de son désormais compagnon de promenade. Sur le coup, sa propre idée lui avait paru un peu naïve, mais une balade n'avait jamais tué personne. Enfin, presque. Il était à peu près sûr de n'avoir aucun contrat sur sa tête, du moins, aucun qui soit entre les mains de Reno, aussi ne s'inquiéta-t-il pas trop. À moins que quelqu'un ait déjà succombé à une overdose de détente ?
...
Décidément, prendre trois ou quatre verres de jus de fruits bien vitaminés n'étaient pas toujours une bonne idée, surtout avec un cerveau hyperactif comme le sien.

Le silence qui s'installa rapidement entre eux ne le dérangea nullement, bien au contraire. Il était, en quelque sorte, apaisant. Du coin de l'oeil, il vit le Turk sortir un petit paquet de cigarettes, et refusa celle qu'il lui mit poliment à portée de main. Solo fumait autant qu'il buvait, autant dire jamais. Depuis le décès de son père, il s'était fait la promesse de ne jamais toucher à de telles saloperies. Étrangement, lorsqu'il avait essayé de goûter un peu de champagne quelques années plus tard, il avait trouvé ça tellement dégueulasse qu'il avait eu des difficultés à déglutir. Il n'avait plus jamais touché à un verre d'alcool depuis.

Il fut reconnaissant envers son... ami ? Oui, disons ça. Il lui fut donc reconnaissant lorsqu'il eut la décence de s'éloigner pour lui épargner le mur olfactif horriblement âcre de la fumée. En tant que non-fumeur, l'odeur de la cigarette lui rendait l'air quasiment irrespirable, et ce n'était pas souvent qu'il voyait un tel respect envers ceux qui ne touchaient pas à la nicotine, même si c'était un geste minime. Aussi l'apprécia-t-il à sa juste valeur.

Il se passa quelques secondes avant qu'il ne remarque une petite fille courir droit vers eux. De loin, sa silhouette lui paraissait familière. De petite taille, elle avait des cheveux bruns mal coiffés, et ce ne fut que lorsqu'elle s'approcha un peu plus qu'il reconnu ce visage rond et ces grands yeux bleus. Cette petite fille n'était autre que Lilas. Elle était l'une des membres de la clique qu'il avait prise sous son aile, et tenait son nom des jolis reflets violets qui pouvaient parfois scintiller dans ses iris. Elle contourna Reno d'une manière plutôt comique, obéissant au jeune homme qui leur avait strictement interdit de trop s'approcher des inconnus. Question de sécurité.
La fillette se planta devant lui et lui tira la main, le forçant à s'accroupir pour se mettre à sa hauteur.

Il la fit se décaler de quelques pas, instinctivement, comme pour la cacher aux yeux du Turk. Pourtant, il était déjà trop tard, il le savait bien. Mais il avait bien demandé aux mômes de ne pas s'approcher de lui lorsqu'il était avec quelqu'un. S'il n'avait pas un tant soit peu confiance en Reno, il l'aurait prestement renvoyée avec les autres. Après tout, il aurait pu se trouver avec quelqu'un de dangereux pour eux qu'il cherchait à coincer. D'ailleurs, que faisait-elle seule ? Elle était une petite fille, et faisait partie des plus jeunes de la bande. Pourquoi un plus grand ne l'accompagnait-il pas ? Certains allaient avoir de ses nouvelles.

- Grand-frère Solo, y'a du bruit dans les égouts ! C'est bizarre, il faut que tu viennes voir !

Il eut à peine le temps de se redresser qu'elle lui arrachait déjà presque les doigts pour qu'il la suive. Il soupira. Il allait falloir refaire un briefing à ces garnements au sujet des règles de sécurité. Comme la discrétion, par exemple. Il se résigna à lui emboîter le pas, sans réellement prendre la peine de faire un signe au rouquin. Il savait qu'il avait tout écouté, et qu'en tant que Turk et collectionneur de ragots, cela aurait sans doute été un crime pour son image de ne pas venir avec lui.

- "Grand-frère", uh ?

Qu'est-ce-qu'il disait ? Le ton mielleux de Reno n'avait réussi qu'à lui arracher un soupir blasé. Il avait prévu de ne pas lui parler des gosses, mais le mal était fait, et il ne pouvait à présent plus revenir en arrière. Contourner le sujet n'aurait fait qu'attiser encore plus sa curiosité. Si le Turk devait avoir un animal totem, Solo était persuadé qu'il aurait s'agit d'une jolie petite fouine. De véritables petits diables cachés sous la fourrure d'un petit être angélique. Aussi décida-t-il de lui expliquer rapidement la raison pour laquelle cette gamine -qui ne lui ressemblait absolument pas- l'appelait ainsi.

- Après la destruction du Secteur 7, j'avais pris l'habitude de vagabonder dans les ruines. J'ai trouvé un groupe d'enfants ayant survécu à l'effondrement de leur orphelinat. Ils étaient dans un sale état, j'ai pas eu le coeur de les abandonner. ( Il haussa les épaules. ) Alors j'ai décidé de leur construire un abri et de m'occuper d'eux. Depuis, ils me voient comme leur grand-frère.

Il omit volontairement de lui dire qu'il avait vécu dans cet orphelinat, et que la raison pour laquelle il errait dans le Secteur 7 à ce moment là était la présence des ruines de son ancienne maison. Ces endroits étaient en quelque sorte les vestiges de son enfance. Il espérait seulement que Lilas ne ramène pas les souvenirs de ses années passée à l'orphelinat sur le tapis. Il ne voulait pas parler de son passé. Mais la fillette semblait beaucoup trop préoccupée à le tirer vers l'entrée des égouts, non loin de leur planque, pour écouter ce qu'il disait.

Il se demanda d'ailleurs si les mômes n'avaient pas exagéré l'affaire pour laquelle elle était venue le chercher. Les canalisations grouillaient de rats et créatures en tout genre, entendre des bruits n'était vraiment pas chose rare. Peut-être avaient-il vu quelque chose, ou quelqu'un même, rôder autour de la zone, ce qui les aurait menés à penser que c'était la cause de ces bruits. Il espérait seulement qu'il n'allait pas perdre son temps. Quoique Reno avait l'air plutôt intéressé, comme le montrait l'étincelle de curiosité qui dansait dans ses yeux aigue-marine.


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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Dim 10 Sep - 13:33


« J’suis en congé… ! »



Le Turk ne se priva en aucun cas de suivre les deux autres, qui marchaient d’un pas dynamique, quoi que ralenti par les petites jambes de la gamine. Au soupir du Hacker, il ne répondit que par un sourire en coin des plus sournois. Tout cela lui plaisait plus que des herbes, bien qu’il ait déjà eut son lot d’indices durant leur conversation. L’enfant ne paraissait pas être… Normale. Dans cette attitude, ce comportement, ces habits qui ne trompaient personne, il reconnaissait une petite des rues. Il ne pouvait passer à côté de ce détail, trop flagrant pour tous, trop flagrant pour lui. N’en avait-il pas été un, après tout, voilà bien longtemps ? Plus agressif, sans doute, moins doux que cette enfant, mais il connaissait tout cela.

Aussi ne fût-il pas surpris par les explications auxquelles se livra le blond, sans cesser sa marche. Comme il savait où aller à en juger de ses pas assurés, Reno ne se soucia pas tellement de réfléchir à la destination. L’évocation de ce fichu secteur 7 le rendit reconnaissant de s’être quelque peu laissé distancer, Solo ne pût donc pas apercevoir le léger rictus amer qui traversa son visage l’espace de quelques secondes. Chaque fois qu’il pensait s’en débarrasser, ce fait lui revenait sur le dos. Devait-il en entendre parler toute sa vie, bon sang ? Le jeune homme disait avoir retrouvé des enfants, des chanceux, des miraculés, mais le rouquin n’était pas dupe. La quantité de morts était glaçante. Des enfants, des vieillards, des hommes, des femmes. Un instant, il s’imagina ce que cette fillette serait devenue dans les décombres si son « grand frère » n’était pas venu la récupérer.

Les quelques phrases qu’avait lâché le hacker venaient en revanche de lui indiquer plus ou moins l’endroit où ils se rendaient. Un abri, ou du moins à proximité. Quel cœur d’or. Reno n’était pas de ces gens qui se serait soucié des orphelins. Il était trop occupé. Trop lassé, pas assez impliqué dans ces histoires. Voilà pourquoi le monde avait besoin de gens comme Solo. Pour reconstruire ce que les gens comme le Turk détruisait. Ramasser les âmes éplorées, échouées çà et là, et espérer leur rendre goût à la vie.

-Un geste honorable… Combien tu en récupères, au juste, de ces mioches ?

Il ne savait quelle réponse il préfèrerait. Un nombre dérisoire, au risque de savoir tous les autres orphelins morts, ou suffisamment pour commencer à s’en soucier vraiment. Vint vite un moment ou la gamine accéléra le pas, et Reno aurait juré qu’elle aurait pu arracher le bras du blond pour peu qu’elle ait eut plus de force. C’était en partie pour ça qu’il n’aimait pas les petits. Ils étaient trop… Petits. De toute façon, il leur faisait peur pour une raison inexpliquée. Ou du moins les intimidait-il suffisamment pour qu’ils ne l’approchent guère.

Ils approchaient de ces égouts, et la fouine qu’il était commença à se focaliser sur les alentours. L’entrée des égouts n’était plus qu’à quelques mètres, et l’enfant piaillait aux pieds de Solo. Il ne fit pas mine de s’y attarder, car autre chose retint son attention. Il les sentait plus qu’il ne les voyait, mais… Dans les recoins, tous ces regards intrigués ne pouvaient pas passer inaperçue. Des enfants, encore, disséminés non loin et sans doute attirés par l’arrivée de leur protecteur et les paroles incessantes de la fillette. Il n’aurait su dire le nombre, car ils n’approchaient pas plus. Ils étaient farouches de nature, ou alors le hacker avait bien fait son travail et ils ne se fiaient plus aux étrangers.
Il rompit la distance qui le séparait de son ami, après s’être débarrassé de son mégot dans une poubelle de passage, et par malice il planta ses yeux clairs sur la petite qui avait cessé de parler. Comme il s’y attendait plus ou moins, elle eut un mouvement de recul, et se cacha en partie derrière la jambe de son sauveur, sous le regard sournois qui la sondait de bas en haut. Amusant. Pas pour elle, mais pour le Turk. Afin d’éviter de s’attirer les foudres de Solo, il ne prolongea cependant pas l’expérience, et c’est les mains dans les poches qu’il orienta son regard vers les égouts.

-J’y crois pas que tu comptes me traîner là-dedans pendant mes congés. Elle t’a dit quoi qui puisse en valoir la peine, ta petite sœur ?

Il ne comptait plus le lâcher avec ça, à présent. Cela pouvait faire un excellent moyen de pression, à l’occasion, comme le lui hurlait son cerveau de bâtard professionnel. Le blond n’eut cependant pas le loisir de répondre, un cri inhumain retentit. Par inhumain, entendez que ce n’était vraiment pas humain, la chose qui l’avait poussé. Aigu, agressif, et assez atypique pour que Reno affiche un visage des plus intrigués.

-C’est quoi cette merde, Solo, encore ?

Il sentit une tape sur son bras, assez inattendue pour lui faire tourner le visage, juste à temps pour voir la gamine -parce qu’en plus d’être bruyante elle frappait maintenant ? - replonger derrière son camarade. Il hésitait entre être outré et la pendre par les pieds à l’entrée de la ruelle en guise de panneau d’avertissement.

-Grand frère dit qu’il faut pas jurer ! C’est pas é-lé-gant !

Il eut la tentation d’aller lui dire de bien aller se faire f-… Teindre en vert, mais le regard du protecteur du hacker, s’il n’était pas noir, lui signalait bien qu’il ferait mieux d’éviter d’enrichir le vocabulaire des sauvageons des rues. Il se contenta donc de grogner légèrement et de faire mine de s’occuper davantage des égouts que de cette enfant qui venait de le couper dans son élan. Elégant. Il lui en ficherait des élégants. Un Turk n’était pas censé être élégant de toute façon. Il jurait s’il le voulait.

-Bon, on y va, ou on prend racines ? J’ai pas toute la soirée !

Vexé ? Pas du tout. Sur ces mots il entreprit de se diriger vers ces égouts hurlants, car les petits sons étranges ponctuaient désormais le calme du lieu. Certains orphelins commencèrent également à pointer le bout de leur nez, mais Reno s’était à son goût beaucoup trop laissé approcher par des gosses pour la journée. Pour la semaine. Pour la vie, même ! Quoi qu’une fois qu’il y eut mis les pieds, alors que Solo trainait un peu à l’arrière, il se demanda pourquoi il avait daigné venir. Ce n’était pas qu’il redoutait les égouts, il avait déjà fait tellement plus sale. C’était juste que ce n’était jamais agréable, qu’on y soit habitué ou non. Il entendait certaines voix s’élever à l’arrière, de « grands frères » piaillés par des voix plus ou moins aiguës. Plus encore, il se faisait vriller les tympans par la chose inconnue qui rôdait dans ces canalisations. Ce n’était pas un rat. Ça ne pouvait décemment pas être un rat.



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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Sam 16 Sep - 18:47


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Il ne répondit pas à la question de Reno. Il ne savait pas exactement combien d'enfants il prenait sous son aile. Pas énormément, mais ils étaient assez nombreux pour former une sacrée petite bande qui l'aidait énormément dans ses enquêtes.
Ils ne mirent pas longtemps à atteindre leur destination, pressés par les petits pas de l'enfant. Il vit son camarade jeter des coups d'oeil dans les alentours, mais ne s'intéressa pas tout de suite à ce qui avait pu retenir son attention. La petite avait cessé de lui raconter ses aventures, et fixait l'entrée de leur terrain de jeu avec appréhension. Sans doute avait-elle peur qu'un énorme monstre tout moche en sorte pour les dévorer.

Solo avait horreur de ces égouts. Mais les gosses aimaient jouer dans les environs, parce-que personne ne venait y traîner, et parce-qu'ils pouvaient y trouver plein d'objets perdus qu'ils pouvaient réutiliser. C'était aussi une véritable mine de planques, lorsqu'ils voulaient jouer à cache-cache. Il avait alors accepté de les laisser "coloniser" cet endroit, mais uniquement si les plus grands les surveillaient de près lorsqu'il n'était pas là.

Tous les enfants avaient déserté la zone, sans doute à cause des bruits étranges,mais aussi à cause de l'arrivée de Reno. Il avait bien fait son travail : plus un seul n'osait s'approcher d'un inconnu s'il n'était pas avec lui, et ils avaient dû remarquer à quel point il tenait la petite collée à ses côtés. Ils leur intimait ainsi de ne pas se montrer. Mais il savait que le rouquin les avait remarqués, avait senti leur présence curieuse dans les ombres. Il était Turk. Combien d'espions avait-il descendus ?

Il vit Lilas reculer et se cacher derrière sa jambe, et remarqua que son compagnon observait la petite. Il dût cependant remarquer son regard mauvais, car il détourna les yeux vers l'entrée des égouts. Il ne répondit pas à sa question. Bien évidemment que leur présence ici était importante : les mômes y passaient le plus clair de leur temps, s'ils n'étaient pas ailleurs. Il était hors de question qu'il balaye cette alerte. Des bruits suspects sortaient effectivement des canalisations. Ce qui se trouvait là-dedans pouvait s'avérer dangereux, et en tant que protecteur, il devait aller jeter un oeil. Et cette pensée s'accentua encore plus lorsqu'un cri inhumain et effrayant résonna depuis l'intérieur des égouts. Il grimaça.

- C'est quoi cette merde, Solo, encore ?

Sur le coup, il aurait bien aimé le savoir. D'un geste discret, il s'assura que son couteau de survie de s'était pas fait la malle. Il ne s'en séparait jamais. Le fourreau était toujours accroché à sa ceinture, caché par la largeur et la longueur de ses habituels sweat-shirts.

Il entendit le petit bruit caractéristique de quelqu'un que l'on tape, et se retourna pour voir Lilas reprocher à Reno d'avoir lâché une injure, lui sortant à quel point cela n'était "pas élégant". Il lui disait toujours ça, pour ne pas qu'elle jure. Elle n'avait pas eu une vie facile, pire que les autres, puisque sa mère était sans cesse ivre et la maltraitait souvent avant qu'elle ne soit placée, très jeune, à l'orphelinat. Elle avait pris l'habitude de répéter ce qu'elle entendait, et lorsqu'il l'avait connue, il avait décidé de prendre le rôle de tuteur, puisque le personnel n'avait pas forcément le temps et l'envie de tout le temps la reprendre, la laissant parfois dire tout ce qui lui passait par la tête. "Une petite fille doit-elle élégante, et c'est pas élégant de jurer." Elle l'avait écouté, et remplacé ses gros-mots par des insultes plus amusantes. "Espèce de concombre" revenait souvent. Aussi adressa-t-il un sourire en coin non dissimulé à son compagnon suite à la remarque de la fillette - qui était d'ailleurs retournée se cacher derrière lui. Mais son regard disait bien au rouquin de ne pas répondre au risque de se prendre de méchantes remontrances, et il capta visiblement le message.

La fillette l'avait visiblement vexé, puisqu'il se dépêcha, après avoir lâché une réplique remplie d'ennui, d'entrer dans les égouts. Le - semi - blond ricana face à cette attitude, et ébouriffa affectueusement les cheveux de la môme en la renvoyant avec les autres. Il se craqua la nuque, grimaça, et s'engouffra à la suite de son collègue, sous les "Vas-y Grand-frère !" encourageants de ses petits monstres. Son odorat fut immédiatement agressé par les odeurs des canalisations, mais n'en dit rien. Il préféra revenir à la hauteur du rouquin, avec une mine de lutin rieur.

- Te vexe pas, Nono, je lui ai juste interdit pendant des années de lâcher le moindre gros mot. Réjouis-toi, elle aurait pu de traiter de "concombre farci transgénique".

Il prit un peu d'avance en riant, sacrément amusé par la situation. Mais il reprit bien vite son sérieux en constatant qu'ils approchaient de plus en plus rapidement des bruits. Plus ils avançaient, plus ils étaient aigus. Il sortit de sa sacoche une lampe de poche pour éclairer le chemin qui devenait de plus en plus sombre. Qu'est-ce-que cela pouvait-il bien être ? Arrivé à un croisement, il s'arrêta pour écouter d'où provenaient ces... gémissements. Il eut une étrange impression de familiarité. Il lui semblait avoir déjà entendu ces bruits. Il balaya l'espace du regard, et fit s'arrêter le faisceau de sa lampe sur un tas d'ordures, qui était comme pris d'étranges frémissements.

- Notre bestiole est sans doute là-dessous. Et c'est pas un rat.

Alors qu'il s'apprêtait à sortir son couteau, quelque chose ressemblant à du métal sortit du tas, se ruant sur eux. Il recula brusquement, persuadé que la chose les chargeait. Mais non. Ce qu'il identifia comme étant une vieille marmite vivante tourna en rond en poussant de petits cris paniqués, roula, glissa dans une flaque d'eau boueuse, et alla s'encastrer dans un mur, un peu plus loin. Un véritable gag.

- Eh beh, dit-il en fixant la chose, désormais immobile, avec de grands yeux. Je sais pas ce que c'est, mais ça m'a l'air bien con.




H.R.P. : Pardon si c'est court, mais j'ai vraiment pas d'inspi en ce moment, et j'ai peur d'aller trop vite TwT N'hésite pas à me dire s'il te manque de la matière pour répondre, je trouverais bien des trucs à rajouter TwT

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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Dim 1 Oct - 19:48


« J’suis en congé… ! »



Et ça criait, ça hurlait, ça encourageait le grand frère prodige qui s’enfonçait dans les entrailles de fer de la ville. C’était bien beau, tout ça, mais cela ne changeait en rien le fait que toutes ces effusions d’affection ennuyaient profondément le plus âgé. Il ne lui serait jamais venu à l’esprit de s’entourer de mioches ainsi, aussi utiles soient-ils, et n’aurait sans doute pas eu le temps non plus. Devenir le pilier de toutes ces petites âmes, quel bon cœur le jeune blond avait… Certainement pas le genre de Reno. Trop encombrant. De toute façon, tout revenait toujours à une même rengaine : dans sa situation, s’attacher à qui que ce soit était une mauvaise idée.

Il eut une grimace légère au surnom qui s’échappa encore des lèvres de son compagnon. Un de ces jours, peut-être parviendrait-il à s’en débarrasser. Ce n’était pas pressé, mais sa crédibilité en prenait toujours un coup. Crédibilité qui, il ne savait trop comment, n’était jamais montée malgré ses actes. Ah, comme c’était étrange que les gens le prennent au sérieux une fois face à un flingue…

-J’crois bien qu’il me faille plus qu’une petite sauvageonne qui traîne dans les poubelles pour me vexer, Blondie. Quant à tes injures, bien qu’elles soient ma foi… Imagées, je ne crois pas que c’est elles qui parviendront à intimider qui que ce soit.

Sur ces mots, il roula des yeux sans même s’en rendre compte. Tout devenait un vulgaire automatisme. De mauvaises habitudes acquises avec les années. Sur le coup, il était vraiment blasé. Quelle idée que de bourrer le crâne de ces enfants de nobles manières alors qu’ils étaient déjà au fond du gouffre… Il se souvenait de ces instants de sa vie ou le seul réconfort était de jurer allégrement, sans concessions, et maudire tout ce qui pouvait exister. Ouais, Solo privait selon lui ces petits de quelque chose d’autrement plus intéressant que ce… Ces concombres. Le Turk se laissa dépasser sans ciller, alors que l’autre riait, amusé par ses propos. C’était beau, tout de même, de parvenir à se faire rire tout seul. La légèreté de la situation diminua alors qu’ils approchaient peu à peu de la source de ces sons inhumains qui commençaient à faire naître la migraine dans son crâne.

Fort heureusement, Solo avait emporté une lampe, en bon fouineur qu’il était, aussi ne durent-ils pas avancer à tâtons entre les canalisations. Les cris aigus lui vrillaient les tympans. Il ignorait où ils pouvaient bien être sous la ville, bien qu’il en ait une vague idée. Ils n’avaient pas avancé tant que ça, mais les échos devenaient de plus en plus nombreux, et pour le moins oppressants. Il manqua de buter sur le plus jeune lorsqu’il se planta en pleine intersection sans prévenir le moins du monde. Il râla, pour la forme, tout en entreprenant de manuellement le décaler afin de voir ce que le faisceau de la lampe révélait. Du bout de la matraque, comme si le toucher dépassait ses compétences. Un petit tas bougeait, là-bas, plus loin. Ce tas hurlait, par ailleurs.

-Ah ça, pour pas être un rat…

Il n’eut pas plus le temps de réfléchir que le hacker, déjà la créature se dandinait en tous sens, anarchique, glapissante, et des tintements métalliques ponctuaient sa démarche. C’était une foutue marmite. Une fichue marmite vivante. Les yeux écarquillés, il manqua d’avoir un rire nerveux tant la situation était cocasse. Un sourire en coin étira ses lèvres lorsque dans un BONG retentissant, le rat-qui-n’en-était-pas-un alla s’assommer pour de bon contre un mur qu’il n’avait pas vu. Du commentaire de Solo, il ne retint pas grand-chose, car il était d’ores et déjà en train de s’approcher. L’animal était mort, inconscient, ou tétanisé, cela revenait au même. Reno voulait juste savoir ce qui pouvait se planquer sous cette pauvre marmite, preuve de combien sa journée avait dû être ennuyeuse. Mais maintenant qu’il était là, il devait bien satisfaire sa curiosité… Il retourna la prison de la bestiole du bout du pied, méfiant, l’air sceptique, aidé par la lumière de la lampe que Solo braquait dans sa direction. Plus aucun son. Le silence était presque aussi inquiétant que le tintamarre auquel ils avaient eu droit durant toute leur progression. Un bout dépassait, dont il n’aurait su définir la couleur. Une patte. Une queue. Définitivement pas un rat à en voir le pompon de poils qui la décorait. Un chihuahua raté. Aucune idée. Et comme il agissait toujours sous des impulsions plus ou moins raisonnées, il souleva leur trophée du jour par cette queue étrange et par miracle épargnée par la boue.

Un instant de flottement long comme une vie. Il regarda la bête qui elle-même le regardait. Il détailla alors des couleurs farfelues, et une forme tout aussi délirante. Il comprit avant même que l’animal n’agisse qu’il aurait dû le laisser crever au fond de ce caniveau. A peine croisa-t-il ce regard vicieux -oh combien vicieux ! – qu’il sentit des crocs fins comme des aiguilles, pointus comme ceux d’un chaton, pincer son bras. Il bénissait la veste et le manque de force de cette petite mâchoire qui l’avaient tous deux sauvés de la perforation… En revanche, il ne se priva pas de crier malgré tout. En plus de ne pas aimer les gosses, il allait finir par haïr tous ce dont la taille ne dépassait pas un certain seuil, entre Condchat et cette merde, ce n’était plus possible. Il n’avait pas mal, certes, mais la surprise aidait. Il songea que scalper la petite bête serait cruel. Il attendit.

Et le fauve refusa de lâcher. Le Turk avait beau secouer son bras de toutes ses forces, tout ce qu’il obtenait était de petits sons aigus et agressifs. Sons auxquels il répondait par des insultes qui s’adressaient à l’univers entier, et auraient fait s’évanouir une nonne sur le champ. Le speech du blond n’avait donc servi à rien, la réprimande de la petite pas plus. Reno était vulgaire. Reno resterait vulgaire. Il commençait déjà à songer à fracasser la belette mutante contre un mur ou, à défaut, de se servir de sa matraque, qu’il sentit Solo bouger dans son dos. Il pensait à un coup de main, mais c’était presque un guet-apens. Son agresseur miniature fit un bond prodigieux, pattes en avant, après avoir pris appui sur ce bras qu’il paraissait vouloir engloutir, et un hurlement strident marqua le moment où il se projeta sur le hacker comme si… Comme s’il s’agissait de son maître. Comme si… Bon sang. A en croire le visage du plus jeune, mélange de surprise, d’amusement, et de tant d’émotions qu’il ne se fatigua pas à les lister, c’était bien le cas.

-J’espère qu’elle a pas la rage, ta saloperie de petite tique, siffla-t-il avec la ferme impression de s’être fait avoir dans toute cette histoire.

Il rajusta ses vêtements d’un geste agacé, frustré par le rire qu’il lisait dans les yeux vairons de son camarade. Tss. Encore une veste foutue, Tseng allait finir par croire qu’il les bouffait. A mieux y regarder, maintenant qu’il ne luttait pas pour garder son bras, le tissu était déchiré à l’endroit où le Vicieux s’était amusé à croquer. Qui plus est, deux plaies semblables à des piqures ornaient son avant-bras. Super. C’était encore une fois très crédible comme blessure. Mais quelle journée de merde.



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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Lun 23 Oct - 18:31


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Il se retint de grommeler lorsque le Turk lui rentra dedans, parce-qu'il savait qu'il avait pilé comme un couillon en plein milieu du chemin. Il ne dit rien non plus, même s'il se sentait légèrement vexé, lorsqu'il se fit décaler du bout d'une matraque. Il n'était pas un cafard, quand même, ´fallait pas pousser. Il se contenta de lâcher un petit souffle discret, mais contrarié. Il ramena bien vite son attention sur l'origine de ces petits cris.

Perplexe, Solo observa son compagnon d'exploration du jour s'approcher de la... marmite vivante ? Chose ? Bestiole ? Il ne savait pas vraiment comment qualifier cela. Un rire légèrement nerveux manqua de traverser ses lèvres, mais il reprit bien vite son sérieux lorsque le rouquin souleva la prison de fer de la bestiole.

Sur le coup, il ne comprit pas tout de suite ce qui se passait. Il y eut comme un instant de flottement, durant lequel il en profita pour essayer -et je dis bien "essayer"- de voir la créature, mais le rouquin se mit soudainement à hurler, se débattant dans tous les sens. À l'inverse, lui ne bougeait pas, perplexe.

- Bordel de...

La chose, verte, rayée de noir, et aux formes peu communes, venait de s'en prendre au bras du Turk en poussant des petits cris aigus. Les insultes qui y répondaient résonnaient fortement dans les boyaux, enfouissant son murmure ridicule sous un brouhaha strident. Il reconnaissait ces grandes oreilles violettes, ces pattes minuscules, ces deux paires d'antennes et ce gros pompon de poils au bout de la queue de la bestiole. Il se décala de derrière son compagnon, histoire de vérifier qu'il n'avait pas rêvé, pour finalement se recevoir cette boule poilue en pleine trogne.

- Floppy ? Bordel, mais c'était toi depuis tout ce temps ?

Floppy, alias son "Truc" de compagnie. Il était venu se fracasser de manière extrêmement hilarante sur sa fenêtre, un jour, le faisant violemment sursauter tandis qu'il bidouillait dans les circuits d'un vieux téléphone. Il l'avait laissé rentrer dans son appartement, lui avait donné quelques morceaux de jambon, et cette chose n'avait jamais voulu repartir. C'était depuis ce jour que les deux étaient en quelques sortes colocataires. Il devait bien avouer qu'il s'ennuyait beaucoup moins. Le seul inconvénient était que, parfois, Floppy avait horreur d'être seul. Alors il sortait par la petite trappe qu'il lui avait confectionnée, sur une fenêtre, et traversait la ville entière pour le retrouver. Mais voilà, il arrivait souvent qu'il se foute dans des situations pas possibles, ce qui en résultait à le retrouver dans une décharge, en train de sauter sur la tête des gens dans la rue pour avancer plus vite, ou encore au chenil. Solo n'avait jamais réussi à savoir ce qu'il était exactement, et c'est ce qui lui faisait le plus peur : n'importe-qui pourrait le prendre et le revendre. Mais Floppy était malin, et en plus, il l'avait fait pucer.

- Non, t'inquiète. Vu qu'il traîne souvent un peu partout, je l'emmène régulièrement chez le vétérinaire. T'as pas à t'inquiéter sur ce point là.

Il empêcha cette petite chose de frotter sa tête contre sa joue plus longtemps, et la plaça sur son épaule, comme il aimait tant le faire. Il regarda le costume de Reno, et grimaça. La manche était partiellement déchirée là où Floppy s'était acharné. Même si il était petit, il avait des petits crocs bien aiguisés. Ils ne semblaient jamais s'user, malgré tout ce qu'il mâchonnait. Le hacker avait dût mettre des protections en fer autour des pieds de ses meubles pour éviter qu'ils ne soient entièrement rongés.

- Wah, mec, j'suis désolé... Je te dois une veste de costume.

Mais il fallait voir le bon côté des choses : ils avaient résolu le mystère des bruits étranges dans les égouts. Les enfants seraient rassurés de savoir qu'il n'y avait aucune menace pour eux. Cependant, Solo ne put s'empêcher de penser qu'il allait devoir faire prendre une bonne douche. À force de traîner dans les canalisations -et qui savait par où il était passé avant de se coincer ici- il sentait vraiment mauvais. Et son pelage, d'habitude tout propre, était collé par la boue à certains endroits. Yeuk.

Le hacker fit demi-tour et se dirigea tranquillement vers la sortie. Voilà une bonne chose de faite. Une fois sorti des égouts, il fut accueilli par de nombreuses paires d'yeux remplis d'espoir. Les enfants hurlèrent de joie lorsqu'ils apprirent ce qui s'était passé, et certains se mirent à caresser Floppy. Celui-ci sembla d'ailleurs sentir quelque chose dans sa sacoche puisqu'il tenta de s'y fourrer. Le jeune homme tilta. Il avait acheté des bonbons pour les enfants la veille, et avait complètement oublié de les leur donner ! Ainsi se retrouva-t-il à faire une distribution de paquets de bonbons de toutes sortes, à la grande joie de ces petits monstres.

Il vit la petite Lilas s'approcher timidement du Turk et lui tirer doucement le bas de la veste pour attirer son attention. Sur le coup, il ne compris pas ce qu'elle voulait, puis il la vit tendre un paquet de bonbon au rouquin. 'Si c'est-y-pas mignon', pensa-t-il, le regardant avec un sourire en coin, histoire de le taquiner un peu plus. Il avait bien remarqué qu'il n'aimait pas les gosses. Cette situation ne le fit que plus rire.
Il laissa les plus grands terminer de distribuer équitablement les friandises, et s'avança vers son compagnon d'aventure du jour, Floppy sur sa tête.

- Voilà qui est fait. Je vais y aller, perso. À bientôt, peut-être ?

Il tendit la main au Turk. Il ne savait pas s'il allait la lui serrer ou non, mais sur le coup, cela l'importait peu. Cette journée avait été beaucoup moins banale que prévu, finalement. Et ce ne fut pas pour lui déplaire.



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MessageSujet: Re: Le Hacker et le Turk || Feat Reno [Terminé]   Lun 23 Oct - 19:19


« J’suis en congé... ! »



Le Turk avait, pour ainsi dire, la haine. La bestiole retournée vers son maître, il avait enfin l’occasion de la regarder de plus près, et c’était sans nul doute la dernière fois qu’il laissait approcher un quelconque animal de cet acabit de son humble personne. Il arqua un sourcil, particulièrement sceptique, face aux explications que le plus jeune venait de lui déblatérer.

Floppy.

Floppy, quoi.

Le comble était de se faire taillader par une chose au nom aussi atroce. Broyé par un bahamut. Ravagé par un béhémot. C’était crédible, et pouvait éventuellement apporter un minimum de gloire au malheureux survivant. Couché par un Floppy, les éloges étaient tout de suite bien plus durs à trouver. Reno n’aurait pas été bien plus choqué si le hacker avait été vêtu d’un costume de sorcière -si, de sorcière, le sorcier n’était même plus dans la compétition-, et s’il s’était mis à danser. Car cette scène, cette agression insoupçonnée, entachait amplement son égo pourtant surdimensionné. Maintenant qu’il contemplait sa manche qui semblait être passée entre les mâchoires d’acier d’un loup-garou pygmée, il se disait avec un soupçon de dépit que survivre à des attentats, des Cauchemars en pagaille, et aux scènes dignes de films d’horreur que lui faisaient vivre son métier, ne suffisait donc pas à contrer les assauts de la plus petite bête de ce monde.

-Y’a plutôt intérêt à ce qu’il soit vacciné, ouais. Si tu reçois une facture salée, tu sauras que mes collègues auront retrouvé mon cadavre gisant dans une rue suite à l’attaque de ton monstre, marmonna-t-il de mauvaise grâce.

Il enleva ladite veste inutilisable pour constater que sa chemise était constellée de quelques gouttes de sang, rien de grave, mais plus de raisons encore pour rendre massacrante son humeur déjà entamée. Un peu plus et le jeune se la serait reçue en plein visage, mais il se méfiait trop des petits yeux de belette qui le fixaient d’un air indéfinissable, là-haut sur son épaule.

-Tu me dois une veste. Du temps. Un Whisky. Un Bloody Mary. Et une fille de joie offerte en sacrifice.


Il lui emboita le pas, à moitié sérieux quant à ses propos, mais tout à fait sérieux quant à son uniforme, si l’on pouvait l’appeler ainsi. Tseng allait lui faire un scandale si par malheur il venait travailler en tongue et en débardeur. Il le comprendrait. Mais ce serait fâcheux. Il était encore en train de rouspéter et de ressasser les évènements des dernières minutes lorsqu’une myriade de petits yeux qu’il avait en horreur les accueillirent. Une forêt de béton peuplée de petits enfants. Maudits enfants qui caressaient ce maudit fauve. Maudit Solo qui évoluait dans cette situation comme un poisson dans l’eau alors que le Turk comptait balancer allégrement son vêtement en lambeaux dans la poubelle la plus proche.

Il fut suspendu dans son geste lorsque quelque chose vint en tirer le bas, manquant de la faire glisser de ses bras. Il posa un regard maussade sur la petite fille dont il ne connaitrait jamais le nom, et il allait l’envoyer balader sans plus de cérémonies lorsqu’elle lui tendit un paquet rempli de divers emballages colorés. Il resta muet, surpris, face à cette apparition, cette hallucination tout droit sortie d’un univers qu’il ne connaissait pas. Les enfants, ces étranges petits êtres. Il sentit les paroles quitter sa bouche avant même d’avoir pu y réfléchir :

-J’suis un vampire, je ne mange pas de bonbons. Plutôt de la chair fraiche. Comme la tienne.

Il avait bien capté le regard du hacker sur lui, aussi réalisa-t-il sa bourde avec une rapidité surprenante. Des yeux empreints de tristesse, à croire qu’il avait trahi le cœur de la petite, s’étaient obstinés à le fixer alors qu’elle demeurait devant lui, bouche entrouverte sur une moue qu’il jugerait d’adorable s’il n’avait été… Reno. Il eut un rire qui, sans être faux, était nerveux à souhait, et il tapota maladroitement la tête de la fillette, dans une tentative de rattrapage.

-J’déco-… Je plaisante, héhé, les bonbons c’est bien… Mais garde-les, t’en as plus besoin que moi et… Tu n’irais pas jouer plus loin, là ?


L’accident fut vite oublié, à son grand soulagement, et ce même s’il s’était reçu un regard nouvellement réprobateur, il vit la main de Solo se tendre vers lui. Ses prunelles s’emplirent de malice, alors qu’il laissait un grand sourire en coin étirer ses lèvres déjà pourtant bien sournoises.

-Tu ne vas pas t’en tirer à si bon compte. Je veux ma veste. Alors évidemment, à bientôt, p’tit génie.

En guise de salut, il se contenta de frapper cette main si gentiment tendue, en un check improvisé que le blond ne suivrait jamais puisque l’aîné s’était d’ores et déjà éloigné. Il avait peut-être perdu habits et crédibilité, mais au moins n’avait-il pas perdu son temps ce jour ci. Alors, au fond, que le blond le rembourse ou non, il était flagrant qu’ils se reverraient. Lui. Solo.

Et Floppy, malheureusement.


Fin.


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